LA HAUTE KOYPTK PRIMITIVE
ondulée, qui a pour but de retenir la corde au moyen de laquelle le vase était suspendu. Les vases de cette catégorie ont des formes différentes, allant depuis le type globulaiic à panse large jusqu'au type cylindrique parfait. Plus le vase tend vers le cylindre, plus l'anse ondulée tend à encercler entièrement la panse, au point que dans la fonue complètement cylindrique la ligne en zigzag la contourne entièrement.
Les poteries « décorées » montrent à la surface des peintures en coulcin\s rouge ou brun, dont les unes imitent des décors de vannerie, tandis que les autres représentent des sujets divers que nous rencontrerons plus loin.
Les vases appelés « late » montrent une surface régulière, tandis que les « rough faced » ont, comme le nom l'indique, une paroi rugueuse et sont en une matière moins fine.
Pétrie établit une série fondamentale des vases les ])]us fréquents à différents moments de la période primitive. Cette classification est basée sur l'apparition, le développement, la disparition des divei* types, ainsi que sur la proportion des différents types dans un même tombeau. Si l'on traduit la planche caractéristique de Pétrie (Origines, pi. II) en un tableau, voici ce qu'on obtient :
I 3o 3i-34 i 3r)-4a 43do Si-lia GS-;! ' 72-80
Ijlack Topin'd
Ru<l
Cross-liiicd
Wavy
Décora ted
Laie
Kough
A la date de succession 30. le tal)leau montre cinq vases rouges à bord supérieiu' noir pour un vase rouge poli. A la date de succession 31-34, pour trois vases à bord supérieur noir on trouve trois
vases rouges polis et deux à peintures blanchâtres. Les vases rouges, à bord supérieur noir, sont encore représentés par trois spécimens à la date 35 à 42, par deux à la date 43 à 50, puis ils disparaissent. La série à anse ondulée est disposée en partait des vases globulaires, pour se continuer de plvis en plus par les vases cylindriques. On voit que les vases à anse ondulée sont plutôt rares avec le groupe des vases rouges à bord supérieur noir, tandis qu'ils sont plus fréquents avec toutes les autres catégories du second groupe. Ils fournissent de la sorte un point de suture entre les deux groupes. Mais la question est de savoir si l'ordre dans lequel ils sont présentés ne poiu'rait quelquefois pas être renversé. Les découvertes dans les sites des premières dynasties répondent à cette objection en montrant que les vases cylindriques, dérivés des poteries à anse ondulée, se prolongent à l'époque historique, tandis que les vases rouges à bord supérieur noir manquent complètement (avec une réserve cependant sur laquelle on reviendra dans un instant). On a pu montrer que le point de contact de la première dynastie avec le cadre des dates <le succession, tombait aux environs du chiffre 75.
Les résultats ainsi obtenus par Pétrie ont été confirmés au cours des fouilles qiu furent exécutées, dans les dernières années, par différents explorateurs. Jamais — lorsque les observations ont été faites avec suffisamment de minutie — les fouilles de l'américain Reisner à Naga-ed-Derr ou de l'autrichien Junker à Tourah ou également de rallcmand Môller à Abousir-el-Meleq n'ont renversé le cadre général, établi par l'explorateur anglais. Jamais on n'a trouvé un tombeau qui présentât un assemblage de céramique venant contredire le tableau donné ci-dessus.
On peut assurer de la sorte, que les tombeaux trouvés en Haute- Egypte, et qui se rattachent à la période primitive, se divisent en deux groupes caractérisés principalement par leur céramique.
Dans les dernières années, à la suite des travaux de surélévation du barrage d'Assouan, le gouvernement égyptien résolut de faire explorer à fond toutes les nécropoles nubiennes avant qu'elles ne fussent submergées. Les découvertes qui résultèrent de cette exploration sont des plus importantes au point de vue de l'appréciation à porter sur la période primitive.
En Nubie aussi, on constate l'existence de deux périodes, la