‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 14 sur 107 · CONTRACTILITÉ DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

CONTRACTILITÉ DES ARTÈRES

chez des individus qui, par suite de Texposition prolongée à un froid intense, offraient une rougeur permanente de ces parties (1). Je n'ai pas réussi non plus à faire natlre ces lignes d'anémie, en excitant mécaniquement la peau des mains, chez des malades qui présentaient, comme conséquence de troubles de la cireutation périphérique, une cyanose très-prononcée des extrémités des membres.

Les phénomènes que nous venons d'étudier peuvent être constatés sur la surface de certains viscères des animaux. J'ai appelé l'attention sur la production de lignes saillantes, rouges d'abord, puis pâles, qui se manifestent à la surface du foie et des reins, surtout chez le lapin, le cochon d*Inde et le surmulot, lorsqu'on a frotté cette surface, dans une direction quelconque, avec un instrument à extrémité obtuse (2).

Tels sont les résultats de l'action des excitants mécaniques portant sur les vaisseaux, soit immédiatement, soit au travers des tissus parcourus par ces canaux. Ces résultats sont utiles à connaître, non -seulement pour le physiologiste, mais encore pour le médecin.

La section des petits vaisseaux, à l'aide d'instruments quelconques, détermine une vive excitation des éléments contractiles de leurs parois, et provoque ainsi leur resserrement, soit par action directe, soit par action réflexe. On comprend pourquoi, dans les amputations, une fois \es grosses artères liées, toute hémorrhagie peut cesser : les petits vaisseaux se contractent momentanément, sous l'in-

(1) Loc. cit.

(2) A. Vulpian, Comptes rendus de ia Société de biologie, 1858, p. 5»

fluence de l'excitation produite par rinstriuoexit, et peutêtre aussi sous Tiofluence du froid et du contact de Tair. Mais cette contraction n'est pas permanente ; il se fait toujours ultérieureuient un légçr écourepient de sang<. Dans quelques cas même, si des vaisseaux d*un assez fort calibre, resserrés immédiatement après l'opération, reprennent plus tard leur diamètre primitif, avant que le sang qu'ils contiennent se soit coagulé, on voit se produire des hémorrhagies secondaires, assez abondantes pour obliger à faire de nouvelles ligatures, ou à employer des moyens hémostatiques.

De même, dans les plaies par armes a feu, si des artères de petit calibre ont été diyrsées par le projectile, il ne se produira parfois, sur le coup, que des hémorrhagies insignifiantes, parce que les vaisseaux se sont resserrés presque aussitôt. Mais la contraction de la tunique musculaire des artères venant bientôt à cesser, des hémorrhagies plus ou moins graves pourront se déclarer quelques instants apri^s la blessure.

De même encore, les vaisseaux du cordon ombilical se resserrent chez les enfants nouveau-nés, immédiatement après qu'on a praticpié la section de ce cordon, et toute hémorrhagie peut être empêchée, dans certaines circonstances,, par le seul fait de cette contraction.

— Des excitants d^un 'autre genre ont été employés aussi pour étudier la contractiTité vasculaire. Ainsi', par exemple, on s'est servi du galvanisme, à Faide duquel on a obtenu des effets d'une grande netteté. Par ce moyen, mieux encore que parles excitants mécaniques, on a constaté, ce qui estr tout à fait d'accord avec les données anatomiques, que les pietite^artèces sont beaucoup plus cûntraciile&.qii6^ les gros

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traafiSi ajrtérieb. Avant de pvieirda ai€t3 expériences J'indiquerai, d'après M. Milne Edwards^ les principales re-* ^evdiM faîtes à l'aidei de Vélectricitô suc la conlractilité desarlèvesL

