‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 76 sur 107 · INFLUENCE* SUR LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE* SUR LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE

sécrétoires, en laissant persister les phénomènes vasculaires.

Ce résultat expérimental est bien plus décisif que celui qu'avait obtenu M. Giannuzzi quelques années auparavant (1). Ce physiologiste injectait une solution de carbonate de soude ou d'acide cblorhydrique dans les canaux de la glande sous-maxillaire, puis il excitait la corde du tympan : les vaisseaux de la glande se dilataient, mais il n'y avait pas de sécrétion salivaire, et l'on voyait se produire un œdème de la glande. Or, il est clair ([u1l ne pouvait plus y avoir de sécrétion, comme le fait remarquer judicieusement M. Legros, puisqu'on avait détruit ou altéré profondément Tépitbélium glandulaire.

Les expériences de M. Heidenhain, celles de De Wittich que j'ai citées aussi (p. 174), prouvent bien qu'il n'y a aucune connexité nécessaire entre les modiBcations de la circulation intra-glandulaire, qui ont lieu sous l'influence de la corde du tympan, et les phénomènes de suractivité sécrétoire, qui se manifestent sous la même influence. Elles conduisent à admettre que la sécrétion, provoquée par l'excitation directe ou réflexe des nerfs qui se distribuent aux glandes, se produit sous l'influence d'une action directe de ces nerfs sur les éléments propres de la glande, et qu'il existe, par conséquent, dans ces nerfs, des fibres qui sont de véritables éléments nerveux sécréteurs.

(1) Giannuoi, Berichte der K. Sachs. Gesellschaft der Wissenach., 1865. (Citation de M. Legros, Des nerfs vaso-moteurs, Tbèse de concours, Paris^ 1873, p. §5.)

Inflaence de Tappareil vuo-moteur sur les sécrétions (suite). — > Actioa éa

nerfs vaso-moteurs sur Testomac, sur l'intestin.

Nous avons été conduits, par les résultats expérimentaux exposés daus la dernière leçon, à admettre que les glandes sous-maxillaires, et, d'une façon plus générale, les glandes salivaires, reçoivent des fibres nerveuses destinées a agir directement sur les éléments cellulaires par lesquels s'opère la sécrétion. Et nous avons vu que ces fibres, en ce qui concerne la glande sous-maxillaire, sont entremêlées, dans le fiiet glandulaire provenant de la corde du tympan, avec des fibres vaso-dilatatrices.

Des recherches anatomiques très-attentives, faites par M. Pfliîger (1), lui ont montré un mode de terminaison des fibres nerveuses sécrétoires, qui s'accorderait parfaitement avec les données physiologiques. Il a vu, en effets que des fibres nerveuses peuvent être suivies jusqu'aux cellules tapissant les culs- de-sac des glandes salivaires. Ces fibres nerveuses sont encore munies de myéline, au moment où elles parviennent au voisinage des cellules ghtndulaires. Lorsqu'elles sont parvenues là, leur cylindre^axe se divise en plusieurs filaments qui pénètrent dans Tinté-

(1) E. Pflûger, Die Endigtmgen der Absonderungtnerven in der Speéckei drùsen und die Entwickelung der Epithelien (Archiv f. micr. Anat. V» 193- 198, pi. XUI, flg. 1 à 12). -- Die Speicheldriisen (Handbuch der Lehrc im den Oeweben..., tod Stricker, 1869, p. 306 et suiv.).

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