DES NERFS VASO-MOTEORS DU FOIE
régioii d^rvicale. Le bout périphérique du uerf pneumog^astrique droit est tt^ radisé ; l'Abdomen ayant été largement ouvert, on constate» au moment de l'électrisation, une contraclion peu intense des cornes utérines (l'utérus consent des fœtus trës-peu ivancés dans lêor déYelappemeiit); il se produit des contractions, peu prononcées aussi, dans l'estomac et dans l'intestin. L'électrisation du bout périphérique du pneumogastrique gauche donne les mêmes résultats, si ce n'est pourtant en ce qui concerne les cornes utérines dont les contraciions sont à peine recoonaiasables.
On rapproche l'un de l'autre les bouts périphériques des deux pneumogastriques et on les électrise simultaïkément, un des excitateurs étant appliqué sur le nerf du côté droit, et l'autre excitateur sur l'autre nerf. On obserYe encore les mêmes effets.
On électrise ensuite le bout central du nerf pneumogastrique droit, et l'on Toit presque aussitôt augmenter l'écoulement sanguin qui avait lieu par les lèvres de la plaie de la paroi abdominale. Même résultat lorsqu'on électrise simultanément les bouts centraox des deux nerfis pneumogastriques.
U ne s'est produit aocnne modificatîMi de la couleur do foie, sous l'infloence de l'électrisation des bouts périphériques ou des bouts centraux des nerfs pneu* mogastriques.
A 3 h. 50 m., on électrise les cordons nerrenx qai avoisinent le canal cholédoque et qui se ditigeat vers le foie. Une grande partie du lobe droit du foie prend peu à peu une coloration chamois et présente bientôt nue surflice pointillée en creux. On répète l'électrisation deux fois, et chaque fois le même effet se reproduit. On soulève alors, sur une baguette de verre, d'aatrM ftleCs nerveux paraissant se rendre au lobe gauche du foie et on les électrise. On voit se manifester dans ce lobe une anémie, caractérisée par la même modification de couleur que ceUe qui a été constatée dans le lobe droit, un mo» ment auparavant (couleur ciMmois au tien de la coloratioa rouge sombre normale).
Cette expérience prouve que les nerfs pneumogastriques ne contiennent pas de fibres nerveuses vaso-constrictives, ni de fibres vaso-dilatatrices, à trajet centrifuge et destinées au foie. Elle montre, en outre, que ces nerfs n'agis<sent pas, d'une façon appréciable, sur la circulation hépatique, par action vaso-dilatatrice réflexe. Mais on voit pourtant que les vaisseaux intra-hépatiqnes sont en relation avec des nerfs vaso-moteurs, contenus dans les plexus nerveux destinés au foie. C'est ce qui est mis en évidence par la pâleur anémique, qui se produit dans les régions
correspondantes de Torgane, lorsqu'on faradise une partie ou une autre de ces plexus.
Voici encore une expérience relative à raction des nerfs hépatiques sur les vaisseaux du foie :
£xp. II. — Chienne de petite taille. Cnrarisation i 2 h. ; respiration artificielle commencée à 2 h. 10 m.
A 2 h. 20 m., on injecte dans le duodénum, près da pylore, leliqaide suÎTant :
Eau • 13 grammes.
Alcool 12 —
Résine de jalap 0<%&0
A 2 h. 45 m., on outre l'abdomen, en ayant soin de lier les artères^ donnent du sang. L'intestin est fortement bypérémié; il n*y a que qoelqars mouvements péristaltiques très-limités.
A 3 h., faradisation du faisceau de nerfs qui part du gaoglioQ coriiaqae et remonte Ters le lobe gauche du foie (appareil à chariot, pile de Grasef). ta bobine du fil induit est à Ob,10 d*écartement du point de départ. PendaslU faradisation, on Toit se former sur la face convexe de ce lobe des plagnei opalescentes qui commencent i disparaître aussitôt après la cessation de Télec* trisation.
On isole ensuite, autant que possible, les nerfs, qui enTeloppent cosame d'une gaine l'artère hépatique, et l'on passe un fil sous Tensemble de ces iia€i. Ou les lie, puis on les sectionne transversalement, entre la ligatnre et le cœliaque. L'artère hépatique se trouve rompue par accident, an Ton fait cette section; on la lie immédiatement.
On faradise le bout périphérique des nerfs liés et coupé, à 3 h. 15 m., et Ton voit, après quelques instants^ pâlir le lobe gauche du foie. On cesse Tdettrisation, et le tissu de ce lobe reprend rapidement sa couleur primitive.
A3 h. 20 m., nouvelle (iuradisation du bout périphérique dn pleins hépatique, suirie du même résultat. La teinte opalescente du tissa anênué da foie tranche nettement sur la couleur rouge du reste de l'organe.
A 3 h. 25 m., on constate que la vésicule biliaire est devenue souple ri qu'elle* s'est désemplie d'un quart environ de son contenu, à la sniie des éfei* trisations du plexus hépatique. 11 est vrai que les diverses mancenvres, nrcosaires pour soulever le foie et électriser le plexus nerveux qui entoure rartere hépatique, peuvent avoir contribué à l'évacuation d'une pattie du eontcnn de la vésicule.
Pendant toute la durée de cette partie de Vexpérience, on observe des lontractions péristaltiques, rares et peu étendues, de l'intestin grêle.
A 3 h. 35 m. et à 3 h. 40 m., nouvelle faradisation du plexus ncrvcnz bc* Li bobine induite est i 7 centimètres d'^e irtemeni de son point de dspaii.