Nyatott n'auait pa& pu réussiv à faire coutracter Taorte par dm^^ouraQftsgttVvaiitq^es^iii sur Las ajaimaux, ni sur des ^p|ilîcîé& (1) . Wedamejv, avac une pite galvanique de ôav'^nte couples, a'obtooajjt aiu^ua effet apparent en g^l- ^iftoinBt l'aorta de la grenouille; mais, Lorsqu'il agissait, -avM oœ pila de douze à quinœ couples, sur les artères iiiéamtàriqiie& de ce oaèaie amsuaU il voyait ees artères se nssdnet du «|uart. de la «ioiiié ou wihne des trois qjiarts de Irai dianiètr^ {2). LeSi frères Weber ont provoqué des eonlradions de ees mômes artècc» avec des courants interrompus. Ils les ont vues se réduire au sixième da leur têMbte nwnial^ et raène quelquefois la circulalioa y detenu iflipossiWef (3). Def^ia brs, les physiologistes ont bien savwntfé^èeesiexyéftmcessur les artères de différantes régions et sur divers anioiaux : les résultats on ^té coiifonnes k eem i|«&n«Mi9 woods de rappeler. Les expéfience? les plus intéressantes^ au point de vue de la piiTsolo^bttnDahie^sQnt celles que KôUiJier a faites sur QM juabe Mopulàe, ÎHimédiateaieDt après Topératioa^ 11 eoHtala, soas T influence des couraAte d'induction (appareil magnéto-éieotnque), ener contiraeiiaa très-manifeste de fartère pofAtée; la tibitto peatécieuve se resserra, d'une

(f } Njvten, fkekemke» de pkymiàgns et' dk flltteM* pMokfgiqfie, iMiâ « p. 326.

(2) Wedemeyer, Untcrsuchungen ùber den Kreisîauf des Blutes, p. 180.

(3) Ed. Weber et E.-H. Weber, Vèber dte Wirkimgm mitàê dfermj^wft)eleetrische Reizung der Blutge fusse bei iebenden Thiereti hervorOringt (Mûlicr'sArcbiv, 1847, fiu 234),

façon ODCore plus marquée. La contractilité des vaisseaux persista pendaut plus d'une heure (1).

J'ai répété, ces jours-ci, sur des lapins et des chiens, les expériences que j'avais faites autrefois sur diverses artères des mammifères. A l'aide des courants interrompus, j'ai pu voir très-facilement la contraction des vaisseaux de Tabdomen du lapin et du chien. J'ai électrisé ainsi les artères mésentériques, et surtout leurs branches voisines de l'intestin ; les artères vésicales , les artères superficielles de la face interne de la paroi abdominale. J'ai électrisé aussi des artères sous-cutanées du lapin, après les avoir mises à nu, soit dans la région thoraco-abdominale, soit dans la r^ion de la cuisse et de la jambe. Ces diverses artères se sont resserrées sous Tinfluence de l'excitation électrique.

Pour que les effets soient plus frappants, il ne faut laisser les électrodes en contact avec le vaisseau que pendant quelques courts instants. Quand on les retire, l'artère peut n'avoir subi encore aucune modification de son diamètre. Puis, peu à peu, les deux bords du vaisseau se rapprochent l'un de l'autre avec plus ou moins de lenteur, et il peut y avoir effacement complet du calibre intérieur de l'artère ainsi excitée, surtout si elle est de petit diamètre. Le rétrécissement a lieu surtout dans toute la longueur de la partie du vaisseau comprise entre les électrodes, s'ils ne sont éloignés l'un de l'autre que par un intervalle de 8 à 10 mil* limèlres; l'effet cependant se propage du c6té des extrémités périphériques des artères, jusqu'au point, du moins, où une anastomose ramène du sang dans le vaisseau : cet effet, au delà de la partie excitée, paraît donc être secon-

(1) KôUiker, Zeiitchnft fStr wissensch. Zoologie, 1849.

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daire, et est produit par la diminution de l'afflux du sang. Lorsqu'il n'y a que des anastomoses insuffisantes, le calibre de l'artère diminue jusqu'à ses ramifications ultimes, et les veines qui reviennent des capillaires alimentés par cette artère, subissent aussi une diminution de calibre. C'est ce qu'on voit bien nettement lorsqu'on électrise Tartère médiane de l'oreille du lapin.

