SCULPTURE. PEINTURE. ARTS INDUSTRIELS
sions que fies images dessinées sur les murs des tombes ou sur les ais des eercueils. s'y déploie dans toute sa finesse. C'est une profusion de gorgerins en or, de colliers en perles d'agate ou en fleurs de lotus cmaillées, de scarabées en cornaline, en améthyste, en on^Tc. Des pectoraux aux cloisons d'or incrustées de lamelles en pâtes vitreuses ou en pierre découpée portent les cai'touches d'Ousirtasen III et d'Anienemhat III et tout dans ce trésor trahit une sûreté de goût et une légèreté d'outil prodigieuses. A les voir si délicats et pourtant si neul's dans leur antiquité, on perd la notion des cinquante siècles qui se sont écoulés depuis lors. 11 semble que les femmes royales auxquelles ils appartinrent se tiennent quelque part, à portée de la voix, prêtes à répondre dès qu'on daignera les appeler ; on imagine par avance la joie qu'elles ressentiront lorsqu'on leur rendra ces parures somptueuses et il faut l'aspect des cercueils vermoulus, où leur momie sommeille raide et défigiu'ée, pour ramener le curieux au sentiment de la réalité ». (Histoire (tncicnnc des peuples d^^ POrient, p. ôl8).