‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 52 sur 107 · EFFETS VASCULAIRES DES LÉSIONS OB L ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

EFFETS VASCULAIRES DES LÉSIONS OB L ENCÉPHALE

Od peut, à propos de certains des résultats expérimentaux précités, se poser la question que nous avons déjà examinée dans une précédente leçon, à savoir : s'il s'agit d'une paralysie vaso-motrice ou d'une excitation des nerfs vaso-dilataieurs. Il y a là matière à discussion, d'autant plus que, dans les cas dont je vous parle, il ne s'agit pas d 'hémisections transversales proprement dites, mais de lésions plus ou moins étendues, en sens divers, et quelquefois même de simples piqûres. C'est ainsi que dans les expériences de M. Cl. Ber- Dard, relatives au diabète et à la pplyurie, les lésions consistent surtout en piqûres du plancher du quatrième ventricule. Dans mes expériences, il s'agissait de sections longitudinales ou obliques, et plus ou moins profondes, de ce même plancher, ou de la paroi de l'aqueduc de Sylvius, ou des tubercules quadrijumeaux ; or, on peut se demander si de telles lésions doivent produire directement une paralysie vaso-motrice, et s'il ne s'agit pas plutôt, dans ces cas, d'une excitation des fibres vaso-dilatatrices.

L'élévation de température, observée dans les cas de lésions unilatérales de l'encéphale, se produit, en général, du côté opposé au siège de ces lésions. C'est du moins ce qui a lieu d'ordinaire, lorsque la partie atteinte est située au-dessus du bulbe rachidien. L'inHuence du cerveau, des

àet apoplexies des poumons et des reins. Tantôt les hémorrhagtes étaient plus prononcées dans les organes du côté de la lésion intra-cràniennc ; tantôt on a observé l'inferse. M. OlUvier cite aussi des faits cliniques dans lesquels, chez des sujets atteints de lésions encéphaliques, on a constaté de la congestion ou de l'apoplexie du parenchyme rénal, des deux cotés, ou le plus souvent, du côté de rhémiplcgie seulement. (Aug. Ollivier, De la congestion et de Capoplexie renales dan» leurs rapports avec Vhémorrhayie cérébrale. Archives générales de médecine, 1874^ I,p. 129 et suiv.) — M. CorvUle vient de présenter à la Société de biologie i.in- cas d'apoplexie du rein droit, chez un chien qui avait subi des lésions expérimentales de Thémisphère droit. L'animal avait eu de l'hématurie pendant la durée de l'expérience.

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corps striés, des couches optiques, des pédoncules cérébraux, sur les vaso-moteurs des membres, du tronc et de la tète, est donc totalement ou partiellement croisée. Dans quel point a lieu la décussation des éléments, qui mettent l'hémisphère cérébral d'un côté en relation avec les nerfs vaso-moteurs du côté opposé du corps? Est-ce dans les pyramides antérieures ? Est-ce dans la protubérance annulaire?Nous n'avons pas de données précises qui puissent fournir une réponse catégorique à ces questions.

— Nous venons d'étudier les altérations des centres nerveux qui déterminent, directement ou indirectement, une paralysie des nerfs vaso-moteurs : nous devons examiner maintenant les lésions capables de produire, au contraire, une excitation de ces nerfs.

M. Brown-Séquard (1852), M. Budge, Waller (1853), en électrisant la partie de la moelle située au niveau des premières vertèbres dorsales, dans la région que ces deux derniers physiologistes ont appelée cilio-spinak , ont observé des effets semblables à ceux que Ton obtient en excitant le cordon sympathique lui-même, c'est-à-dire : la dilatation de la pupille et la constriction des vaisseaux de l'oreille et de la moitié de la face du même côté, chez le lapin. Ils ont même noté que les résultats, ainsi obtenus, sont plus accusés que lorsqu'on agit sur le cordon cervical du grand sympathique.

Depuis lors, nombre d'expérimentateurs ont électrisé la moelle épinière à divers points de sa hauteur, et ont constaté, sous cette influence, un resserrement plus ou moins prononcé des vaisseaux des régions en rapport, par leurs nerfs vaso-moteurs, avec la partie ainsi* excitée. De Bezold, Ludwig et Thiry, et bien d'autres physiologistes, ont vu

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