Les frères Weber assurent que, très-souvent, si l'on emploie un courant trop fort, on ne détermine aucun rétrécissement de l'artère excitée, mais qu'on produit au contraire, du premier coup, une dilatation, par épuisement de la contractilité du vaisseau.

Cette assertion a été répétée depuis lors par tous les auteurs, et a servi à l'explication de nombreux phénomènes de pathologie expérimentale ; le fait en question n'est cependant pas exact, ou, tout au moins, il est loin d'être constant. J'ai essayé; en effet, l'expérience sur les artères mésentériques du lapin, avec un courant interrompu d'une grande intensité, et j'ai pu constater que, dans tous les cas, il se produisait une contraction vasculaire, mais que jamais on n'obtenait une dilatation d'emblée. J'ajouterai, pour prouver la force des courants employés dans ces expériences, que leur étincelle était tellement puissante, qu'elle déterminait souvent, dans les parois des vaisseaux, une brûlure capable d'en produire la perforation.

MM. Legros et Onimus ont avancé que les courants continus exercent, sur les artères, une action différente de celle des courants interrompus. D'après eux, les courants continus ascendants, c'est-à-dire ceux dans lesquels le pOle positif est placé près de la périphérie, le pôle négatif près du centre, produiraient un resserrement des artères à parois contractiles ; tandis que les courants dirigés en sens con-

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traice, ou desceadîUDtfii. itétenaiiiiûwiQttI, «f nèa «ae mthstrietioD. tcès-paasagèrex une dîklatiMi oonsidéniUe 4^ cœ vaîfi8eau&(jl)»

Jte n'ai pas pu. v^rifior le ikit ataoûô par «es ph^logjstes. J'ai toujours ¥o^ au CDntnîrev qM'on^ eoduant mq^ tinu^ (|iielte queisoi4 sa diimtion^détenmiQ» uneeontrao* tion des vaisseaux : le couraut desomidaBL n'ai par» ■iâui« agir plus énergîquenmit q^e to MuoanL ascendaol pour produire ce résultai Jfannai du neste h oernuto su ir tes- expériences, à propos da l'aetioBi d^ nerfe itasormeAoïirs»

Le froid a une action trè»*éKideQtB sur la taoîiiie musculairer des* artèces^ on peut fiBEcUeHoot te> cauatater par des expértenees sur lesi aMmauK* C'est aim que Schwann a tu une wtÉDe du Mèsntève da cra^iaid se rédaire au tiens de son calibre primitif sous, rinfl— te d'une ioatillatioa d'eau froide sur cette^ partia. Wfaarten Jones a observé le néne efiet sair les: artérioles de h membrane interdîgilaie de la grenouille;

Quand en &it sue plaie* assez étendue, sur aa aiùnml à san^ duMid^ poar avoir soas. les yeux ks wsseaaK d'une région^ oes Taissean se ocssercent soavent an pntmier nomenL Estneç* k tfhrfliieiice ds ftoié oui à eoik' du coDtaet de l'air que eebe&t est dû ? Au^hout de qBelqnes instants, on observe^ an œntrairev uw dikU&Éian des.mis* seaus mis jt déeoaiBrt. C'est ce cpi'on toit biens par raempie, lorsqu'on oawerabdeme&d'ua mammilièr», et ^Mod les intestins sont exposés a» ceataetf de Vmf : la dilalatiou des ¥ffis»aax hatestiiiaox et mésentériques a Ken

(1) LeffTOt et Onimus, Journal de Vnnat. et de la physiologie de l'homme et des animaux^ 1968'. — Legros, Des nerft vaso-moteurs (Tbète de conconn, IS78»p. a9fl»30);

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pidemeHl^ et le sug nttsaux, qui cevieat de Uintestiu^ ofire^ h«itût^ par snîte,. une teinte moins foncée que dws létat normal. Il s'agit évidemment, dans ce dernier cas^ noiK pas. d'un, résultai' pcoduit pac L'action du. fcoid^ mais d'uD effistcéflKe vâfiûntiiateteuQ,. dû à L'excltetioa déterminée par le contact de l'air.,

k'ioflueflfie excitante du. froid sur la oeatractilité ai>lérieUese démonlro,, d'une façon, bien plusi netle^ et plus inteeassABte d'ailleurs pour oous^ par les effets qp!il. produit sur U homme lui-môme»

