Voiture Thomson-Houston. — La fig. 378 montre un
Fig. 378.
système analogue appliqué au cas où Ton n'emploie qu'un seul conducteur spécial et où le retour a lieu par les rails.
11 n'existe alors qu'un seul galet à l'extrémité du bras mobile. On distingue sur la figure les dispositions générales adoptées dans les voilures électriques de la Compagnie américaine Thomson- Houston et dont une vue en plan a déjà été donnée dans la fig. 36 1. Autour du mécanisme, on voit le chasse-corps qui porte les balais en fil d'acier destinés au nettoyage des rails.
Les voitures portent deux moteurs de 7 7-2 chevaux chacun , associés en quantité. Ces moteurs, dont l'excitation est faite en
série, sont soumis à une tension de 5oo volts. Le courant arrivant du galet mobile traverse un coupe-circuit fusible qui interrompt le courant lorsque celui-ci dépasse 5o ampères. Le circuit comprend également un parafoudre pour éviter que les moteurs et les appareils de réglage ne soient détériorés par des décharges atmosphériques ; on emploie, dans ce but, Tappareil décrit au § 478 et destiné à empêcher la formation d'un arc permanent lors d'une décharge. Le courant traverse ensuite les armatures des moteurs, le rhéostat, rînverseur de courant , les inducteurs et gagne la terre par rîntermédiaire des essieux, des roues et des rails.
Le rhéostat, fig. 379 et 38o, mérite une mention spéciale. Il se place sous la voiture et se manœuvre des plates-formes par des cordes passant sur le tambour D. On déplace ainsi un bras portant
Fig. 379.
Fig. 3 80.
un ressort S qui appuie le froiteur O sur les blocs de contact
disposés en arc de cercle. Ces blocs font saillie et sont reliés par
des lames de fer repliées en zigzag et isolées par des bandes de mica.
Le bras de contact interrompt le courant lorsqu'il arrive à l'une
Un ressort e &o\\\c extrémité se irouvcm inférieure des fils .Iij poulies communi.|Li.
moteurs. Des ress .
contre les condiu.
récemment des ,
neni, le courant traverse u
.^-n;iique a pour effet de brisi
. i.rcmîié de la pii;ce C , suivai
..-.- du mû
^ 3Si montre un système de prise - rt et dans lequel le galet roulant . ..le glissant sous le fil qui amène k- . 1 ielle est garnie d"un alliage mou . . ; iu fil. Cette garniture suppono -:rt;s sans réfection.
,-- r'rotteur est relevé par deux ressorts .■.■ vertical, ce qui permet au Trotteur m, en même temps qu'un déplacement
A Rtclimond. — M. Sprague , l'un dos
. ,i^ctrique aux Etats-Unis, a doté la ville
^ •■jrticuliércment intéressante au point de-
,,;.!iqucs. La ligne, â double voie, a une
Fig. 38..
■ kilomètres ; elle possi;de des rampes variant de ,: il présente des courbures dont le rayon est i V-,, Les chaussées sont mal entretenues, comme
: \c cas dans beaucoup de villes américaines, et, par les temps
pluie, la voie est complètement recouverte de boue. Tous ces
^«^laclcs accumulés faisaient considérer la tentative comme
désespérée par les hommes compétents ; aussi le succès de Tentre-
prisc opéra-t-il une réaction à laquelle on doit en grande partie
le développement de la traction électrique aux Etats-Unis.
Le nombre des voitures simultanément en mouvement est d'environ 40. La station centrale, qui sert également à Téclairage de la ville et à ralimeniation de moteurs domestiques, comprend, pour le service des tramways, trois moteurs à vapeur du système Armington , de i25 chevaux, activant 6 dynamos Edison de 40 kilowatts à 400 volts.
Le courant arrive aux électromotcurs des véhicules par des fils en bronze siliceux supportés par des potences fixées au dessus de la voie à des poteaux situés entre les deux lignes. Les fils de prise de courant communiquent avec un conducteur de gros diamètre courant à la tête des poteaux. Ce dernier est lui-môme relié à la station par des feeders, dont la fonction est de maintenir une tension uniforme sur les conducteurs de distribution.
