‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 58 sur 88 · LÉSIONS TISGËRALES DANS LES CAS DE BRULURE · texte numérisé non relu

LÉSIONS TISGËRALES DANS LES CAS DE BRULURE

ces brûlures. On sait, en effet, par les expériences de Foiircault, Gluge, Gerlach, Ducros, Magendie, Becquerel, Breschet, Bouley, Balbiani (i), que la suppression des fonctions delà peau, obtenue expérimentalement par le vernissage de la plus grande partie de la surface du corps, ou par tout autre moyen analogue, détermine des congestions viscérales.

M- Brown-Séquard fait remarquer que ces explications ne peuvent pas rendre compte de tous les faits observés. On voit des cas dans lesquels un membre seulement, ou une partie d'un membre, a été soumis à une brûlure plus ou moins profonde, et dans lesquels des altérations viscérales se sont produites. Or, dans de tels cas, il n'est pas possible d'attribuer ces lésions des viscères à la suppression des fonctions cutanées dans une région aussi limitée de la surface du corps. D'ailleurs, certaines expériences démontrent bien, d'après M. Bro\vn*Séquard, que la principale cause des congestions et altérations viscérales est différente de celles qui ont été supposées. M. firown-Séquard coupe transversalement la moelle épinière, sur des animaux, au niveau de la troisième vertèbre lombaire ; puis il plonge un des membres postérieurs dans de l'eau bouillante. Deux ou trois jours après, il examine l'état des viscères, et il ne trouve aucune altération, si ce n'est dans la vessie, le rectum et les organes voisins. Au contraire, il constatait de la congestion très-vive, des infiltrations séreuses et des ecchymoses des viscères, lorsque la section transversale de l<i moelle avait été pratiquée préalablement au niveau de la troisième vertèbre dorsale. D autre part, il ne trouvait aucune trace de congestion des viscères, lorsqu'il examinait

(i) Brown-Séqnord. Leçons sur les nerfs vaso-moteurs , p. 63.

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ces organes deux ou trois jours après avoir brûlé on do membres jusqu'à carbonisation, depuis les orteils jusqu'ao milieu de la cuisse, chez des animaux sur lesquels il aTtil préalablement fait une section du nerf sciatique et du nerf crural correspondants, le plus haut possible vers la racine du membre.

M. Brown-Séquard conclut « que c'est en grande partie i> par une action réflexe de la moelle épinière, que lesbrA- » lures de parties périphériques ont une si grande influence D sur les viscères » . Les expériences qui le conduisent à cette conclusion sont en effet très-décisives : elles niontreot bien que les hypothèses qui avaient été proposées pour expliquer les congestions et lésions viscérales, observées à la suite de brûlures étendues et plus ou moins profondes, oe peuvent pas être considérées comme suflBsantes. H y abieo certainement une intervention des centres nerveux. Mais s'agit-il d'une action réflexe, comme le pense M. Browo- Séquard ? Gela me paraît douteux. Il est probable qoe les choses, en général, se passent autrement. L'irritation violente que la brûlure détermine dans les nerfs de la région atteinte est transmise à Taxe bulbo-spinal et suspend Tactivité des centres vaso-moteurs qui contribuent à entretenir le tonus vasculaire dans telles ou telles parties du corps : il peut y avoir, sans doute, en même temps, affaiblissement plus ou moins prononcé de Tinflueuce trophique que le myélencéphale exerce sur ces mêmes parties. De là, des congestions plus ou moins vives, des œdèmes, des altérations nutritives plus ou moins graves. Quant à la question de savoir pourquoi ces effets ont lieu plutôt dans les viscères que dans les autres parties du corps, il y a là une àiScullé sérieuse ; mais on peut dire que cette difficulté est la mênM pour tous les modes d'explication qui ont été proposa*

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Nous allons voir, tout à l'heure, que les lésions du système nerveux central provoquent de même des hémorrhagies dans diverses parties du corps, et que c'est surtout dans les cavités viscérales que ces hémorrhagies se produisent.

