‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 88 sur 107 · INFLUENCE DES MOUVEMENTS PÉRISTALTIQUES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES MOUVEMENTS PÉRISTALTIQUES

interprétation qui doit être adoptée. Il est probable, en effet, que des mouYements péristaltiques ont lieu dans tous les cas de purgation par les purgatifs drastiques, à un <»rtain moment de l'action de ces purgatifs, probablement lorsque les liquides sécrétés commencent à s'accumuler dans la cavité intestinale. Il me semble que, même dans les cas de purgation par les sels purgatifs, les choses ne doivent pas se passer autrement. On ne comprendrait guère que les évacuations alvines se produisissent dans les €as d'action des purgatifs salins, si des mouvements péristaltiques ne se déclaraient pas à un certain moment. Il parait probable que la différence principale qui existe, sous ce rapport, entre les effets des purgatifs salins et <*eux des purgatifs drastiques, se réduit à ceci : que les mouvements intestinaux ont lieu plus rapidement pour ceux-ci que pour ceux-là, et cela, vraisemblablement, parce que l'action des purgatifs drastiques est plus prompte que celle des purgatifs salins.

MM. Legros et Onimus, dans le travail qu'ils ont publié sur les mouvements des intestins (1), avaient déjà bien constaté que les mouvements péristol tiques ne sont pas augmentés, dans les cas où l'on introduit des sels purgatifs ou de rbuile d'olives dans l'intestin, et ils avaient vu qu'au contraire, ces mouvements sont exagérés, lorsque l'on met en contaet, avec la membrane muqueuse intestinale, de la poudre d'ipécacuanha, de la poudre de seigle ergoté, ou de Thuile de croton. Mais, comme je viens de le dire, la différence, sous ce rapport , n'est probablement pas aussi accusée qu'on l'a prétendu, et elle dépend prin-

(1) Legros et Onimus, Kechefxhes expérimentales sur tes mouvements de f intestin. (Joarnal de Robin, 1809. Vor* p. 187 et suiv.)

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cipalem^Dt de la rapidité plus ou moins grande d action des substances purgatives sur Tintestin. Il convient de bien noter que, même lorsqu'il s*agit de purgatifs drastiques, on n'observe jamais des mouvements intestinaux aussi énergiques qu'il le faudrait^ pour que la théorie de Tbiry et de Radziejewsky eût une apparence de raison d'être.

Ainsi donc, dans ces expériences, soit dans celles qui ont été faites à l'aide du sulfate de magnésie, soit daos celles qui ont eu l'élude de l'action de la teinture de jalap pour objet, on a constaté des résultats assez concordanis.

Dune part, on a reconnu que ces substances purgatives produisent leurs effets, en déterminant un catarrhe intestinal assez intense, mais passager. Ce catarrhe est caractérisé d'abord par le gonflement de la membrane muqueuse, sa congestion vive, soit uniforme, soit par plaques irr^ulières et nombreuses (ce qui est le plus fréquent) : il est non moins caractérisé aussi par la constitution des liquides sécrétés.

La congestion de Tintestin s'étend même parfois jusqu'au tissu cellulaire sous-péritonéal ^ c'est du moins ce que nous avons observé dans quelques-unes de nos expériences ; mais il est probable que le contact de l'air, subi par l'intestin lorsqu'on Ta mis à découvert, soit pour faire l'injecticn dans sa cavité, soit pour l'examiner pendant l'action de la substance purgative, a contribué pour beau* coup à produire cette congestion extérieure. En tout cas, la congestion de la membrane muqueuse ne saurait être attribuée à une autre influence qu'à celle de Faction du* purgatif. Et il est une remarque qui doit être faite à propos de cette congestion de la membrane muqueuse intestinale,

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