Chaque voilure porte deux électromoteurs attaquant chacun un des essieux par un train d'engrenages réduisant la vitesse de 12 à i. Les moteurs, qui développent normalement chacun 7 '/2 chevaux, sont susceptibles de produire momentanément un effort quadruple de Teffort normal, afin de démarrer sur les rampes et les courbes de faibles rayons. Les moteurs du type décrit au § 574, fig. 343. permettent d'effectuer les variations de Teffort moteur sans rhéostat, grâce à Tenroulement spécial des inducteurs.
Le courant retourne à la station par les rails de la voie ; afin de diminuer la résistance de retour, les rails sont réunis de distance en distance aux conduites d'eau et au puits du voisinage, qui constituent de bonnes prises de terre. Les résultats de l'exploitation de Richmond ont montré une économie de 40 pour cent sur la traction par chevaux et l'électricité a permis de surmonter des difficultés que ce dernier système n'aurait pu vaincre. Ainsi , lorsque la voiture descend une pente de 0,1 , il est possible, en renversant le courant dans les électromoteurs , de produire l'arrêt et la marche en arrière sur un espace égal à la moitié de la longueur du véhicule.
ELECTRIQUE
AMcme est propre à réduire très notablement
--diKfrsur les téléphones. — Dans ]a presque toialiic
. ■.. , ..viriqucs amOricains on faii usage de conducteurs
4ii> Its neuf dîxii-mcs des installations, le retour a lieu
. ». La tension, généralement admise dans ces conduc-
.^ ...iiisiue de 5oo voîis. L'expérience semble avoir montré .* .vii>i(>n n'offre pas de dangers, car des milliers d'agents
..i .^'. Jiii'tTenis, appanenant aux compagnies de tramways,
■.,. '. ,.■■( secousses élcciriques qu'elle produit sans inconvénients.
.-■iipk'i de conducteurs aériens avec retour par la terre occa- V - -t< J<.'s troubles dans les lignes téléphoniques à simple fil , qui ■w» ^nv'iU également du sol pour le retour du courant. Les effets .v-^-i vc" sont de deux espèces : il se produit des phénomènes ,: •îKtU'.'Uon et de dérivation. Remarquons tout d'abord que le cou- •jtM ^jui traverse le fil du tramway est variable, par suite du dépla- .^iiK'ui même du véhicule, des démarrages et des arrêts. Si une ;!i;ito xcniblable est voisine d'une ligne téléphonique parallèle sur un," certaine étendue, on entend par induction, dans les icléphi'UC.'t , des bruits accusant les variations du courant dans les k'U's'iromoteurs, En second lieu , si la ligne téléphonique prend li-rvc dans le voisinage des rails , une dérivation du courant traverse 1,'s n'iéphones. Le son qui en résulte peut devenir très intense au iiinnieni d'une variation brusque du courant. Ces inconvénients ii'i'xisient pas lorsqu'on emploie un double conducteur aérien pour iiiiu'iior le courant aux voitures; mais, comme ce système apporte \iiw grande complication dans les croisements et expose â des luuris-circuiis entre les deux lils voisins, les compagnies de tram- Wiivs ont beaucoup de répugnance à l'employer.
Il .semble que la solution soit plutôt dans l'emploi d'un double lit p(3ur les communications téléphoniques, système qui a beauiiiup d'avantages au point de vue de l'exploitation des téléphones, car il met ceux-ci à l'abri, non seulement de l'induction et des tliTivolions provenant des tramways, mais aussi de l'action des \\]s télégraphiques et des fils à lumière, en même temps qu'il l'iui'êche les communications téléphoniques de se troubler mutuelliiiii'iii. C'est pourquoi le Congres de Paris de 1889 a vivement
ÉLÉMENTS d'un PROJET DE TRACTION. 247
recommandé radoptîon du double fil dans les circuits léléphoniques. Aux Etats-Unis , on s'est bien trouvé également de remploi d'un seul fil de retour isolé, de gros diamètre , pour un faisceau de fils de téléphone. La suppression du retour par la terre empêche les dérivations, tandis que Tinduciion est réduite par suite de Faction différentielle exercée par le fil de tramway sur les deux conducteurs de chaque circuit téléphonique.
Il arrive parfois qu'un fil de téléphone en tombant sur un fil de tramway amène dans les récepteurs des courants susceptibles de brûler les bobines de ceux-ci. On empêche cet accident en munissant les postes téléphoniques d'un fil fusible de petit diamètre, qui peut également servir, avec le parafoudre, à soustraire les appareils aux dangers des décharges atmosphériques.