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ÉTAT CATÂRRHAL PRODUIT PAR LES PURGATIFS

c'est qu'elle ne disparaît pas après la mort violente (par section du bulbe rachidien), même lorsque l'intestin reste en plRC3 pendant quelques heures après que l'animal a été sacrifié. Le resserrement qui a lieu dans les artères et dans tous les petits vaisseaux, après la mort, ne s'effectue pas dans les régions où la congestion s'est produite.

La rougeur de la membrane muqueuse intestinale peut être très-vive, presque ecchymotique parfois. Les villosités de cette membrane sont revenues sur elles-mêmes, comme rétractas ; mais cet état des villosités est peut-être . dû à une contraction post mortem des fibres musculaires des villosités, c'est-à dire de ces fibres qu'on désigne souvent sous le nom de muscles de Brilcke.

Quant au liquide qui s'accumule dans Tintestiu, lorsqu'on fait l'expérience comme dans les cas précédents, il off're, ainsi que je l'ai dit, des caractères tout à fait significatifs, et qui ne peuvent laisser aucun doute sur l'exis* tence d'un catarrhe intestinal. Ce liquide est muqueux, plus ou moins trouble ; il contient en suspension une quantité énorme de cellules épithéliales desquamées. Ces cellules sont ou dissociées ou agminées en petites plaques : le noyau qu'elles contiennent a, dans un certain nombre, d'entre elles, subi l'altération vésiculeuse décrite par M. Ranvier et qui, ainsi que cet histologiste l'a montré, prend naissance sous l'influence des irritations de l'épithé- Huai ou des tissus sous-jacents. On voit, en outre, des noyaux épithéliaux devenus libres et dont plusieurs ont subi aussi l'altération susdite.

Le liquide intestinal contient, en plus, des leucocytes et uu petit nombre de globules rouges du sang, sortis par diapédèse. On y trouve enfin des granulations moléculaires, ressemblant plus ou moins aux granulations du

chyle et des vibrions. Pour ce qui conûeroe ces derakrs corpuscules, il ne faut pas s'étonner de leur présence àm la matière diarrbéique, résuliaot de Tactioii des pargatift. car si l'on examine le mucus qui tapisse la membraoe muquense de Tlatestin grôle d'un chien, à TéUt tout à fait normal, on y trouvera toujours des bactéries et de vibrions.

Comment se refuser à admettre TexisteDce d'un calairhe intestinal, lorsque Ton constate les modifications de la muqueuse que nous avons indiquées, et ia production d'un liquide abondant offrant les caractères qui Tiennent d'être décrits. J'ajouterai que le liquide intestinal, daa^ les cas où nous avons fait usage de sul£ate de magnésie, contenait encore une grande partie de ce sel au naonent où l'animal a été sacrifié ; cependant une certaine partie du sulfate avait été absorbée; comme on a pu s'en assurer &• cilemont. Voici, du reste, Turine d'un des chiens efafi lesquels nous avons fait une injection [de sulfate de magnésie dans l'intestin. Je verse dans le tube* qui Gonlient quelques centimètres eubes de cette urine, un eeutùaètrt cube environ d'une forte solution de phosphate de sondt' ammoniacal, et vous voyez tout aussitôt se ionaer ur abondant précipité de phosphate ammoniacO'-magnésiia!. Voici, d'autre part, dans ce tube, de l'urine d'un chieii chez lequel on n'a pas fait d'injection de sullate de ou* gnésie. J'y verse un centimètpe cube environ de la mtoie solution de phosphate de soude ammoniacal. |Youa rwi qu'il ne se produit qu'un précipité presque insignifiani : et encore, comme il est facile de s'en assurer par TesanKi des cristaux, ce précipité estril formé enUèraiMnt oc presque entièrement de phosphate de chaux L^exiileiKt d'un catarrhe intestinal assez intense ne s'eppose d»'

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