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AR UN

Si le circuit secondaire de résistance r° restait fermé, la décharge induite par la suppression ou l'établissement du

ne , LIRE courant primaire I serait égale à et indépendante de la du-

rée de l’état variable ; mais, lorsque le circuit secondaire est interrompu, il faut réduire autant que possible l’état variable, afin d'augmenter la force électromotrice pour franchir par une étincelle la distance qui sépare les pôles.

On voit déjà que le résultat sera meilleur à la rupture qu'à l'établissement du courant principal. Toutefois, comme le coefficient Z est aussi très grand, l’extra courant de rupture produit une forte étincelle qui a pour résultat d'augmenter la durée de variation du courant inducteur et de diminuer Ja force électromotrice induite.

Un premier perfectionnement, dû à Foucault (1), consiste à remplacer les interrupteurs métalliques par une pointe de platine qui plonge dans une couche de mercure recouverte d’eau ou d'alcool. L’étincelle est plus courte, car le liquide condense rapidement les vapeurs métalliques qui facilitent le passage de l'extra-courant.

Un progrès plus important avait été réalisé par Fizeau (?). Les extrémités du circuit principal, situées de part et d'autre du point où se fait l'interruption, communiquent séparément avec les armatures d'un condensateur. On diminue ainsi la différence de potentiel des deux points de rupture, parce que l'électricité produite par l'extra-courant trouve à s'écouler dans le condensateur. Ce condensateur se décharge ensuite au moment où l'on rétablit le contact, de sorte qu'en augmentant de plus en plus sa capacité, on diminue toujours les étincelles de rupture, mais on finit par exagérer celles de fermeture. Entre ces deux extrêmes, l'expérience indique quelle est la capacité qui donne les meilleurs résultats.

Enfin les spires du fil secondaire sont habituellement disposées par couches successives occupant toute la longueur de la bobine et séparées les unes des autres par des feuilles isolantes. Pour les bobines de grandes dimensions, cette disposition présente l'inconvénient que les spires voisines de deux couches consécutives sont séparées par une grande longueur de fil induit ; il existe donc entre elles une grande différence de potentiel, capable de percer la couche isolante ou au moins

(1) L. Foucauzr, C. R. de l'Acad. des Se., t. XLII, p. 215; 1856. (2) H. Fizeau, C. R. de l’Acad. des Sc., t. XXXVI, p. 418; 1853.

de provoquer des pertes d'électricité. On doit à Poggendorff (!) l'idée de cloisonner les bobines, c'est-à-dire de disposer le fil secondaire dans une série de loges successives séparées les unes des autres par des lames isolantes perpendiculaires à l'axe de la bobine. Le potentiel du fil secondaire va ainsi en croissant d’une extrémité à l’autre de la bobine, sans qu’une différence de potentiel trop grande existe entre deux couches voisines d'une même loge.

Lorsqu'on fait communiquer les extrémités du fil secondaire avec les armatures d’un condensateur, la différence de potentiel maximum diminue, puisque l’on augmente la capacité du fil induit, mais cette communication équivaut à la fermeture du circuit par un conducteur et la décharge induite est plus grande. Si les pôles sont séparés par une distance assez faible pour qu'une élincelle puisse la franchir, la quantité d’électricité correspondante croît avec la capacité du condensateur. La distance explosive étant portée au maximum dans chaque cas, l'énergie correspondante augmente également à mesure que cette distance diminue.

Si l’on veut que la distance explosive ne diminue pas beaucoup par l'introduction d'un condensateur, il faut que sa capacité soit assez faible et qu'il soit construit de manière à supporter une grande différence de potentiel. L'emploi de batteries ou de bouteilles de Leyde en cascade donne alors des faisceaux d'étincelles d’un bruit très éclatant (?).

Il est assez difficile d'expliquer par la théorie tous les effets d'une bobine d’induction, parce que l’étincelle de rupture introduit dans le circuit principal une résistance très variable qui joue le rôle le plus important dans le caractère de la décharge. On peut se faire une idée du jeu de l'appareil en supposant que les deux circuits restent fermés et que la bobine sert comme transformateur, avec une force électromotrice sinusoïdale de très courte période dans le circuit primaire.

Les amplitudes I et [des courants primaire et secondaire donnent alors

LUE N DMMAL AN

(t) PoccEexporrr. Pogq. Ann., t. XCIV, p. 289; 1850. (2) A Cazx, C. R. de l’Acad. des Sc., t LVI, p.307; 1863

Le rapport des volumes U et U’ occupés par les fils est

Si les épaisseurs de la couche isolante sont proportionnelles aux diamètres d et d' des fils, on a aussi (557)

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