‹ Leçons sur l'électricité et le magnétismeChapitre 63 sur 243 · E? 0 EUR · texte numérisé non relu

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(1) Jouserr, C. R. de l’Acad. des Sc., t. XCI, p. 161; 1880.

La différence de potentiel E entre deux points peut être due simplement au passage du courant dans la résistance interposée, ou comprendre en outre une force électromotrice de nature quelconque. Dans tous les cas, si l'on connaît la valeur I du courant et la différence de potentiel E, le produit EI représente le travail électrique effectué entre ces deux points par unité de temps.

Pour déterminer séparément ces deux facteurs, il suffit de mettre successivement l'appareil, galvanomètre ou électromètre, en communication avec les points À et B comprenant la force électromotrice totale E, et avec deux autres points A et B' séparés seulement par une résistance connue R.

Le travail EI peut encore être évalué directement par l'électromètre à quadrants (!). Soient V, et V:, V, et V, les potentiels respectifs des points À et B, A’ et B'; on met les deux paires de quadrants en communication avec A'et B’. Si l'aiguille est reliée successivement aux points À et B, les déviations correspondantes étant « et £, on a

0 (NV; —V)[v nn ), BV VA) [Va SET

a—B=Rk(VI— V,)(Vi— Vi) =ARLE,

Enfin, si l'on emploie un électrodynamomètre dont la bobine fixe est dans le circuit principal, et dont la bobine mobile, de grande résistance, est placée en dérivation sur les deux points À et B, l'action réciproque est proportionnelle au produit EI, c'est-à-dire à la puissance électrique entre ces deux points; c'est le principe des wallmèlres.

638. Graduation des galvanomètres. — Dans les instruments à miroir, où les déviations restent très petites, l'intensité du courant est sensiblement proportionnelle à la tangente de la déviation, ou à la simple déviation, et il en est de même pour

() Porier, Journal de Physique, t. IX, p. 445; 1881,

tous les galvanomètres tant que les déviations restent comprises entre certaines limites.

Toutefois cette proportionnalité cesse rapidement d'être admissible quand les aiguilles sont d’une longueur notable par rapport aux dimensions du cadre; une graduation empirique est alors nécessaire.

Quand on a à sa disposition un galvanomètre à graduation systémalique, comme une boussole de sinus ou une boussole de tangentes, on fait passer un même courant dans l'instrument étalon et dans le galvanomètre étudié, en ayant recours à l'emploi d’un shunt au besoin, pour que les déviations dans les deux instruments soient d’un ordre de grandeur convenable. Faisant varier ensuite l'intensité du courant commun, les indications du galvanomètre gradué donneront la graduation de l’autre. Toutefois, on préfère éviter autant que possible l'emploi d'un appareil auxiliaire.

La méthode de Poggendorff (!) consiste à transformer le galvanomètre en boussole des sinus. On place l'instrument sur un plateau dont la rotation autour d'un axe vertical soit mesurée par un cercle gradué. Le cadre étant d'abord parallèle au méridien, on y fait passer un courant constant, la déviation à, donne une équation de la forme

Sin à NE à ?(20) On fait alors tourner le cadre des quantités à, «”, a", .…., à

partir de la position initiale, et on observe les déviations cor-

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