On peut étediei: ces efieb* dans le phéBomèae de L'on^glée. Le fioaid détermiiie, tout d'abord^ une dilalaldon des vaisseaux, et les doi(]^ prennent une teinte plus ou moins violacée oa roug^. Uioe &'agit pas là,, probablement,. dJun sioqde sésultal^actioa^aso-dilalatrice néflexe. La teinte de la ottogestion du»au.froid n* eat pas celle qni se manifeste ordioaireiiieDi sûua. L'influence d'une action nerveusede ce genre. Oa sesait tente de croire qu'il y a. plutôt une légère coQstrictioa; dea aitenioles,, avec phénomènes de stase capillaire et veineuse. Quoi qail ea soit,, si les mains sont expofiéesL plua. longtemps à un. froid vif,. lea doigts deviennent bkuDCSv exsangues, et il estineontestable que cet effet est le nisttllâi d'une extraction, énergique de& vaisseaux» Cette anénie locale ^'aecompag^,. pendant qp'elle se produit, d'une^ seAMiioA spéciale,, plus ou moins, pénible : lorsqu'elle est complète, il y a anestbésie de la peau et des tissus sous-jacents. Quand la main est soustraite à Tinfluence du froid, la circulation se rétablit dans les parties juwf lèiMaaBgway et l'on s«t que les- vaisHMux peuvent mèm^mafÊénir aioraunidiamètm plus grand (fuedana l'état onr—iil lok penu: ledevtmi ahaude^ rouge, d'y ne teinte moÎBSi suflite»qTO ààm^ la pisemièrespéinode da l'onglée;;

une sensation de battements artériels et de vibration s*y manifeste; et l'état normal ne se rétablit qu'après plusieurs minutes.

Vous avez pu voir, dans les services des hôpitaux, employer la glace ou le mélange réfrigérant de glace et de sel marin, comme anesthésique, et vous avez dû remarquer que l'application de ces agents détermine des phénomènes semblables à ceux de l'onglée. Les parties deviennent d'abord rouges, un peu violacées, puis pâles, exsangues, d'aspect tout à fait cadavérique. Il y a alors abolition complète de la sensibilité. Le retour à l'état normal se fait de la même façon que dans les doigts frappés d onglée.

Nous pourrions déduire de ces faits, par le raisonnement, que le froid doit être un des meilleurs hémostatiques que nous ayons à notre disposition : l'expérience médicale a, depuis longtemps, prononcé dans ce sens. L'emploi du froid est un des moyens les plus anciennement connus et les plus universellement mis en usage pour arrêter les hémorrhagies.

La chaleur, du moins quand elle est modérée, détermine en général, un afflux de sang et une dilatation vascolaire dans les parties directement échauffées. L'application de cataplasmes tièdes sur les morsures de sangsues favorise, comme vous le savez, et prolonge l'hémorrhagie à laquelle donnent lieu c«s morsures.

— On a étudié aussi l'influence de divers agents chimiques sur les artères. Hastings a vu l'artère fémorale d'un chat se resserrer, dans le point où elle avait été touchée avec de l'acide nitrique, puis reprendre son calibre au

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bout de quelques heures (1) . L'ammoniaque, d'après Thomson, mise en contact avec la peau de la membrane interdigilale des grenouilles, ferait constamment contracter les artères de cette région (2) , tandis que, suivant Hastings, Teffet serait variable (3) ; il y aurait tantôt resserrement, tantôt dilatation de ces vaisseaux. L'essence de térébenthine, au dire de ce dernier expérimentateur, appliquée sur la membrane interdigitale de grenouilles, pourrait provoquer une constriction artérielle, allant presque jusqu'à Teffacement du calibre des petites artères (&).

