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X SERRE

La distance de l'aiguille au centre des bobines n'intervient alors que dans les termes de correction et peut être facilement déterminée avec une approximation suffisante. La méthode est particulièrement précise lorsque les surfaces à comparer sont voisines l’une de l’autre.

Pour éliminer le défaut de centrage des bobines, il suffit de les monter ensemble sur un châssis qui puisse tourner autour d'un axe vertical et de répéter plusieurs séries d'expériences en tournant le système de 180°.

Dans ce cas, il n'est même plus nécessaire que les bobines aient des rayons différents, de manière à être introduites l’une dans l’autre; si la distance de l'aiguille est assez grande, on peut les placer de part et d'autre de l'axe : la moyenne des résultats obtenus pour les deux positions donne très sensiblement le rapport exact des surfaces.

Le rapport des surfaces de deux bobines s’obtiendra aussi par le rapport des décharges induites sous l’action d'un même champ extérieur.

Pour utiliser le champ terrestre, on monte les deux bobines sur un même axe, leurs surfaces étant parallèles, et on fait tourner brusquement le système d'un angle déterminé entre deux butoirs, par exemple de 180° autour d’un axe vertical à partir d'une position perpendiculaire au méridien, ou autour d'un axe horizontal à partir du plan horizontal.

Les variations + et +’ des flux de force qui traversent les deux circuits sont, dans tous les cas, proportionnelles à leurs surfaces S et S’.

Au lieu de faire tourner le système des bobines, on peut le laisser immobile et changer la direction du champ. Il suffit, pour cela, que le champ soit produit par un courant extérieur dont on renverse le sens. Le rapport des flux de force est alors égal au rapport des surfaces multiplié par le rapport des champs moyens. Si les bobines ont des diamètres différents, les corrections relatives au calcul des champs moyens sont assez complexes, même dans le cas où les bobines induites seralent situées dans le plan du courant inducteur. Il vaut mieux alors employer comme circuit inducteur un système à plusieurs cadres de grandes dimensions (576 à 578), de manière à constituer un champ sensiblement uniforme.

Quel que soit le mode d'opérer, le problème se trouve ainsi ramené à la comparaison de deux flux de force + et +.

Une première méthode consiste à réunir les deux bobines de manière que les surfaces s'ajoutent, puis agissent en sens contraires, en déterminant les impulsions réduites correspondantes « et « d’un galvanomètre balistique. La résistance du circuit étant invariable, on a alors

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L'exactitude des mesures ne serait pas très grande, en général, surtout avec les cadres mobiles, à moins que la seconde impulsion + ne soit très petite par rapport à la première; ce serait le cas de surfaces presque égales.

On réalise cette condition par l'emploi de bobines auxiliaires à surfaces graduées. Les bobines B et B° étant placées dans le même circuit, de façon que leurs flux de force soient de sens contraires, on ajoute à la bobine B, par exemple, des surfaces s, et s:, telles que les impulsions correspondantes «, et du galvanomètre balistique aient les moindres valeurs en sens opposés; il en résulte

ee doe L} X} sd re S'—S SH s2S > Eur Lu + Lo

So + So,

Cette méthode d'opposition rend l'expérience beaucoup plus précise, parce qu'il est facile de multiplier les impulsions, en permutant d'une manière convenable les courants induits, et de mettre ainsi en évidence des déviations trop faibles pour ètre observées directement.

Enfin le galvanomètre différentiel donnerait, par la mesure des résistances, une méthode d'équilibre. Les bobines B et B' étant reliées séparément aux deux cadres, on règle les résistances totales R et R’ des circuits correspondants de manière que l'aiguille reste au zéro par l'opposition des effets dus aux deux décharges q et q. Lorsque le galvanomètre est réglé, ces décharges sont égales et l’on a

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