L'étude des congestions déterminées par l'intermédiaire de l'appareil vaso-moteur, me conduit tout naturellement à vous parler des hémorrhagies qui ont pour cause des troubles fonctionnels de cet appareil.

On sait que la congestion portée jusqu'à un certain degré peut donner lieu à des hémorrhagies, soit qu'il y ait simple diapédèse des globules rouges, soit qu'il y ait rupture de vaisseaux plus ou moins volumineux. Par conséquent, les hémorrhagies, de même que la congestion, peuvent se produire par suite d'une modiQcation des fonctions vaso-mo trices, dans l'organe où s'opère Textravasation sanguine. L'hémorrhagie est d'ailleurs favorisée par les altérations préexistantes que peuvent présenter les vaisseaux et le sang lui-même.

L'appareil nerveux vaso-moteur doit donc jouer un certain rôle dans les hémorrhagies que Ton observe dans les fièvres éruptives hémorrhagiques ; car c*est par suite des troubles fonctionnels de cet appareil que naissent les congestions qui, dans ces affections, sont bientôt suivies d'extravasalions sanguines. C'est par le même mécanisme que se produisent vraisemblablement Tépistaxis- dans la fièvre typhoïde et les hémorrhagies utérines, soit dans celte même maladie, soit dans d'autres pyrexies.

n est des affections dans lesquelles se montrent, comme symptômes exceptionnels, des hémorrhagies qui paraissent

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bien reconnaître aussi, pour cause productrice, un trouble profond de certaines parties de l'appareil vaso-moteur. C'est ainsi seulement qu'on peut expliquer ces faits assez rares, mais bien authentiques, de sueurs de sang, obsenrés presque tous chez des femmes atteintes d'hystérie ou d'bystéro-épilepsie. M. Parrot a publié un remarquable travail sur les faits de cet ordre et sur des faits qui s'en rapprochent sous le rapport étiologique (1). Dans un cas d'hématidrose de cette nature, qu'il a observé, il s'agissait d*une femme âgée de vingt-sept ans, atteinte d'hjstéro-épilepsie, et chez laquelle les sueurs de sang s'étaient montrées, pour la première fois, avant l'âge de neuf ans, à la suite d'un violent chagrin. Depuis lors, elles avaient lieu assez souvent, et dans des régions diverses du corps. Ces sueurs de sang se montraient soit pendant une attaque nerveuse, avec abolition complète du mouvement et de la sensibilité, soit pendant des accès de douleurs névralgiques extrêmement vives, de sièges variés. En même temps il y avait souvent écoulement de larmes sanglantes. De temps en temps, oo observait une hématémèse de sang vermeil. M. Parrot rapproche du fait qu'il a eu sous les yeux différents autres cas, plus ou moins semblables, publiés par Hoffmann , Boerhaave, Caizergues, par M. Chauffard (d'Avignon), par Nagnus Huss, etc. Magnus Huss avait considéré le fait, qu'il avait observé, comme un cas d'hémophilie; mais M. Parrot démontre qu'il s'agissait bien d'un cas d'hématidrose. M. Parrot n'hésite pas à proclamer la nature essentiellement nerveuse de l'hématidrose, et, pour lui, cette hémor* rhagie a bien son point de départ anatomique dans les vaisseaux qui alimentent les glandes sudoripares.

(1) J. Pnrrot. EMe iur la sueur de sang et iee hémarrhagiit mérf*jfathiques (Gazelte bebdomadaire, 1859, p. 639 et suIy.),

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Ces hémorrhagies ne sont pas les seules qu'on puisse rapporter à un trouble fonctionDel des nerfs vaso-moteurs. Nous venons de voir que la malade de M. Parrot offrait de l'bématidrose et des larmes sanguinolentes; chez d'autres malades, il se produisait, outre la sueur de sang, des ecchymoses et des pétéchies. Chez la femme observée par Magnus Huss, les sueurs de sang avaient lieu surtout du côté gauche ; des ecchymoses et des sugillations cutanées se formaient pendant les attaques nerveuses, du côté gauche seulement, et les membres de ce côté demeuraient faibles ou à demi paralysés pendant quelques jours ou même deux ou trois semaines après ces attaques.

