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DES NERFS VAS0-M0T£1]RS DU FOIE

On constate les mêmes modifications de couleur du foie que dans les essais précédents.

A 3 h. 45 m., section du grand nerf splanchnique gauche, entre le diaphragme et la capsule surrénale correspondante. U y a, presque aussitôt, turgescence des vaisseaux de la capsule du rein gauche et du parenchyme rénal. On faradise le hout périphérique de ce nerf. Le rein gauche devient très-pàle, rapidement. Quelques instants après la cessation de l'électrisation, il redevient rouge.

A 3 h. 50 m., nouvelle électrisation du hout périphérique du nerf splanchnique gauche. Même effet sur le rein correspondant. On remarque, en même temps, des mouvements de l'utérus et des cornes de l'utéms.

A A h., on ouvre le thorax; on coupe le nerf pneumogastrique gauche, à la partie supérieure de la cavité thoracique, et l'on électrise son bout périphérique. 11 y a aussitôt arrêt des mouvements du cœur et contraction énergique de la paroi de l'estomac. On continue Télectrisation; les mouvements du cœur renaissent bientôt, mais l'estomac continue à se contracter vivement. Aucune modification de la couleur des poumons. On interrompt la respiration artificielle; les mouvements du cœur s'arrêtent définitivement au bout de quelques instants.

On ouvre les intestins. Ils contiennent peu de matières. La membrane muqueuse de l'intestin grêle est hypérémiée et comme tuméfiée : ces modifications sont surtout bien marquées dans le duodénum. La membrane muqueuse du gros intestin offre l'aspect normal.

Des ténias, contenus dans l'intestin grêle, sont bien vivants et fortement attachés à la membrane muqueuse.

Nous voyons eDcore, dans cette expérience, que les vaisseaux du foie peuvent se contracter sous Tinfluence de la faradisation des nerfs hépatiques. Les fibres nerveuses vaso-constrictives, comme le démontrent ces faits expérimentaux, font partie des nerfs qui partent du ganglion cooliaque et se rendent au foie, en suivant soit le canal cholédoque, soit Tartère hépatique. La circulation hépatique peut donc être influencée, à un haut degré, par l'interm^ diaire du système nerveux, et il doit nécessairement en résulter des modifications considérables du fonctionnement du foie.

Le foie accomplit des fonctions complexes.

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Il sécrète la bile liquide qui remplit an certain rMedans la digestion intestinale. La bile neutralise le chyme, et favorise probablement ainsi Taction du suc pancréatique et du suc intestinal sur les matières albuminoFdes non attaquées, ou incomplètement modifiées par le suc gastrique, et sur les matières féculentes; en outre , elle aide peut-Mre àTabsorption des matières grasses, et elle aurait, suivant divers auteurs, une influence excitatrice, par actioa réflexe, sur les mouvements des parois de Tintestin. La bile doit 6tre considérée aussi comme un liquide tout à la fois excrémentitiel et récrémentitiel. Par la sécrétion de la bile, le foie est donc, par rapport au sang, un organe dépurateur.

D^autre part, c*est dans le foie surtout que se forme la matière glycogène découverte par M. G. Bernard, matière qui se transforme en glycose, d'une façon continoe, mais principalement au moment de Tabsorption des produik de la digestion.

Enfin le foie paraît modifier notablement le sang qui le traverse, non-seulement par les emprunts qo'il loi fait pour former la bile et la matière glycogène, non-seoleBaot par les substances qu'il y introduit (sucre), mais encore pent-Atre par des cbangements qu'y subissent les matériaux albuminoïdes du plasma sai^uin . Il s*y fait, en uo mot, un impcNrtant travail d'hématose hépatique.

Les recherches physiologiques entreprises sur le b)stème nerveux ne nous ont pas fourni des données biet< satisfaisantes, relativement à Taclion des diverses parties dtr ce système sur la sécrétion biliaire. Des expériences ont ett* faites sur ce sujet par divers physiologistes, en Allemagne.

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