Méthode des décharges. — Dans un système électrique
é au régime permanent, un condensateur relié à deux
its du circuit prend une charge proportionnelle à leur diffé-
:e de potentiel V. En outre, ce condensateur ne modifie
l'étal primitif, si ses pertes sont négligeables et les forces
:tromDtrices constantes.
Pour une capacité C, la charge y est égale à CV. La comison des décharges mesurées au galvanomètre balistique lettra donc de déterminer le rapport des différences de oliel; la méthode équivaut encore à l'emploi d'un élecromètre ou d'un galvanomètre à grande résistance. Pour éviter les corrections compliquées, il est avantageux Jut les arcs d'impulsion à comparer soient ramenés au même tolre de grandeur. Au lieu des shunts, dont nous avons sipalé les inconvénients, il est préférable d'employer des
i&i MËSCKES ÉLECTRiglE^.
teaux A el B (fig. 208) ; 1° par un simple fil; a' par un fil dans lequel est intercalé uq couple Danîell; 'S" parle même fiUl le même couple, mais tourné en sens contraire. 11 obtient ainsi trois déviations qui déterminent les rapports des différences de potentiel correspondantes V,, Va et Vj. Si on déw-
gne par V la force électromotrice de contact des deux mélaw et par D celle du couple Daniel!, on a
La méthode exige que les plateaux soient exactement ù 1» même dislance dans les trois cas ; c'est ce que permeltentiM butloirs a et è.
Différents physiciens ont opéré dans des conditions analogues. M. Peilat (') a repris la méthode de Lord Kelvin en réunissant les deux plateaux par un (il conducteur qui renferme, non plus une force élecfromotricc fixe, maïs une différence de potentiel variable obtenue au moyen de contacts mobiles sur un fil parcouru par un courant permanent. On règle la distance des points touchés de manière qu'après sappression des communications el écartement des plateai":' leur charge soit nulle; la force électromotrice de contactent
(') I'ëliat, 1
•Ide Pbyt. [j], t. XXIV. p.
alors égale et de signe contraire à la tiilTérence de polentiel IR des points touchés. Une seule expérience suffit, sans qu'on ait i se préoccuper ni de ta distance des plateaux ni de la graduadoii de l'éleclromi-lre.
Nous citerons encore une disposition ingénieuse employée parMM- Ayrton et Perrj' ('), <|uoiqu'elle paraisse plus compliquée et moins sûre.
()uatre plateaux A et B, A' et B' (fig. ••.oi^] forment deux sys-
iE^„
lèoies de condensateurs. Les plateaux inférieurs A et A' sont fonnés de métaux différents; les plateaux supérieurs B et B', tous deux en laiton, sont isolés et communiquent respectivement avec les quadrants d'un électromèlre dont l'aiguille *sl maintenue à un potentiel très élevé.
Une communication permanente étant établie entre A et A , On fait communiquer B et B' ; l'aiguille de l'éleclromètre vient au zéro. La communication entre B et B étant rompue, 00 fait tourner le système des plateaux A et A' de i8o°, de manière à permuter leurs positions; la déviation de l'aiguille est proportionnelle à la différence V de potentiel entre les métaux A et A .
Soient, en effet, c et <■ la capacité des plateaux B et B', y compris les quadrants correspondants, i/ et y' les quantités d'électricité prises par chacun d'eux dans la première expérience, et désignons par les lettres A, A, B,B' les potentiels des conducteurs correspondants; on a
(j = ciB~\],
{'] AïOTOS et Perhï. Phil. IVans. /(. S. L..
Après rotation de iSo**, les plateaux ont des potentiels différents A|, B4, A|, B|, mais les charges et les capacités des deux systèmes B et B' sont restées invariables, ce qui donne
Comme les potentiels B et B' sont égaux dans le premier cas, et que A'— A — AJ — A, =V, on en déduit .
La différence de potentiel B^ — B,' est ainsi déterminée par la déviation de Télectromètre.
Cette méthode suppose que la capacité de rélectromètre est indépendante de la déviation (607), ou du moins que ses variations n'interviennent que pour une partie négligeable; en outre, la nécessité de ramener les plateaux rigoureusement à la même distance exige dans le jeu de Tappareil une perfection difficile à réaliser.