Le mécanisme de Thématidrose de cause névropathique est assez obscur. Il est probable qu'il s'agit, comme je viens de le dire, d'une hémorrhagie provenant des vaisseaux sanguins des glandes sudoripares ; il est probable aussi que le sang s'extravase par diapédèse, sous l'influence d*une augmentation de pression dans les capillaires et dans les veinules de ces glandes. Le liquide sanguinolent paraît bien sourdre des orifices des glandes sudoripares, et l'on y trouve, comme l'a nettement constaté M. Parrot, de nombreux globules rouges. Ce qui me pousse à faire provenir le sang des capillaires et des veinules, c'est que c'est par ces vaisseaux surtout que s'opère la diapédése sanguine, dans les expériences o{i, à l'exemple de M. Cohnheim, on cherche à étudier ce mode d'extravasation des globules sanguins. Y a-t-il en même temps exagération de sécrétion sudorale, dans les glandes qui sont le siège de l'hématidrose? C'est un point sur lequel les renseignements font absolument défaut.

L'bématidrose de cause névropathique parait due à une paralysie momentanée des centres vaso-moteurs qui pro-

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(luisent le tonus des vaisseaux des glandes sudoripares. Celte paralysie peut être déterminée par une vive irritation des fibres sensitives, dont les extrémités périphériques as distribuent aux régions de la peau qui sont le siège de rhématidrose : c'est ce qui a lieu, sans doute, dans le cas où la sueur de sang se manifeste dans des points de la peau où existe une douleur névralgique excessivement intense. C'est encore d'une façon analogue qu'on peut se rendre compte des cas dans lesquels l'bématidrose se aïontre en même temps que des douleurs névralgiques très-vives, mais dans une autre région que celle où siègent ces douleurs : il y a alors action, à distance, de la douleur sur les centres vaso-moteurs des glandes par lesquelles se fait la sueur de sang. Enfin, il est des cas où Tbématidrose paratt ne pas être précédée de douleurs névralgiques, mais d'attaques nerveuses de formes variées : on peut, dans ces cas, supposer encore que ces mêmes centres vaso-toniques des vaisseaux des glandes sudoripares de telle ou telle région sont soumis à un ébranlement qui les paralyse pour un certain temps. Il est bien vraisemblable, d'ailleurs, que des prédispositions locales existent chez les malades qui ont des sueurs de sang; car les conditions névropathiques dans lesquelles on observe ces accidents n'ont rien d'absolument exceptionnel, et cependant l'bématidrose est un phénomène d'une extrême rareté.

L'intervention de l'appareil vaso-moteur n'est guère douteuse non plus dans tous les cas où se produisent des hémorrhagies supplémentaires, chez des femmes mal r^lées, ou chez lesquelles le flux menstruel s'est brusquement arrêté sous rinfluence de causes diverses, telles surtout que l'exposition des membres inférieurs au froid, ou rébranlemeot

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des centres uerveux par de violentes émotions. On sait que les hémorrhagies de ce genre ont lieu principalement chez des femmes très-nerveuses, et qu'elles peuvent se faire par les voies les plus variées. Elles peuvent avoir lieu sous forme d'hématémèse, d'hémorrhagie intestinale, d'hémoptysie, d'hématurie, d'épislaxis, de larmes de sang, d'hémorrhagie par les glandes mammaires, par les alvéoles dentaires, par des plaies, des tumeurs, etc. (1). Ces hémorrhagies supplémentaires, ces règles déviées, comme on les appelle encore, se produisent évidemment par un mécanisme semblable à celui que nous venons d'indiquer à propos des sueurs de sang. L'arrêt brusque de la fonction menstruelle, ou sa suppression complète, détermine sans doute un état de souffrance dans les parties vaso-motrices des centres nerveux qui président à cette fonction. Cet état de souffrance se transmet bientôt à d'autres parties vaso-motrices centrales, ou même à l'ensemble des centres vaso-moteurs. De là, dans ce dernier cas, ces congestions plus ou moins généralisées qu'on observe souvent : teinte plus ou moins rouge de la peau des diverses régions du corps, congestion de la face , des conjonctives ; troubles visuels ; bruissements dans les oreilles ; céphalalgie, vertiges, faiblesse de tous les membres ou des membres d'un côté. Ces accidents peuvent durer jusqu'à l'époque menstruelle suivante ; dans d'autres cas, ils cessent ou s'atténuent notablement, après qu'une hémorrhagie s'est faite par l'estomac, l'intestin, etc. On a vu quelquefois Thémor-

