‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 78 sur 107 · ACTION DU SYMPATHIQUE SUE LES SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

ACTION DU SYMPATHIQUE SUE LES SÉCRÉTIONS

sulfurique fait disparaître, avec production de bulles de gaz, un certain nombre des granulations contenues dans les corps suspendus dans le liquide et de celles que renferme le liquide lui-même ; et Ton voit se former aussitôt des cristaux aciculaires de sulfate de chaux.

Je reviens aux effets de Télectrisatiou des nerfs destinés à la glande sous-maxillaire. Je vous ai dit tout à l'heure que la faradisation des nerfs sympathiques ne produisait un écoulement de salive que pendant un instant, et que cet écoulement cessait ensuite tout à fait. Je dois ajouter que les choses ne se passent pas toujours de cette façon. Quelquefois le travail sécrétoire provoqué par l'excitation du sympathique persiste beaucoup plus longtemps. J'ai observé qu*il en est ainsi, lorsque l'animal (chien), sur lequel on faradise les nerfs sympathiques, est atropinisé. J'ai vu chez un chien, dans ces conditions , l'excitation faradique du bout supérieur du nerf vago-sympathique , faite du côté de la glande sous-maxillaire mise en expérience, déterminer un écoulement continu de gouttes de salive pendant plusieurs minutes, par le tube métallique introduit et fixé dans le conduit de Wharton : lorsqu'on n'électrisait le nerf que pendant quelques instants, l'écoulement salivaire ainsi provoqué persistait assez longtemps après que l'excitation avait cessé, c'est-à-dire durant cinq ou six minutes environ.

Nous voyons donc que la glande sous-maxillaire est innervée par des nerfs de deux sortes : la corde du tympan et les filets nerveux fournis par le sympathique cervical : il en est de même des vaisseaux de cette glande. Dans l'état normal, ces nerfs entrent d'ordinaire en activité par mécanisme réflexe. Le plus fréquemment, c'est une excitation des extrémités du nerf linguaJ, produite par le

contact de corps sapides, qui provoque le travail sécrétoire et fait dilater les vaisseaux de la glande. Cette excitation est transmise au foyer d'origine du nerf trijumeau, puis elle se réfléchit dausle bulbe rachidien, vers le foyer d'origine du nerf facial, et elle met en activité les fibres nerveuses sécrétoires et les fibres nerveuses vaso-dilatatrices de la corde du tympan.

Dans quelques cas, ces fibres sont excitées par un antre mécanisme. Ainsi la vue d'un aliment sapide, ou même ridée de cet aliment, peut provoquer un afQux de saliv? dans la cavité buccale ; et, bien certainement, dans ce cas, comme dans le précédent, les vaisseaux de la glande se dilatent encore , en même temps que les éléments glandulaires entrent en activité.

D'ailleurs, les actions réflexes, vaso-dilatatrices et sécrétoires, qui ont lieu dans la glande sous-maxillaire, ne sont pas provoquées exclusivement par l'excitation du nerf lingual. MM. Owsjannikow et Tschiriew (1) ont montré que l'excitation des nerfs cervico-auriculaires, du nerf sciatique, et, d'une façon générale, de tous les nerfs sensitifs, peut déterminer une suractivité de la sécrétion salivaire. Ils pensent que cet eflet est dû , pour ces nerfs , oommt* aussi, du reste, pour le nerf lingual, à une stimulation produite par l'excitation de ces nerfs sur le centre vaso-moteur inlra-bulbaire. Il y aurait, par suite de cette stimulation, une constriction de la plupart des petits vaisseaui dans toute l'étendue du corps, d'oii augmentation de pres-

(I) Ph. Ow^annikow et S. T»chiriew, Influence de CaetiviU réflexe det <«très nervettx vasculaires sur la dilatation des artères pMpkérifues ei $mr .V sécrétion des glandes sous-maxillaires. (Bulletin de rj^cadcmie impérkk à^ S8int.Péte«bourg, t. XVHI, p. 18-28, mai 1872. -Anal, w Archife* de pb« •lolofie, 1873, p. 90).

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