MESURES ABSOLUES
101. Caractère des méthodes. — La résistance d'un conducteur en unités électromagnétiques ayant les mêmes dimensions qu'une vitesse (329), la détermination d’une résistance
(1) Cazzeccur OxEsTi, Nuovo cim. [3], t. XVI, p. 58; 1885. — E, Branzy, Journ. de Phys. [3], t. I, p. 459 + 1892 et t. IV, p. 273; 1895.
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absolue implique la mesure d’une longueur et d'un temps; les autres quantités qui interviennent dans les expériences se ramènent finalement à des rapports numériques.
Les principales méthodes employées pour mesurer une résistance électrique reposent sur la loi de Joule ou sur la loi d'Ohm. Dans le premier cas (652), on déduit la résistance R d'un conducteur de la quantité Q de chaleur dégagée pendant un certain temps par un courant d'intensité connue. Dans le second cas, la résistance est évaluée par le courant que produit une force électromotrice connue, constante ou variable. Comme les seules forces électromotrices dont on puisse déterminer directement la valeur en unités électromagnétiques sont celles qui proviennent des effets d'induction, on mesurera, soit le courant I que produit une force électromotrice constante, soit la décharge g qui correspond à une variation du flux d'induction dans le circuit, soit un effet quelconque en relation avec les courants induits, comme l'amortissement des systèmes ou l'impédance des courants alternatifs. Le caractère des expériences est ainsi très varié.
102. Dégagement de chaleur. — Dans les expériences de Joule (‘), le courant était mesuré par un électrodynamomètre balance (635) dont la constante avait été déterminée au moyen d’une boussole des tangentes.
En supposant la résistance R connue dans l'équation
JOESIERE
et exprimée par l'unité de l'Association Britannique (B.A.U.), Joule a déduit d'abord en 1876 des mesures calorimétriques la valeur J — 4,218.107. Ses expériences antérieures relatives au frottement de l’eau, qu'il considérait comme exactes, ayant donné J—4,1624.107, il en résulte que la résistance R était représentée par un nombre trop grand et, par suite, que l'unité adoptée est trop faible. On aurait donc __ 4162,4
BAU:= = 0ohm — - ohm.
(2) Joue, Ph. Mag. [3],t. XXXI, p. 173; 1847. — Br. Ass. Rep. Dundee, 1867; Reprint, p. 175. — Ph. Trans. L. R. S ,t. CLXIX, p. 363; 1878.
Une première difficulté tient à ce que la composante horizontale H du champ terrestre, qu'il est nécessaire de connaître pour évaluer les courants par la boussole des tangentes, était déterminée par la méthode de Gauss, sur laquelle on reviendra plus loin, et que cette expérience ne comporte pas une orande précision.
Pour éviter l'erreur relative à la température du fil immergé dans le calorimètre (652), M. Flechter (!) réunit les extrémités de cette résistance R par une résistance extérieure r très grande, qui reçoit un courant dérivé #. On a alors