Il est clair que les résultats obtenus, en mettant les substances dont il est question en contact avec la peau, sont dus, en général, non pas à une action directe sur les vaisseaux, mais à une action indirecte par l'intermédiaire du système nerveux et par mécanisme réflexe.

nen e&t de même de l'action du sel marin, qui, selon Hastings, donnerait lieu à une dilatation des artérioles, précédée, d'après Wharton Jones, d'une faible constriction de ces vaisseaux. Wedemeyer aurait vu un resserrement plus ou moins permanent des vaisseaux du mésentère, sous l'influence de ce même agent d'excitation.

Wharton Jones, eu faisant des expériences du même genre, a constaté, après avoir mis une faible solution aqueuse de sulfate d'atropine eu contact avec la peau de la membrane interdigilale de grenouilles, une contraction lente des artérioles sous-cutanées (5). On pourrait être

(1) HattingB, Op, cit., p. 28.

(2) Thomson, Traité méd.-chir. de tinflammation^ p. 56.

(3) Hastings, Op. cit,^ p. 28 et 30.

[h) Hastings, Op, cit., p. 56.

(5) Wharton Jones, On the State of the Blood and Blood-Vesseis in inflammation. (Guy's Hospital Reports, t. VU, p. 8).

62 DBUXiiHe isçem.

tente de cherceTésWHat,romroe aftwMftnnrtiçue les préparatîoDs de ^eltadme et «d'atropine Mereent une aotioii com^triotire sur Ifs iranseaux; mais'ce serait à tort Je D^ai génërflftement p&s réussi À ^tenir le même résultat qne 'Whafton Vones^^ra, '^i j^ aoîs .Y«n«nu 'dans ^aeU qoes 'circonstanoes, jeicroîs deroir rétribuer à4a préseoee d noe petite qttflrtftilë d'acide suffurîqoe; que Tod avait ajoutée an sel d^tropine pour laeiliter sa dtssdliitîiio dans Teau : c'*eât cet actde qui 'foisait vraîfleoiblablginecA 'Contracter les vaisseout.

Des expériences TaHes ftTec la teiiftnre d'aconil, par Prétest, ont donné des nésiihitts poreBs à een qui oet été obtenus nvec le sulfate ^^attropinelfi). Mars pauro<Sfte teinture, je ^fcrài les mCmes objeciftons que pour r«AropiBe : la teinture d'aconit contieitt de raloool, 'et ractîeii con* fAricftiye'tfbservëe doit être fflutôt àttribnée à'cette finhatanci' qu'an^L principes de^'aoenit.

Uergetine, elle anssi, dit-on, aarait nae action dmcte sur les Naseaux, et ce aennl 'là la «cause du pouvoir iièm^ StfHrque de cette stib^Boe.

J'ai 'fait jadis des ^xpérieDC» 'atec M. f%fHpeaiiK, «dans le lalboratoire de Piourens, afifR^ée vérifier ce qu'il y asvait de vrai dans cette assertion de M. BMJean, qui ppéteadait. au «mon de Torgcnine, ari^âler 'tes liônion^hagies, inèine eeltes'Cjue proékiisent les^ésion des grosses artères (2) . Sur les moutons, par exeni^, 'que l'on ohoisinait à eet effet.

(1) Prévost, Sote sur t inflammation, (Mém. ilc la Soc. de phy». et d'hi-'. nat. de Genève, 1833, t. VI, p. U6.)

(2) Boigcan, Sote sur V application âe Teryotine dans les hémorrkav* fxtertws, ^Comptes rendus de l'Acad. de» sciences, 1845, t. XXï, p. 53.) — Soureiles eTpériences sur Faction île Vergotine flans les hémorrkagies eaf^ nés, (Comptes rendus de l'Acad. des bc.^ t. XXt, p. 490.")

GONTRACnUITÉ «SB ALTÈRES. 6S^

fmw <qiif «e «OTi îdes animaiiï Amassez fefle taille, <on ouvnritlacarelMe ettWBi*iêittttir%6raQriifa«^i6,*om8é(i}am^ de oetle vpéMIioD, avec on mn{]tefbmir4ofiDetâe<^aFpîe infbâaé <d'»erg€ilÎDe «délayée -dans 4* earo .

