‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 94 sur 107 · INFLUENCE DES NERFS RÉNAUX SUR LA SÉCRÉTION · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES NERFS RÉNAUX SUR LA SÉCRÉTION

des données anciennes, relatÎTes à ce point de la physiologie. Krimer (1) a vu, à la suite de la section des nerfs

qui se rendent aux reins, rurine contenir une quantité d'albumine et de matière colorante plus grande que dans l'état normal. J. Miiller etPeipers{2) ont fait, relativement à l'influence des nerfs rénaux sur les reins, des expériences bien souvent citées. Ils liaient sur des animaux les vaisseaux rénaux, en évitant de comprendre les uretères dans la ligature. Celte ligature était serrée suflSsamment pour produire récrasement linéaire de tous tes nerfs rénaux, satellites des vaisseairx; puis elle était enlevée, de façon à permettre à la circulation de se rétablir dans les vaisseaux et, par suite, dans le rein. L'uretère était attiré hors de la plaie abdominale et l'on y fixait un petit tube. Or, la sécrétion ne se rétablissait pas après que l'opération était achevée. E^lenie se montra de nouveau que dans un seul cas, sur tine brebis ; l'urine sécrétée dans ces non- Telles conditions était sanguinolente. Dans toutes tes expériences, on constata invariablement un ramallissemenl du tissu rénal. Valentin, d'après Millier, n'aurait pas vu les reins so ramollir à la suite de la section des nerfs rénaux, mais seulement devenir plus flasques que dans Vétat normal. A l'époque où J. Miiller et Peipers faisaient teurs expériences, on ne connaissait pas les nerfe vaso-moteurs, cl, par conséquent, ces expérimentateurs ne pouvaient pas attribuer les effets qu'ils avaient observés à une action des nerfs rénaux sur la circulation du rein. Miiller croyait à une influence de ces nerfs sur la nutrition de Torgane se-

(1) Citation de J. MûUer (Manuel de physiologie» trad. de Joardan» I. I, p. 373).

(2) Peipen, De nervorum in êecretumes aciioHej Betlin, 1834. -* J. MuUer (Manuel de physiologie, trad. de Jourdan, t. I, p, 374).

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crétcur de Turine, et il éoiettait sur le rôle des nerfs glandulaires, envisagés en général, une vue que les recherches modernes ont démontrée être exacte, au moins en partie. 11 considérait ces nerfs comme des nerfs sécréteurs. Il lui paraissait probable que Tinfluence des nerfs sur les glandes avait pour but de solliciter la substance glandulaire à mettre en exercice les « propriétés spécifiques qui la distinguent (1)».

Pour peu qu'on réfléchisse au procédé opératoire mis en usage par J. Miîller et Peipers, on comprendra que le ramollissement du rein, qu'ils observaient à la suite de lairs expériences, pouvait ne pas être le- résultai de ^écras^ ment linéaire des nerfs rénaux, mais que, suivant toute vraisemblance, il était dû aux troubles circulatoires déterminés par la ligature passagère des vaisseaux de Torgane.

Cette même expérience a été faite quelques années plus tard par Marchand. Cet auteur a surtout constaté que la section des nerfs rénaux avait pour conséquence une augmentation d'urée dans le sang, due sans doute à un alEûblissenient des fonctions rénales (2).

Plus récemment, divers physiologistes ont pratiqué li ligature ou la section des nerfs rénaux. M. Ârm. Morctu aurait obtenu des résultats assez analogues à ceux que J. Muller et Peipers ont publiés. Au contraire» M. Bert. après l'ablation de tous les nerfs rénaux, la surface exti^* rieure de l'artère rénale ayant même été grattée pour détruire les filets nerveux qui pouvaient y être accolés «i constaté que le rein correspondant n'avait subi aucune al* téralion. M. Ranvier n'a pas vu iion plus le rein se A^

(1) J. Mûller, foc. cit.

(2) Marchand (MùUer't Archiv, i839, p. 90. ^ QUUod de J. UâlW. M.* nuel de physiologie, trad. do Jourdan, 1. 1, p. 498)«

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