‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 67 sur 88 · PLEURÉSIE PAR LÉSION DU STHPATHIQUE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE PAR LÉSION DU STHPATHIQUE

la pleurésie, dans ces cas, n'est que le résultat d'une propagation de l'inflammation due à l'opération; mais encore on peut faire cette opération de telle sorte que cette complication n'ait pas lieu, et alors, on n'observe plus la pleurésie dont il s'agit. Ce qui fait que l'inflammation, produite par le traumatisme, se propage jusque dans la plèvre, c'est que Topération est pratiquée souvent par un procédé qui force à déchirer le tissu cellulaire de la partie supérieure de la cavité thoracique, et à établir là une sorte de cul-de-sac, dans lequel les liquides, issus des parois de la plaie, séjournent. Ils exercent, par suite, une influence irritante continue sur ces parois ou même s'y infiltrent. Or, on peut supprimer cette cause d'irritation, en mettant en usage un autre procédé opératoire , celui , par exemple , que MM. Carville et Bochefontaine ont proposé (I), et qui consiste à aller chercher le premier ganglion thoracique du grand sympathique, entre la tête de la première côte et celle de la seconde, par une plaie faite au niveau de l'aisselle. L'ouverture de cette plaie, une fois l'opération terminée et lorsque l'animal a repris son attitude normale, est tout à fait déclive, et, par conséquent, on n'a pas à craindre les effets funestes des infiltrations purulentes qui ont lieu dans d'autres conditions. Aussi, l'ablation du premier ganglion thoracique du grand sympathique, effectuée par ce procédé, n'est-elle suivie d'aucun accident (2). La plèvre

(1) Carrille et Bochefontatoe. De Fablation du premier ganglion thoracique du grand sympathique chez le chien (Comptes rendas de la Société de biologie, 1874, p. 140).

(2) L'ablation da ganglion cemcnl infénear, faite «ur le lapin, en cherchant ce ganglion an fond d'nne plaie faite à la partie inférieure du cou, n'est pas toujours suivie d'inflammation de la plèvre : c'est ce dont m'ont convaincu les résultats de plusieurs eipériences de ce genre.

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demeure entièrement saine, et il en est de môme du péri* carde, dans lequel, d'après M. Schiff, ou pourrait voir se former un épanchement de sérosité à la suite de cette opération.

Je suis bien certain que l'inflammation qu'on a vue se développer dans le péritoine, chez des animaux sur lesquels on avait pratiqué l'extirpation d'un gangliou semilunaire, ne tient pas à une autre cause qu'à l'opération elle-même: la lésion du système nerveux n'a probablement pas d'autre influence que de déterminer un certain degré de dilatation vasculaire, et de rendre peut-être ainsi plus rapide l'évolution des divers phénomènes de l'inflammation.

On ne peut pas douter non plus que l'inflammation des méninges, constatée par M. Goujon à la suite de la section des deux cordons cervicaux du grand sympathique, ne soit due à un mécanisme de ce genre (1). Cet expérimentateur a Tait deux fois la section de ces cordons Denreux : une fois, sur un lapin ; l'autre, sur un cochon d'Inde. Le lapin a survécu cinq jours, et Ton a trouvé des lésions manifestes de méningite encéphalique. Le cochon d^lnde n'a survécu que trente-six heures, et il n'offrait qu'une congestion considérable des centres nerveux. G>iiimeat croire que la section des cordons cervicaux du grand sympathique ait été, par elle-même, en tant que lésion du grand sympathique, la cause de la méningite observée chez le lapin, alors qu'il s'agit d'une opération qui a été Eute tant de fois chez des animaux de ce genre , sans jamais déterminer une inflammation des méninges?

(1) E. Goujon. Méningite céphalo-rachidienne comécutwe à ia MtcHcn Av filets cervicaux du grand sympathique (Journal do Robin, 1867, p« IM et 107).

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