RAPPORT DES UNITÉS
la capacité par la formule suivante de Kirchhoff (*), dans laquelle a représente le rayon des plateaux, h leur épaisseur et e la distance qui les sépare.
e=.fl + -f-r£. '^^^(;+^) + ^£.l+J + .]. 4e 4^ L ^ e b J
M. Himstedt s'est servi également d'un condensateur à plateaux circulaires. En plaçant ce condensateur en dérivation sur une résistance R du courant principal, on le décharge /i fois par seconde, au moyen d'un diapason, dans un des cadres du galvanomètre différentiel ; l'autre cadre, de résistance g, est mis en dérivation sur une résistance /* du circuit principal. La condition d'équilibre est alors
nCR=— —
Dans une autre série, M. Himstedt installe le condensateur en dérivation sur l'une des branches du pont de Wheatstonc et équilibre le courant moyen produit par une succession régulière de décharges; la capacité des fils de communication intervient alors pour une part dont il a été tenu compte.
M. Abraham équilibre aussi, au galvanomètre différentiel, un courant continu par le courant moyen des décharges. Le galvanomètre comprend deux cadres distincts avec des aiguilles différentes montées sur le même équipage ; le condensateur est formé ie lames de verre argentées dont on mesure la distance par les mages réfléchies d'une échelle et le courant constant est déivé sur une dérivation du circuit principal utilisé pour la îharge du condensateur.
On peut encore évaluer la capacité électromagnétique d'un tondensateur par la période des décharges oscillantes (748) et ^n déduire le rapport des unités. C'est une expérience imporante sur laquelle nous reviendrons plus loin.
Enfin une dernière méthode consisterait à déterminer la capacité électromagnétique C par l'intervalle de temps t nécessaire pour que la différence de potentiel des deux arma- -ures, reliées par une résistance R, passe d'une valeur V© à la
(*) Kirchhoff, Mon. Ber. der Ak. zu Berlin, 1877. — Gesamm. Abh., p. 101.
."iK8 MESURE» ÉLECTRIQL'ES.
valeur V. En mesurant le rapport de ces deux potentiels par un éleclromélre, on aurait alors
CR
Vo
771- Résumé des expériences. — A pari la métbode île Weber et Kolilrauscli où le rapport v est emprunté seulement aux nombres fournis par l'expérience même, les autres méthodes font intervenir la valeur numérique d'une résistance, Si les résistances ont été mesurées en fonction d'une unité arbitraire dont la valeur en fonction de l'ohm inlt^rnatioual (421| est égale à IJ, el qu'on veuille ramener les résultais à l'ohm international, on doit multiplier le nombre obtenu pour le rapport v des unités parU ou yU. suivant que l'on a comparé des forces rlectromotrices ou des capacités.
Plusieurs des expériences, par exemple, ont été rapportées h YVaii^ de l'Association Britannique, qui vaut 0,98617 obm international <709) : on corrigera les résultats en les multipliant par ce nombre ou par sa racine carrée o,()Ç)iio().
Cette grandeur v a une telle importance scientifique quîl paraîtra sans doute utile d'indiquer toutes les valeurs obtenues, en les ramenant à l'ohm international.
Nous rappellerons d'abord que, depuis les expériences célèbres par lesquelles Fizeau a montré, en 1849, et Foucault, en 18f)Û, que la vitesse de propagation de la lumière peut être mesurée directement par la méthode de la roue dentée ou par celle du miroir tournant, les principales déterminations de cette vitesse ont donné
Dato.
Observateur.
Viiewe.
iSlia.
Foucault {Miroir tournant). .
Cornu (Roue dentéel
id.
Michelson (Miroir tournant).
iJ.
Newcomb id.
id
RAPPORT DES UNITES.
le part, le rapport v des unités d'électricité, dans les s électromagnéliquc et électrostatique, serait
Valeur de V.
()l)serx'atcur. obtenue.
Weber et Kohirnusch. 3,107.10*®
Maxwell 2,880
Lord Kelvin et King. . 9., 846
Dugald M'Kichan. . . . 2,985
Ayrton et Perry 2,980
Shida 2,995
.1. J. Thomson 2,968
Kxner 3, 01
Klemencic 3,019
Ilinistodt 3,007
Lord Kelvin 3,oo4
Uowland 2,982
J. J. Thomson et Searle. 2,996
Rosa 3,000
Pellat 3,009
Abraham 2,992
Uurmuzescii 3, 001
corrigée.
3,oo4 2,982 2,996 3,000 3,009
difficile de se prononcer sur l'exactitude relative des es expériences. En tout cas, la concordance est si entre la vitesse de la lumière et le rapport des unités cité, que ces deux grandeurs doivent être considérées denliques, au degré d'approximation que comportent iodes d'observation.