‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 72 sur 107 · INFLUENCE DU SYMPATHIQUE SUK LA CONGESTION RÉFLEXE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SYMPATHIQUE SUK LA CONGESTION RÉFLEXE

laires, ne produisent-ils plus des effets bien reconnaissablés.

D'autre part, toutes les fibres vaso-dilatatrices étant coupées, aucun phénomène de congestion, par excitation nen'euse, ne peut plus se manifester.

Les modifications qui se montrent dans la crête et les appendices jugulaires du coq et du dindon, après que les nerfs qui s'y rendent ont eu leur continuité interrompue, Tie sont pas des effets absolument différents de tout ce qui a lieu dans d'autres parties du corps, chez les mammifères. M. Schiff (!) avait déjà montré, en 1856^ que la section du cordon cervical sympathique, ou rarrachement du ganglion cervical supérieur d'un côté, sur un lapin, empêche les actions vaso-dilatatrices réflexes ou celles qui ont lieu sous rinfluence d'émotjons, de se produire dans Toreille correspondante de Tanimal ainsi opéré.

A peu près à la même époque, en répétant les observations que M. Schiff avait faites en 1854, sur les battements rhythmiques, indépendants, de l'artère médiane de Toreille, chez le lapin, j'étais amené, sans connaître les expériences que ce physiologiste publiait alors, à examiner aussi Finfiuence de l'avulsion du ganglion cervical supérieur sur la dilatation réflexe de cette artère (2), Je constatai alors que, pendant les deux ou trois premiers jours qui suivent l'extirpation du ganglion cervical supérieur, on ne réussit pas à produire des actions vaso-dilatatrices réflexes dans l'oreille du côté correspondant.

Voici un lapin sur lequel on a arraché le ganglion cer-

(1) M. Schiff, Untersuchungen ûber die Zuckerbildung in der Leber. Wfirzburg, 1859, p. 153, Anhang. II, Abdruck ans den Berner Schriften 1856, p. 69.

(2) A. Vulpian, Note sur la contractilité des vaisseaux de V oreille chez les apins (Comptes rendus de la Société de biologie, 1856, p. 183).

vical droit, il y a deux jours. H est facile de constaler que les vaisseaux de l'oreille droite, quoique un peu plus dilatés que ceux de l'autre oreille, le sont bien moins que le jour même de l'opération. Je frappe successivement et fortement Textrécnité des deux oreilles avec le doigt. Sous l'influence de cette percussion, l'oreille gauche, celle du côté où le ganglion est intact, s'injecte; tous ses vaisseaux se dilatent rapidement, tandis que les vaisseaux de Tautre oreille ne subissent, pour ainsi ,dire, aucun changement de calibre. Cela provient de ce qu'en enlevant le ganglion cervical supérieur droit, nous avons détruit presque toutes les fibres nerveuses vaso-dilatatrices de toute la région correspondante de la tète. L'excitation des fibres nerveuses sensitives de l'oreille droite ne peut donc plus provoquer, par action réflexe, la dilatation des vaisseaux de cette partie, comme du côté gauche où le ganglion cervical est resté intact.

Lorsque l'animal sur lequel on fait cette expérience est opéré depuis plusieurs jours, on peut ordinairement provoquer de nouveau des dilatations vasculaires réflexes dans la région correspondante de la face et de la tète. On peut expliquer ce retour des actions vaso-dilatatrices réflexes, en admettant que quelques fibres vaso-dilatatrices naissent au-dessus du ganglion cervical supérieur et ne le traversent pas. Ces fibres acquièrent sans doute progressivement, lorsque tous les autres éléments vaso-dilatateurs sont paralysés, une action de plus en plus puissante sur les ganglions vaso-moteurs périphériques, et Ton peut à la rigueur se rendre compte ainsi de la réapparition de^ phénomènes de congestion réflexOi quelques jours après l'arrachement du ganglion cervical supérieur.

D autres faits démontrent l'influence de la section du

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