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EFFETS VASGULAIRËS DES EXCITATIONS DE LA MOELLE

lieu, en général, sous rinfluence des piqûres : nous avons vu que c'est là, en effet, le résultat qu'on observe, à la suite de plaies par instruments piquants^ faites sur certains points de Tisthme de l'encéphale. II en est de même, lorsqu'on ponctionne certaines parties de la moelle avec un scalpel, ou avec un autre instrument : on provoque de cette façon une dilatation vasculaire dans les parties du côté correspondant, qui sont en rapport avec la région de la moelle située en arrière du siège de la lésion. Si Ton fait une piqûre de la moelle, au niveau des faisceaux pos-* teneurs, avec une grosse épingle, on produit une dilatation vasculaire dans les deux membres ou dans le membre inférieur du côté lésé, suivant que cette piqûre intéresse les deux cordons ou un seul d'entre eux.

Les excitants chimiques produisent un effet du même genre. C'est ce qu'on voit à la suite de piqûres faites avec

une aiguille chargée d'une gouttelette d'acide acétique ou d'ammoniaque. Mais, dans ce dernier cas, par la diffusion de ces agents chimiques, il est possible qu'il se produise une altération étendue à un grand nombre d'éléments nerveux, et, par suite, une lésion plus ou moins analogue, au fond, à celle que déterminerait la section d'une partie assez large delà moelle.

Quel que soit l'effet d'une lésion ou d'une irritation de telle ou telle partie du centre nerveux cérébro-spinal, il n'est pas douteux que l'influence de cette lésion ne soit transmise aux nerfs vaso-moteurs, par l'intermédiaire de la substance grise du bulbe rachidien et de la moelle épiniëre. Les fibres sympathiques que l'on peut suivre, des rameaux communicants jusque dans les racines antérieures des nerfs rachidiens, proviennent directement, en

effet, comme les fibres musculo-motrices ordinaires de ces racines, des cornes antérieures de la substance grists Aussi ne doit-on pas s'étonner si des lésions expérimentales, portant sur la région dorsale de la moelle épinière et divisant presque exclusivement la substance grise en travers, ont sur les nerfs vaso-moteurs, comme je Tai vu, la même influence que les sections transversales à peu pn^s complètes de cette partie des centres nerveux.

En parlant de la disposition anatomique de l'appareil vaso-moteur, j'ai dit que nous ne connaissons pas le mode d'origine des fibres vaso*motrices dans la moelle. On conçoit l'insuccès des recherches histologiqiies faites pour trouver ce mode d'origine, lorsqu'on réfléchit à l'impossibilité de suivre avec certitude les fibres sympathiques, des ganglions de la chaîne fondamentale jusque dans la substance grise de la moelle épinière. Les vivisections ne nous ont rien appris non plus sur ce sujet, au moins quant à ce qui concerne soit la région de la substance grise où se trouvent les fibres vaso^-motrices, soit les relations de ces» fibres avec les cellules de la moelle. Enfin les faits pathologiques ne nous fournissent, sur cette question, que des renseignements tout à fait insufiisants. Les altérations qui détruisent les cellules descornesantérieures dans certaines affections, telles que la paralysie atrophique de TenfanctN l'atrophie musculaire progressive, ne déterminent pas de modifications constantes de la circulation, ni dans les parties du corps dont les muscles se détruisent, ni daos d'autres parties.

Laissons d'ailleurs de c6té, pour le moment, ces ques« tions auxquelles nous serons ramenés par la suite de no« études, et voyons si les troubles vaso-moteurs que Ton pro-

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