TRANSMISSIONS TÉLÉGRAPHIQUES
854. Caractères généraux. — Au point de vue industriel, les applications si variées de l'électricité présentent des caractères assez distincts, qui permettent de les classer en deux groupes différents.
Dans un grand nombre de cas, tels que les sonneries, les appels, les signaux de chemins de fer et les télégraphes, on se propose surtout de mettre à profit la rapidité avec laquelle les phénomènes électriques se transmettent par les conducteurs. Tout organe mis en mouvement sur la ligne absorbe évidemment un travail, mais la dépense correspondante est toujours très faible. On réduit d'ailleurs ce travail dans beaucoup de cas en utilisant l'électricité pour mettre en jeu des forces auxiliaires, par une sorte de déclic, telle que l'action d'un poids, d’un ressort, d'une pile locale.
Tous les progrès à réaliser dans ce genre d'appareils ont pour objet d'assurer la marche des organes et, quand il s’agit de transmissions télégraphiques, de réduire le temps nécessaire à la traduction de chacun des signaux, afin d'augmenter
e débit de la ligne. C’est le problème de la propagation qu'il faut alors étudier dans tous ses détails.
Une industrie entièrement différente, dont le développement s'accroît chaque année, a pour but principal, au contraire, d'utiliser l'énergie électrique sous différentes formes, dans les dépôts galvaniques, l'éclairage ou la transmission du travail à distance. Les lignes sont alors assez conductrices et assez courtes pour que les questions de propagation n'interviennent plus que pour une très faible part; on doit surtout se préoccuper de la quantité de travail utilisée et du rendement économique des machines.
855. Câbles transatlantiques — Lorsque les lignes sont très résistantes ou de grandes capacités, la propagation des phénomènes est assez lente pour que les effets d'induction restent négligeables, au moins dans une première approximation, et on peut appliquer les formules de Fourier (166).
On a désigné alors par + le produit sy de la résistance du conducteur et de sa capacité relatives à l’unité de longueur. Si la perte latérale est nulle, l'équation différentielle qui définit le potentiel à la distance x se réduit à
22V 20 VÊÈUE (1) dx? ur RTC
Dans ce cas, deux conducteurs se comportent de la même manière lorsque l'expression & P = pl? est constante; c’est ce qu'on peut appeler la loi de similitude des circuits (168). Cette condition étant réalisée, si l’une des extrémités du câble communique au sol et que l’autre bout, pris pour origine, soit porté à un potentiel constant V,, le potentiel V à la distance x de l’origine, au bout du même temps #, ne dépend que du rapport de la distance x à la longueur totale /.
Le problème est plus simple quand la propagation est assez lente pour que la ligne puisse être considérée comme un fil indéfini (469). En posant