La résultat, îoëiqiié ^par H. ^Bonjeaa, B'«iMiît<pas toulefois 4a significtflign^qn'oii lui ^an^ft ifftr^bnée': il^sslfadie âe se imnnraiBcre4]ue, <ftiez1e mMtra, iPbésiorrhagîe, prodoJlepftr 4a«<$Hm de 4a*cmiaide, ^'«n^te wirvent d%ll^ môflwe; toirt an'inaîiis il BefSt, poar s/pcmir À 'produire <oq Id ëBêi, 4"mWoàfme dans >la ptaie 4iae éponge limfaibée d'-em froide. K^ant & l'aclsm «def^ergcAkie^ur les béHMafrrliagieB daes aui >ié9ia«S'âes Tielnis TaiflseauK, les pésiïhatst qQ>ii invoque ponr la d&moiftrer n''ont i^fiie peu de «n^beur, parce que T^rgothie eél ^oe at]Aâtance a^ningeifte : or, gHàee % c<ttte propriété, él satss qa'41 sojt oéoessaire d'al* léguer une ifïflueiroe spéctfiqae, l'erg^olÎDe peut produire vm resserremeift de ces oanaM, oemme ^le ferait toute autre substance, detiée de la nème action svr 4es fH^as organiques.

8e n'ai pas besoin fl-ajorfler qœ otSfto critique laisse intactes les expériences tliévapeiitiques qui otft. été ^fiaftes sur Faction hémostatique qn'cxepcent l'ergot de s«gleet l'ergcfine, lorsque ces siftystances sont introduiteB pw ^h-^ sorptian 'dans rtippareil'circDla'torre,

D'une façon générale, je ptris dire qwe les «xpériences, entreprise» sans idée précongne, pourreobercftier rTOfluenoe qne petrreirt exercer, strr la taimfae musculaire des artères, les «jb^nees toxiques ou médicamenteuses, mises ea contact îfltis on moitrs direct avec les parois de^ces «vaMseaax, donnent des résultats peu variés et fcrès-différ«*s ^e ceux qui oirt "Cftë indiqués par divers aatems. J'ai esmjé «des pnéparatkms d^atropme, •de wioppftriae, des «xtoaits de fôve

de Galabar, de datura stramonium, de jusquiame, d'ergot de seigle, sans observer d'effets bien nets. Dans une seule expérience, il m'a semblé voir se produire une légère constriction des arlérioles du lapin,, sous Tinfluence de l'extrait de jusquiame, dit hyoscyamine. Mes essais ont été faits sur les vaisseaux de la membrane interdigitale et du mésentère de la grenouille, sur les vaisseaux sous-cutanés et musculaires superficiels du lapin, sur les vaisseaux superficiels de rintestin et sur ceux du mésentère du lapin et du chien. Il n'y a guère que les substances irritantes : acides, matières alcalines» essence de moutarde, cantbaridine, etc., qui produisent des effets, et ces effets sont généralement les mêmes, si l'irritation est un peu intense. On observe presque constamment, dans ces conditions, le ralentissement progressif du cours du sang dans les capillaires, les veinules et les artérioles, puis leur dilatation, avec accumulation des globules sanguins, et enfin, l'arrêt de la circulation dans ces vaisseaux.

Quel que soit l'agent, sous l'influence duquel les artères se resserrent, les contractions que l'on observe sont analogués à celles des autres muscles à fibres lisses; elles ne se montrent pas immédiatement après l'application de l'excitant, mais bien au bout d'un certain temps; elles se font lentement et progressivement. On ne voit rien de semblable, par conséquent, à ce que l'on observe, lorsqu'on provoque, par une excitation directe, des contractions dans un muscle strié, un muscle de la jambe par exemple.

De plus, cette contraction est tonique; elle duré un certain temps, dix à quinze secondes, quelquefois même davantage, et l'artère ne revient à son état primitif que peu à peu. En un mot, une semblable contraction se rap-

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