‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 80 sur 88 · SUBSTANCES TOXIQUES ET MÉDICAMENTBUSES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES TOXIQUES ET MÉDICAMENTBUSES

peuvent enfin troubler, dans un sens ou dans un autre, le fonctionnement des centres vaso-moteurs, c'est-à-dire des ganglions «t des régions du myélencépbale d'où naissent ces fibres nerveuses.

On a compris qu'il fallait d'abord s'assurer si ces substances toxiques ou médicamenteuses agissent réellement sur l'état des vaisseaux. On a donc fait, avant et après l'absorption de la substance étudiée, l'examen direct des vaisseaux, dans les points du corps où ils sont accessibles à la vue; ou bien, on a mesuré la pression sanguine, en mettant un hémodynamomètre en communication avec l'artère carotide ou l'artère crurale. On a considéré l'augmentation de la pression sanguine, ainsi constatée, comme la preuve d'une constriction générale des artérioles, produite par la substance absorbée; la diminution de cette pression, comme la preuve d'une dilatation générale de ces vaisseaux, due à cette môme cause.

Une fois cette première constatation faite, on a cherché à reconnaître si l'effet observé, dilatation ou constriction de la plupart des artérioles du corps, avait pour raison d'être une influence de la substance sur les centres nerveux, les nerfs vaso-moteurs ou la tunique musculaire des vaisseaux. On a donc soumis les animaux à des sections ou à des destructions préalables des diverses parties des centres nerveux , à des sections de nerfs vaso-moteurs déterminés, puis on à examiné si l'action de la substance se produisait encore après ces vivisections.

En somme, on n'a obtenu, le plus souvent , que des effets confus et inconstants. Dans un bon nombre de cas, une partie de ces effets pouvait même être attribuée à une action de la substance expérimentée sur le cœur lui-môme. De là, une nouvelle source d'incertitudes. Aussi convient-il

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des expériences équivoques, des observations cliniques sans valeur, voilà ce que nous rencontrerions presque à chaque pas, en faisant une revue approfondie des innombrables publications relatives à l'influence des poisons et des médicaments sur l'appareil vaso-moteur.

On peut classer les substances toxiques on médicanieoteuses en deux groupes, sous le rapport de leur action réelle ou supposée sur les vaisseaux (1).

i** Les substances qui exerceraient une action vaso-coastrictive. Dans ce groupe on a rangé : la strychnine^ les poisons du aeur^ le seigle ergoté et Xergotine^ la belladone et V atropine^ Xhyoscyamine et la datiirine^ la tiicotine^ la quinine^ la caféine ^ le bromure de potassium^ etc.

2* Les substances qui produiraieul une dilatation des vaisseaux, qui seraient vaso-dilatatrices. Ce groupe comprend : le curare^ Vopium et plusieurs de ses alcaloïdes, la fève de Calabar et Vésérine^ YétAer^ le chloroforme^ le nitrite damyle^ X oxyde de carbone^ etc.

Ces substances, si elles agissent sur les vaisseaux et modifient le calibre de ces canaux, peuvent produire cet effet de diverses Tarons. Klles peuvent exciter ou paralyser directement les éléments musculaires de la paroi des artérioles ou des veinules, ou bien déterminer cette excitation ou cette paralysie par l'intermédiaire de modificatious fonctionnelles des fibres nerveuses vaso-motrices; elles

(1) On peut coninlter, rar lei généralités afféreniei à ee sujet : l«s li^^oas «I.* M. Brown-Séquard, sur les nerfs vaso-moteurs..., p. 174 et siùv.; U tbès» il^ M. de Barrel de Pontevès (Des nerfs vaso-moteurs et de ia circulation eaf^ulaire. Thèse de Paris, 1864, n» 132, p. 97 et suiv,), cl celle de M. A. IU.rd..r {[}es nerfs vaso-moteurs ganglionnaires, — Ànatamie^ physh*fotjie^ patKo^i-. thérapeutique t Thèse de Paris, 1868, n« 72, p. 66 et suiv..\

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