ORIGINE DES NERFS VASO-MOTEURS
moeile épinière. Prouver que les fibres des rameaux, qui mettent le système nerveux syrapalhique en communication avec la moelle épinière, ont leur centre trophique dans cet organe, ce n'est pas démontrer, d'une façon implicite, qu'elles y ont, en tout ou en partie, leur centre fonctionnel. Il faut; pour obtenir des éclaircissements bien nets sur ce point, étudier les relations dont il s'agit, en examinant, au moyen de l'expérimentation, les effets produits par les lésions de la moelle épinière, ou des racines des nerfs rachidiens, sur les parties innervées par le grand sympalbique. F.ludious donc ces effets, en nous occupant exclusivement de ce qui concerne les vaisseaux et les nerfs vaso-moteurs.
Si l'on coupe les racines des nerfs qui se rendent à un membre antérieur ou postérieur, sur des mammifères ou sur des grenouilles, il se produit une dilatation des vaisseaux de ce membre. ,0r, si les nerfs vaso-moteurs ne prenaient pas origine, en partie du moins, dans la moelle épinière, une semblable section serait sans influence sur les vaisseaux. Si l'on excite le bout périphérique des racines coupées, on provoque, au contraire, une conslriction des mêmes vaisseaux, ce qui est une nouvelle preuve de l'origine médullaire des vaso-moteurs.
Chez les mammifères, c'est surtout par les modifications de température qu'on peut apprécier les changements de calibre des vaisseaux. Chez la grenouille, on peut observer directement ces changements, en examinant au microscope les vaisseaux des membranes interdigitales. C'est de lu sorte que M. Pflïiger a constaté, sous l'influence de la galvanisation des racines antérieures des nerfs, uue conslriction de ces vaisseaux, assez prononcée pour arrêter la circulation.
ÎSO aNQUIÈME LEÇON.
Ces expériences sont* très-caiiclhantbs, et eltes nous penaettent d'affirmer qae^ parmi les fibres des rameaux communicants que Ton peut suivre dans lès nerfe rachidiens et dans leurs racines, jusqti'à là moelle épinière, \X y a un certain nombre de fibres vaso-motrices qui naissent dans ce centre nerveux, et sont, par rapport à lui, centrifi]ges. H est probable que d'autres fibres vaso-motrices, accolées aux précédenltes, sont, au contraire; centripètes, par rapport à la moelle épinière^ et vont innerver les parois des vaisseaux dfe ce centre nerveux; mais aucune expérience ne Ta clairement démontré. Pburdbnner* cette démonstration, il faudrait, sous l'influence db la section, soit des rameaux communicants d'un ganglion sympa* thique, soit d'un» nerT racbidien , en deçà dk point où ces rameaux alunissent à Ibi, soit enfin! dès racines dé ce nerf^ il faudrait, dis-je, constater* une congestion vaso-paralVtique dfe là région correspondante de la raoellb épinière, ou produire une anémie de cette région; en électrisant Tun desT divers- cordons nerveux que nous venons d'indiquer Je ne crois pas que desr expériences de ce genre aient été faites.
(5*est surtout par la racine antérieure des nterft que i'influence de la moelle épinière est tt*ansmise aux neri% vasomoteurs, comme le prouvent de nombreuses^ ex périeneeN de' M. Gl. Bernard, de M. Brown-Séquard, de M. Sehiff et d'autres physiologistes. L'expérience de ML Pflfiger, dbnt je pariais tout à Thcure, parie dans Ib même sens. Les recherches microscopiques démontrent aussi que le plhs grand nombre des fibres des rameaux communicant» qui, après avoir attteint les nerfs rachidîens, se portent ensuite de dehors en dedans vei-s la moelle, passent par les racines antérieures de ces nerfe. J'ai étudié autrefois avec soin ce