DES NERFS VASO-MOTEURS DU FOIE
meut séparés les uns des autres, chez Thomme, par une petite quantité de tissu connectir et surtout par les dernières ramifications de la veine porte, de Tartëre hépatique, et des canaux biliaires. Vous savez que chaque lobule est formé de trabécules composées de cellules hépatiques juxtaposées : ces trabécules, dont la direction générale est rayonnante, de la périphérie du lobule vers son centre, s'anastomosent les unes avec les autres dans tous les sens, de façon à figurer une sorte de réseau, laissant dans tous ses points d'innombrables espaces aréolaires. Ces espaces sont remplis par un autre réseau qui se trouve, par cela même, enchevêtré dans le précédent. Cet autre réseau, c'est celui des capillaires sanguins qui font communiquer les vaisseaux interlobulaires (veine porte et artère hépatique) avec le vaisseau central, intra-lobulaire (veine sus- hépatique), chargé de conduire le sang provenant du lobule à la veine cave inférieure. Vous savez aussi que, d'après les travaux de MM. Gerlach, Budge, Ândrejevié, Mac-Gillavry , Ëberlh, etc., le lobule hépatique est parcouru encore, dans tous les sens, par un réseau de trajets biliaires capillaires, trajets peut-être revêtus à l'intérieur d'un endothélium (Ch. Legros), et qui sont creusés entre les cellules hépatiques contiguës.
Ces données, que je ne fais que mentionner, nous ont appris que chaque cellule du foie se trouve en rapport direct, par un point ou par un autre de sa surface, avec un vaisseau capillaire sanguin et avec un trajet biliaire capillaire. On voit, par là, que le travail physiologique du foie exige que les cellules hépaii<)ucs soient côtoyées immédiatement et alimentées par un courant sanguin incessant. Et Ton comprend que les troubles de la circulation du foie doivent avoir une grande influence sur ce travail. Les mo-
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dificalions expérimentales, traumatiques ou morbides, des nerfs vaso-moteurs destinés au foie doivent donc activer, ralentir ou troubler le fonctionnement de cet organe.
Les vaisseaux du foie, à l'exception des capillaires sanguins, sont doués de contractilité. On peut le démontrer à l'aide d'excitations directes, faites sur le foie, soit au moven de Télectricité, soit en employant des excitants mécaniques. J'ai fait voir que ce dernier mode d'excitation produit surtout des effets très-nets (1). Si l'on passe une pointe mousse, eu l'appuyant modérément, sur la surface du foie d'un chien, d'un lapin, d'un cobaye, on voit, au bout de quelques instants, apparaître une ligne saillante et pile. Il se produit là un effet analogue à celui qui a lieu sar la peau, lorsqu'on fait subir au tégument cutané une excitation de ce genre.
Les vaisseaux du foie sont en relation avec des nerfs vaso-moteurs : et ces nerfs doivent contenir des 6bres vaso-constrictives et des fibres vaso-dilatatrices. De plus, les cellules hépatiques doivent être soumises, dans une certaine mesure, à l'influence de nerfs sécréteurs. Pour ne parler ici que des fibres nerveuses vaso-motrices, elle^ peuvent provenir soit des nerfs pneumogastriques, soit des nerfs splanchniques, par l'intermédiaire des ganglions du plexus solaire.
Voyons ce que nous apprend l'expérimentation :
Exp. I. — Ghlenne barbet, de 'moyenne UUle. Conriiation à 2 h. A> »•; on commence la respiration artificielle à 2 h. (56 nu A 3 h. 5 m., salivalMn très-abondante. Dilatation très-considcrable des pupilles.
A3 h. dO m.» les nerfs pneumogastriques sont nûs i on et coupés dassis
(i) A. Vulpian, Sur les [effets des excitations produites directement twr U foie et sut* les reins (Comptes rendus de la Société de biologie, 1858, p* S et SUIT.).