(1) Voyex : A. Puech^ m Traité des maladies de rttténu,par le prof. Courty. — Caochois. Sur Vaugmentation de la tensùm vasculaire dam le système de ia circulation généraie pendant la période menstruelle (Comptes rendus de la Société de biologie, 1872, p. 144 et suiv,). — &• Lorey. Des vomissements de sang suppUmentaxres des règles^ et pathogénie des hémorrhagies suppléa meiUaires du flu» menstruei, en général (ThAM d« Paiis^ 1875, n* 23).

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rhagie périodique se faire, pendant des mois, par une des voies que nous avons indiquées : les phénomènes précurseurs ne sont pas alors différents de ceux qui précèdent les règles utérines. Dans quelques cas, Thémorrhagie utérine n'est pas entièrement supprimée; elle peut même n'être que très-peu diminuée lors de chaque époque menstruelle. L'hémorrhagie qui se fait en même temps par une autre voie ne doit évidemment pas, dans ce cas, être désignée sous le nom d'hémorrhagie supplémentaire.

Les hémorrhagies menstruelles normales ne se produisent pas d'ailleurs sans que les parties de l'appareil vaso-moteur, avec lesquelles Tutérus est en relation, soient mises en jeu .

Les nerfs vaso-moteurs de l'utérus, chez les animaux, proviennent en grande partie du ganglion mésentérique postérieur ou inférieur, comme le montre lexpérience suivante :

Eip. I. — Sur ane cbienae cararisée et eonmise i It respiration on met à découYert le ganglion mésentérique postérieur ou inférieur et ks nerfs qui en partent. On électrise ces nerfs et ce ganglion i à plusieurs reprises, à Taide d*nn courant induit, intermittent, de moyenne intensité. Chaque électrisation est suivie aussitôt d'une contraction considérable de la vessie et du rectum ; un peu plus tard, on Yoit se contracter aussi le corps de ruténs et ses deux cornes (Kutérus est vide). Les cornes se raccourcissent un peu ; e« même temps le tissu des cornes pâlit notablement.

Les doux pneumogastriques sont mis à nu. La cavité tboracique est ouverts sur la ligne médiane du sternum i On faradise les nerfs pneumogastriques. Oa n*observc aucun changement de la coloration des poumons. Il en est de méa^, lorsqu'après avoir lié ces nerb on les électrise alternativement an» dessus cl sadessous de la ligature.

Le larynx est renverséi après section des tissus qui unissent le eartilisv thyroïde à l'os hyoïde. On etamine Toriflce supérieur du larynx pendant quVi électrise les nerfs pneumogastriques, au^lessus et au-dessous des ligatures ; U coloration de la membrane muqueuse laryngée ne subit aucune modiacation (1).

(i) Des recherches ont été flûtes par différents expérimeutateo» sur les nerGi moteurs de l'utérus, et sur U voie suivie par les irritations cxcHo motrion

