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EFFETS VASCULAIRES DES EXCITATIONS DE LA MOELLE

que réiecirisalion de la partie supérieure de la moelle, près du bulbe rachidien, provoque une constriction de tous les vaisseaux du corps.

Il m'a semblé que ce dernier résultat n'est pas absolument constant, pour toutes les parties du corps. Nous avons observé un effet tout à fait inverse, il y a quelques jours, sur les vaisseaux mésentériques d'un chien curarisé. La moelle avait été mise à nu au niveau de Taxis : toutes les fois qu'on électrisait la moelle à ce niveau, on obtenait une dilatation considérable des vaisseaux mésentériques et intestinaux. Chose remarquable, cette dilatation coïncidait avec une contraction de la rate. 11 y a donc eu, dans cette expérience, une action vaso-dilatatrice exercée sur les vaisseaux du mésentère et de l'intestin, et analogue à celle que l'on obtient par Télectrisation du bout supérieur des nerfs dépresseurs.

Si l'on porte Texcitation sur des parties du centre cérébrospinal encore plus élevées, et surtout sur le bulbe rachidien, on obtient le plus souvent une constriction de tous les vaisseaux du corps. MM. Kessel et Stricker(l) onlélectrisé la moelle allongée, sur des grenouilles, à l'aide de courants interrompus, en introduisant les électrodes dans cette partie des centres; ils ont observé que, sous cette influence, les vaisseaux de la membrane natatoire se resserrent et que la circulation, d'abord ralentie dans cette membrane, s'y arrête ensuite. Celte observation a été confirmée par les recherches de M. Soboroff(2) : l'effet se produit, d'après cet expérimentateur, même lorsque les nerfs vagues ont été coupés.

(1) Stricker's med. Jabrb., 1871, p. 102.

(2) Même recueil, 1871, p. 449.

Plus récemment encore, M. Budge (1), reprenant ses anciennes expériences, a démontré que Tirritation électrique des pédoncules cérébraux détermine uneconstrictioD de toutes les artérioles du corps. Sur le chien et le lapin, il a constaté en eflet, dans ces conditions, une augmeotatioD de la pression artérielle. Suivant lui, d'ailleurs, il ne s agirait pas, dans ce cas, d'une action directe, mais bien d une action réflexe. On exciterait, dans ces expériences, des fibres sensitives contenues dans les pédoncules, et Tiaipression ainsi produite irait provoquer la mise en activité des foyei*s d'origine du sympathique dans la moelle épinière. M. Âfonasiew a vu aussi se produire les effets signalés par M. Budge, en électrisant, comme lui, les pédoncules cerébraux (2).

Vous voyez que l'excitation des centres nerveux, au moyen de Télectricité, détermine surtout des resserrements vasculaires. Il faut bien remarquer que l'emploi de cet agent, dans ces sortes de recherches, n est pas sans quelques inconvénients. Le principal consiste dans Timpossibilité de limiter l'action de Télectricité à un point bien déterminé de la moelle épinière ou de l'encéphale. A cause de la diffusion et de la dérivation des courants, Texcitatiou s'étend toujours à des parties non comprises immédiatement entre les extrémités des électrodes, et le.résultal que l'on obtient est toujours un peu complexe.

Par d'autres procédés dexpérimentation, on produit le plus souvent une dilatation des artérioles. C*est ce qui a

(1) J. Budge, Veberdas Centrum der Gefùi^snerven, (Pfliigcr*» Archiv, 1872, et Revue des Sciences inèd. d'Haycm, 1873, p. 66.)

(2j Afonasiew, Ueler die physiu/og, Dedeutung der peduncuf, Cfrebn\ KieW| 1869 |RuBsicli). — V(iy. aussi : DiedùUn (Die Pelenburger mcdii. Njicliricbtrft, i865 et 1866; et Versammlung der Naturfoncber zu St-Petereburv, IS^» Bd. 1.) (CUathnt de M, Owsjannikow.)

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