ORIGINE DBS NERFS VA80-M0TEURS
point anatomique, et je puis assurer que queiquey-ufies des fibres dont il s'ajçit se portent vers la moelle, en suivant les raciues postérieures.
n ne faut pas perdre de vue que lès rameaux communicants contiennent encore d'autres fibres: ce sont celles^ qui, après que ces rameaux ont pénétré dans les nerfs rachidiens, se dirigent, non vers la moelle épinière, maisvers la périphérie, avec les fibres de ces nerfi. fai vu tnèsneltement' que lé rapport entre le nombre dé ces fibres^ et celui des fibres qui se rendent aux racines dès nerfi mehidiens, n'est pas le même chez là grenouille et' cher les mainmifëres* Ghez la grenouille, comme l-ont indiqué Bidderet Volkmann, ce sont les fibres destinées à la pérî»phérie dbnt le nombre est lé plUs considérable; chez* les mammifères, ce sont, au contraire, les fibres que Ton suit* vers la moelle qui sont les plus nombreuses (l).
On nedoit'pas se représenter les rameaux communicants comme formés de fibres provenant ton les du ganglion sympathique correspondant, ou y pénétrant toutes. Si Towen*lève' sur de petits mammifères, sur dès surunilots , par exemple, une portion du cordon fondamental thoracique du sympathique, avec les ganglions de ce cordon, Ifes ra* meaux communicants, les nerfs intercostaux et les ractnes' de ces nerfs, on peut étudier au microscope les relations des rameaux communicants avee ces diverses^ parties. Oh constate fkcilement qu'un certain nombre seulement de» fibres de ces rameaux provient de lintérieur dugan^lon sympathique correspondant : les autres ttbres le côtioient sans y entrer, et vont rejoindre le cordon fbfndamental.
(i) A. Vttlpian, Leçons sur la physioloyie générale et comparée du système ««■Wiwr. Pvig, 1866; p. 725:
Puis, si Ton suit ce cordon de bas en haut, ou de haut en bas, vers le ganglion situé au-dessus ou au-dessous du précédent, on voit aussi que toutes ses libres sont loin de pénétrer dans ce renflement nerveux. Beaucoup d^entre elles passent près de lui pour aller s'unir, au delà, avec la partie du cordon fondamental qui sort du ganglion. En somme, les fibres des rameaux communicants qui, arrivées dans les nerfs intercostaux, se rendent avec eux vers la périphérie, ne viennent pas toutes du ganglion immédiatement placé au-dessous de ces nerfs. Elles peuvent provenir de renflements neneux plus ou moins éloif^és, suivant les régions du corps, et, par l'intermédiaire de ces ganglions, elles peuvent émaner d'une partie de la moelle située à une distance plus ou moins grande, au-dessus ou au-dessous du ganglion où semble être, à première vue, le point de départ de ces fibres.
Voyons les nerfs vaso-moteurs de la tète, par exemple. Ils paraissent, pour la plupart, prendre origine dans le ganglion cervical supérieur. Or, si on recherche leur véritable origine, on voit quils sont amenés à ce ganglion par le cordon cervical du grand sympathique; et ce cordon provient lui-même des racines des trois premières paires dorsales, et , par conséquent, de la partie supérieure de la région dorsale de la moelle épinière. M. Cl. Bernard a même démontré que, tandis que les fibres oculo-pupillaires proviennent surtout des racines des deux premiers nerfs dorsaux, les fibres vaso-motrices, qui s'unissent aux précédentes pour former le cordon cervical sympathique, naissent de la moelle, par Tinter^ médiaire des racines de la troisième paire dorsale. Ce premier fait est remarquable ; si vous comparez, eu effet, au point de vue de Torigine médullaire, les nerfs