‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 75 sur 107 · INFLUENCE SUR LA GLANDE SOUS -MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE SUR LA GLANDE SOUS -MAXILLAIRE

c'est-à-dire à la pression du sang artériel. On pouvait en conclure que la sécrétion ne devait pas être une simple conséquence d'une augmentation subie par la pression du sang dans les capillaires de la glande, au moment de rentrée de cet organe en fonction. Il est vrai que, dans cette expérience, on avait pris la pression du sang artériel dans la carotide, et non dans les artères mêmes de la glande ; de telle sorte que Ton n'était pas en droit d'admettre comme incontestable, la différence qu'on signalait entre la pression de la salive dans le canal de Wharton et celle du sang dans les artères de la glande. Nous savons, en effet, d'après les recherches de M. Cl. Bernard, que toutes les fois qu'il se produit une dilatation vasculaire limitée, par paralysie des vaisseaux dans une partie du corps, la pression augmente dans les vaisseaux de cette partie. Or, les découvertes de M. Cl. Bernard nous ont appris aussi ce que M. Ludwig ignorait au moment de ses investigations, à savoir : que les petits vaisseaux des glandes se dilatent à l'instant où se produit la sécrétion de ces organes, de telle sorte que la pression sanguine s'y élève notablement.

Quoi qu'il en soit, M. Ludwig avait été conduit, par ses expériences, à considérer l'influence du système nerveux sur la sécrétion de la glande sous-maxillaire, comme s'exerçant directement sur les éléments sécréteurs de cet organe, et non par l'intermédiaire d'une modification de la circulation inlra-glandulaire. Sa manière de voir à cet égard lui avait semblé confirmée par une autre série d'expériences. Il avait vu que l'on peut, en électrisant le nerf lingual et la corde du tympan accolée à ce nerf, provoquer la sécrétion de la salive sous-maxillaire sur un chien, après ligature faite des deux artères carotides, et, bien plus, que l'on peut obtenir le même résultat, en électri-

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sant ce uerf, aussitôt après la mort, sur la tète d'un chien, séparée du corps.

J'ai constaté, sur un chien qui venait de mourir, et chez lequel le cœur était compljéteinent arrêté, que la faradisation du nerf lingual, pratiquée au-dessus du point d'où se détache le filet glandulaire sous-maxillaire, provoque l'écoulement de plusieurs gouttes de salive par un tube introduit dans le canal de Wbarton. Cette observation confirme celles de M. Ludwig.

Les expériences de M. Ci. Bernard ramenèrent un bou nombre de physiologistes à la théorie qui avait été abandonnée. M. Cl. Bernard avait montré, en effet, que l'excitalion soit directe, soit réflexe, de la corde du tympan. détermine un double résultat à peu près simultané, d^une part, une activité plus grande dans le travail de la sécrétion delà glande sous-maxillaire; et, d'autre part, une dilatation des vaisseaux de la glande, avec accélération du cours du sang au travers de l'organe, etc. Il semblait dooe qu'il y eût une certaine connexité entre ces modifications circulatoires et la suractivité de la sécrétion salivaire.

En réalité, il n'en est rien, et l'opinion de M. Ludwig peut invoquer aujourd'hui en sa faveur des arguments qui ne laissent guère de place au doute. Je ne fais que tous rappeler les expériences qui ont fourni ces arguments, car je vous les ai déjà fait connattre dans une précédente leçon (voy. p. 178 et suiv.). M. Cl. Bernard a constaté que les deux sortes d'effets produits par l'excitation de la corde du tympan, les effets vasculaires et les effets de suractivité sécrétoire, ne se produisent pas au même moment. Puis, et cela est bien plus probant, M. Heidenbain a démontré, ainsi que nous l'avons vu, que l'on peut, à Kaide du sulfate d'atropine, supprimer complètement les effeU

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