‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 73 sur 107 · INFLUENCE DU SYMPATHIQUE SUR LA CONGESTION RÉFLEXE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SYMPATHIQUE SUR LA CONGESTION RÉFLEXE

cordon cervical supérieur, ou de Tarrachement du ganglion cervical supérieur, sur les phénomènes vaso-dilatateurs réflexes. Si Ton met un lapin ainsi opéré depuis deux ou trois jours, dans une étuve dont la température s'élève à 40 degrés environ, on verra, au bout de quelques moments, les vaisseaux de Toreille du côté intact se dilater et la température de cette partie s'élever à près de 40 degrés, tandis que les vaisseaux de l'autre oreille ne se modifieront presque pas et que sa température (si Texpérience ne dure que peu d'instants) restera à peu de chose près la même qu'auparavant.

Les mêmes résultats s'observent d'ailleurs sur tous les animaux. Ainsi, si vous coupez d'un côté, sur un chien, le nerf composé de la réunion du nerf vague et du sympathique, ce chien aura l'oreille du côté correspondant beaucoup plus chaude ; au bout de quelques jours, quand les phénomènes de congestion ne sont plus aussi considérables, si vous faites courir le chien, vous constaterez que ce sera Toreille dont le grand sympathique est sain, qui deviendra la plus chaude ; l'autre, au contraire, dont vous avez coupé les vaso-dilatateurs, ne s'échauffe pas d'une façon notable.

Vous coupez le sciatique d'un chien et vous le faites courir, après avoir pris au préalable la température de ses membres postérieurs. Après qu'il a couru, surtout si c'est au soleil, vous reprenez à nouveau la température des deux membres, et vous constatez que c'est celui qui avait la température la plus élevée avant l'expérience, qui est le moins chaud.

L'explication de ce phénomène est absolument la même ([ue dans les cas précédents.

M. Schiff indiquait aussi, en 1856, un autre résultat ex-

périmental extrêmement intéressant, et du même ordre que ceux que nous venons de mentionner. H assurait que, >i Ton injecte, sur un animal auquel on a coupé un des nerfs sciatiques, du pus ou des matières putrides, de façon à produire de la fièvre, c'est le membre dont le sciatique a été coupé qui ofiFre, pendant la durée de cette pyrexie, la température la moins élevée. J'ai répété plusieurs expériences de ce genre, et les effets n'ont pas été conformes à ceoi que M. Schiff a fait connaître.

Je vous citerai, comme exemple, une expérience faite Tannée dernière. Sur un chien, on avait coupé le nerf sciatique gauche, le 13 avril i872. On fait, le 1& mai suivant, dans la veine crurale droite, de la périphérie vers )e cœur, une injection de liquide putride (macération aqueux de foie humain faite depuis plusieurs jours). On aiait pris la température du rectum et cdie des extrémités digitales des deux membres postérieurs, avant de pratiquer l'injection. On avait trouvé les chiffres suivants :

T. Membre postérieur droit 28»,0 —

T. Membre postérieur gauche 32^,8 —

On reprend la température de ces mêmes parties, trois quarts d'heure après l'injection. On trouve :

T. Membre postérieur droit 19* ,5 —

T. Membre postérieur gmuche 33*,4 —

Le lendemain, 15 mai, on constate les températures suivantes :

T. Membre postérieur droit 27»,0 —

T. Membre postérieur gauche 37»,â —

On voit que la température, sous Tinfluence de la fièvre

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