‹ Leçons sur l'électricité et le magnétisme (volume 2)Chapitre 103 sur 165 · V. Sthoihal et C. Barus, Wied. Ann., t. XIV, p. ôi; 18SI · texte numérisé non relu

V. Sthoihal et C. Barus, Wied. Ann., t. XIV, p. ôi; 18SI

Ch.vssaony, C. li. deTAcid. des se, t. CXVI, p. 977; \H9^.

I- IIouLLEvirin:, Ann. de ch. et de phy. [1\ t. VU, p. iû(î; i«96.

Dans les deux cas, l'aimantation transversale produit un effet de même sens, mais beaucoup plus faible.

M. Remsen {<) a trouvé aussi que le magnétisaie modifie les actions chimiques. Si l'on met. par exemple, une solution de sulfate de cuivre dans une coupe de fer située entre !« pôles d'un (ïlcclro-aimant, le dépôt de cuivre n'est plus uniforme et l'épaisseur de la couche est sensiblement plus faible aux points où le champ est maximum, particulièrement auprès des pièces polaires.

Celte expérience et d'autres analogues (^) ont donné lieu à des interprétations contradictoires. M. Janet déduit du principe de la conservation de l'énergie cette conséquence que la chaleur dégagée par la combinaison du fer avec un corps quelconque doit être plus faible lorsque le métal est placé dans un champ magnétique. M. Duhem était arrivé de son côté i U même conclusion.

Considérons un aimant permanent A et un morceau de fc doux, et supposons que l'on fasse subir nu système le cycle d'opérations suivantes: i° le fer étant d'abord très éloigm-. on l'approche de l'aimant, ce qui correspond à un travail^ des actions magnétiques, abstraction faite de réchauffemenl du métal par l'aimantation; 2° on attaque le fer par un acide. d'où résulte un dégagement de chaleur Q; 3° en éloignantk sel formé, le travail magnétique dépensé est négligeable devant a, puisque le coefficient d'aimantation du sel est très petit; 4° on décompose le sel de manière à reconstituer le ff" primitif, opération qui absorbe une quantité de chaleur (}■ Le cycle étant fermé, il en résulte

P + J(Q— Q')=o et, par suite, Q'>Q.

La force électromotricc d'un couple renfermant du fer doit donc diminuer quand on le soumet à l'influence d'un chan»? magnétique ; en d'autres termes, le fer aimanté serait positil par rapport au fer moins aimanté.

(') I, Remsen, La lum. étectr., l. IV, p. Hfl; 1881.

{>) Voir CuLARDEAt;. Joarn. de Ph. (3), t. VI, p. 129; IsSl- — P. jAJiBt. /'"* p, !88 cl t. Vin. p. 312, 1889. — HimHCiBBCU, Ibid, |3] t. IV, p. il» ; IW* E. L. NicHOLB et W. Fhaskli!., Am. Joara., t. .\XV. — H. A. Howt«n> el ^ Ibid., t. XXVI; taaS. — Journ. de Phyt. [3], 1. VIII, p. 113; ISsS.

i El.ECTBOMOTBICES.

MM. Nichols et Franklin ont trouvé, au contraire, que si l'on forme un couple à liquide avec des électrodes en fer et en platine, l'action du champ magnétique augmente la force iiectromolrice ; l'accroissemenlseraitde o'^joâS dansun champ «Je 38oo unités. MM, Howland et Bell attribuent ce désaccord i l'existence du liquide magnétique produit par la réaction chimique. Si on observe la première impulsion galvanométrique, avecdeux électrodes en fer dont une seule est soumise au champ, oû trouve alors que le fer aimanté devient positif.

M. Hurmuzcscu emploie des électrodes formées de fils de fer à la VVollaslon, c'est-à-dire noyées dans un tube de verre de fa(;on que la section terminale soit seule dénudée. Deux électrodes semblables plongent dans un tube en U renfermant une dissolution très étendue d'acidn acétique ou d'acide oxalique, l'une des branches du tube étant placée entre les pôles (l'un électro-aimant ; la force électromotrice est compensée ttûns chaque expérience et l'équilibre vérifié par un électromètre capillaire sensible au dix-millième de volt.

On doit distinguer deux cas, suivant que le fil de fer est parallèle ou perpendiculaire au champ, c'est-à-dire que la Surface libre possède ou non du magnétisme.

Dans le second cas, abstraction faîte de l'effet initial dû au défaut de symétrie du couple, le fer situé dans le champ devient positif par rapport à l'autre. La force électromotrice correspondante croît avec l'aimantation et atteint o'',Q'iig dans un champ de 7000 unités; elle est indépendante de la nature Je l'acide et du degré de concentration. L'aimantation se caltnlerail par la relation connue pour un cylindre perpendiculaire au champ (276).

Le phénomène parait très irrégulier et dépend de diverses circonstances lorsque la surface de contact du fer avec le li- (juide est l'un des pôles d'aimantation induite.

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