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Lorsque la maturation d'une vésicule de de Graaf est sur le point d'arriver à son terme, Tutérus devient le siège d'un travail préparatoire dont la nature est loin d'être bien connue, et qui retentit plus ou moins, suivant les sujets, sur toute Téconomie. A un certain moment de be travail, les vaisseaux superficiels de la membrane muqueuse utérine, sous l'influence de la congestion progressivement croissante de celte membrane, subissent des ruptures ou se laissent traverser par les globules rouges, qui s'extravasent ainsi par diapédèse. Le sang s'épanche peu à peu dans la cavité utérine et se trouve, au fur et à mesure, entraîné vers l'extérieur. Ce qui doit faire admettre que le flux sanguin cataménial s'efiectue surtout par diapédèse, c'est que le liquide sanguinolent qui s'écoule par la vulve est d'ordinaire bien moins riche en globules sanguins et bien plus riche en sérum que le sang véritable. Quel que soit du reste le mécanisme de l'hémorrbagie, la congestion qui lui donne naissance est le résultat

qui proToquent, par action réflexe, des mouTemeoti de cet organe. Je n*ai pas réussi à produire dans les parois utérines *des effets vaso-moteurs indépendants des contractions de ces parois, et je ne sache pas que d'autres physio-* logistes aient eu plus de succès.

Le centre des moutements réflexes de l'utérus serait situé au'dessus de l'atlas. Cependant M. Schlesinger (*) a prouvé qu'on obtient encore des mou* vements réflexes de cet organe, en excitant les nerfs des membres inférieursi après section de la moelle épinière au niveau de l'atlas j et ces mouvements sont encore bien plus nets chex un animal (lapin), si on le soumet alors à l'action de la strychnine. M. Schlesinger a constaté qu'on peut aussi déterminer^ dans ces conditions, une augmentation de la pression sanguine intfa^ artérielle générale, par Texcilation d'un nerf sensible quelconque^ et il en conclut que les nerfs vaso-moteurs, comme les nerfe utérins, n'ont pas un centre réflexe unique^ situé dans le bulbe rachidien« comme on l'admet généralement*

(*) Sch]«»iDger (Ailgemeine Wiener medie. Zeitnng, n** 4S et 48. -> Anal, in Loadon med. Hecord, On muo^mofor and Utérine Nerve'Centrt$, i874i p. 85). — Yoyes antii: Cyon et Scbencb«wikjr (PflAger*! Arcliir, t. VIII, — Anal, in Londoa Médical Record : On tke Innervation of tke UUnttf 1874, p. 86, r.t Anal, in IUtm daa SeiMcet Méd., t. IV, p. 65).

d*uDe actioa vaso-dilatatrice d'origine périphérique. Le point de départ de l'irritation provocatrice est dans la membrane muqueuse utérine^ L'impression qui en résulte est transmise aux centres nerveux, et elle suspend ractivité des parties de ces centres qui régissent le tonus des Taisseaux de r utérus. Une congestion se produit alors : elle augmente peu à peu ; lorsqu'elle est parvenue à un certain degré, les vaisseaux laissent échapper, au travers de leurs parois, du sérum et des globules sanguins en proportions variées, et ce liquide est versé dans la cavité utérine, eo même temps que des produits de sécrétion de la muqueuse utérine.

Ce que nous venons de dire de Thémorrhagie menstruelle s'applique aux flux sanguins hémorrhoïdaires. Il se fait aussi, dans le cas d'hémorrhoïdes, un travail local préparatoire, irrilatif, plus ou moins douloureux, qui détermine une congestion vasculaire de plus en plus intense de la membrane muqueuse anale, par le mécanisme que nous venons d'indiquer. Ces phénomènes, qui disparaissent souvent sans amener la moindre hémorrhagie, donnent lieu, dans certaifis cas et d'une façon constante chez certains sujets, à une issue de sang soit par rupture des petits vaisseaux les plus superficiels de la région malade, soit par diapédèse sanguine au travers des parois de ces vaisseaux.

Les névralgies lombo-sacrées peuvent donner naissance à des hémorrhagies utérines plus ou moins abondantes. M. Marrotte, dans un mémoire très-intéressant (1), a étudié avec soin ces hémorrhagies. Il a fait voir qu'elles pouvaieut

(1) Marrotte. De quelques épiphénomènes de$ névralgies hmbo-wcréts tant simuler des affections idiopatkiques de f utérus et de ses owMxct (Artithci gén. de Méd., 1860, 1, p. 3S5 et suiv.).

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