‹ Leçons sur l'électricité et le magnétismeChapitre 174 sur 243 · PREMIÈRE AIMANTATION. — MARQUE EN HAUT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE AIMANTATION. — MARQUE EN HAUT

Premier azimut.

Face au S.-E. Face au N.-0O. Face au'S.-E. Face au:N:-O.

Deuxième azimut.

Face au N.-E. Face au S.-0. Face au N.-E. Face au S.-0O. (3) (4) (6) (2)

En faisant les observations dans l’ordre indiqué par les différents chiffres, on n'aura besoin de toucher à l'aiguille qu'une fois pour le retournement.

Après aimantation en sens contraire la marque se trouve en bas et on reprend les lectures dans le même ordre.

Ajoutons encore que, pour chaque position, on ne doit pas se contenter d'une seule lecture haut et bas : il est nécessaire de répéter les observations plusieurs fois, en soulevant l’aiguille par son étrier et la laissant reposer sur les agates, pour prendre finalement la moyenne des lectures.

Quelle que soit la perfection des aiguilles, il est difficile d'obtenir sûrement l'inclinaison à une minute près.

845. Méthodes d'induction. — Dans l'inclinomètre à induction, le rapport des composantes H et Z est déterminé par les

CHAMPS MAGNÉTIQUES. gha + |

. décharges induites dans un cadre qui tourne de 180° autour d'une verticale à partir d’un plan perpendiculaire au méridien, puis autour d'une horizontale parallèle au méridien à partir d'un plan horizontal ().

Avec cette disposition, il est nécessaire de mesurer les impulsions du galvanomètre balistique qui correspondent aux deux décharges induites et l'erreur relative sur l’inclinaison est de même ordre que celle dés deux lectures.

L'approximation est plus grande quand on cherche par tâtonnements quelle doit être la position initiale du cadre dans le second cas pour que la décharge soit la même que dans le premier (?). D'une manière plus générale, le cadre étant rendu mobile autour d'un axe perpendiculaire au méridien, on peut déterminer par tàätonnements deux positions initiales telles que la déviation du galvanomètre balistique soit la même pour une rotation de 180’; la bissectrice donne la direction de l'aiguille d'inclinaison.

On élimine même toute mesure de décharge, ainsi que le réglage des positions initiale et finale du cadre, en déterminant par expérience la droite autour de laquelle doit avoir lieu la rotation, pour qu'il n'y ait aucun courant induit (*). L’appareil est entièrement analogue à une boussole d'inclinaison ; l'axe de rotation du cadre peut se déplacer sur un cercle vertical mobile lui-même par rapport à un cercle horizontal.

Un bouton permet de donner au cadre des déplacements de 180° à droite et à gauche, limités par des butoirs. En observant les déviations dans un galvanomètre balistique, on arrive aisément, par une série d'opérations méthodiques, à mettre d'abord l'axe de rotation dans le méridien, puis dans la direction de l'aiguille d'inclinaison. La précision est ainsi beaucoup augmentée parce qu'on peut, dans le voisinage du courant nul, combiner les mouvements du cadre avec les oscillations de l'aiguille du galvanomètre et multiplier les angles d'’impulsion.

Le réglage relatif au méridien magnétique est même assez précis pour que l'appareil soit propre à servir comme boussole

(1) W. Weser, Pogq. Ann., t. XLIII, p. 293; 1838. (2) H. Win, Bull. de l’Acad, des Sc. de St.-Peétersb., t. XXVII, p. 320; 1881, (3) E. MascarrT, C. R. de l’Acad.. des Sc., t. XCVII, p. 1191 ; 1883.

de déclinaison. On augmentera encore la sensibilité en mettant du fer doux dans le cadre, puisque les changements d’aimantalion restent nuls pour une rotation quelconque autour d'un axe parallèle au champ.

On peut enfin remplacer le galvanomètre balistique par un téléphone, en donnant au cadre un mouvement continu. Les courants périodiques produits dans ces conditions ne varient pas d'une manière assez brusque et sont difficilement perceptibles (‘), mais ils deviennent plus appréciables quand on introduit dans le circuit un interrupteur, par exemple une roue dentée. Avec ce mode d'observation, la sensibilité n’est pas suffisante ; on obtient de meilleurs résultats en introduisant du fer doux dans le cadre (?).

Il paraît que les appareils d'induction bien construits permettent de déterminer l'inclinaison à moins de 10”.

846. Instruments de voyage. — La boussole d'inclinaison décrite plus haut (fig. 260) convient particulièrement pour les voyages par son extrême légèreté, le poids de l'instrument avec sa boîte étant inférieur à 2 kilogrammes. Le théodolite magnétique (fig. 258) est déjà beaucoup plus encombrant, la lunette ayant environ 25° de longueur; les cercles permettent d'évaluer 10” par la lecture des verniers, précision superflue dans les observations magnétiques.

Pour alléger l'instrument en donnant aux différentes lectures des approximations de même ordre, j'ai fait construire par Brunner un théodolite magnétique, représenté par la figure 262 en demi-grandeur et qui ne pèse que 4 kilogrammes boîte comprise. Les cercles ont 8° de diamètre et les verniers donnent directement la minute. Les barreaux B sont cylindriques, de 6°, de longueur et la visée se fait encore par une méthode de réflexion. Les extrémités du barreau sont polies sous forme de miroir concave ; un index I en argent, mobile avec la lunette L, porte sur sa face postérieure trois traits verücaux et sur la face interne un trait unique qu'on amène près du centre de courbure du miroir. On vise avec la loupe M l'image de ce trait que l’on fait coïncider avec le trait médian de la face externe. Les barreaux portent naturellement des

(1) J. SrErAN, Sifzb. der K. Ak. der Wiss. in Wien.; 1880, p. 262. (2) W. SHarer, Météorolog. Zeitchrift.; 1886, p. 7.

CHAMPS MAGNÉTIQUES, 799 goupilles d'arrêt qui permettent de les retourner de 180° autour de leur axe.

Pour déterminer la composante horizontale, on observe

(re 1! ni cu

An |

Sn Fe SS (L) A

ju

Page 1