CHAPITRE DEUXIEME
PROPiUÉÏÉS DES COUItANTS CIRCULAIRKS
554. Bobines cylindriques. — Nous considérerons principalement les bobines circulaires cylindriques, formées par un fil métallique couvert d'une matif*re isolante et enrouli dans une ijonje de section rectangulaire. Ces bobines sont les plus faciles à construire, celles qui se prêtent le mieux' aux mesures et au calcul et. par suite, celles dont il convient de faire usage dans les appareils de mesures absolues.
Une bobine cylindrique simple (355), formée par une couche de spires oquidistantes, avec un 111 de retour, équivaut à ul système de courants circulaires équidislants normaux à l'axe Le champ d'une pareille bobine traversée par un courant e égal, en cliaque point, h l'induction magnétique d'un cylindre de mêmes dimensions aimanté uniformément. Si la bobiot comprend plusieurs couches successives, dont les rayons v rient en progression arithmétique, le champ produit, au moiiu en dehors des couches mêmes, s'évaluera également pnr V'itt duction d'un cylindre aimanté équivalent. Celle assimilatioi suppose l'enroulement bien régulier.
L'enroulement d'un fd est homogène quand les spires A\ chaque couche sont équidistantes ainsi que les couches suc cessives, et l'enroulement est uniforme quand la distance dei couches successives est égale à celle des spires.
On admettra, pour le calcul, que le courant est concenlP dans chaque (il sur l'axe même du conducteur. Les résultati obtenus dans celte hypothèse sont exacts quand il s'agit da courants rectilignes (317) ; ils sont toujours très approchés tanl que le diamètre des lîls est très petit par rapport aa
PBOPRIÊTÉS DES GOURANTS CIBriri.*[F(F.S, 87
nyon Je courbure du circuit, et qu'on ne considère pas l'action en un point trop voisin du fil.
Les propriétés d'une bobine doivent se déduire des différroles données qui en définissent les dimensions et le mode de construction. Supposant l'enroulement homogène et la gorge de section rectangulaire, nous appellerons :
I le rayon du fil nu. : l'épaisseur de l'isolant: