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ANS LACET TE

Le fil a ordinairement 1 mètre de longueur environ et un diamètre de 1,5 à 2 millimètres ; 1l est en laiton, en maillechort ou mieux en platine iridié, alliage qui présente l’avantage d’être inoxydable et de ne pas s’amalgamer.

Ce fil forme l’un des côtés d’un rectangle allongé (fig. 183) et les trois autres côtés sont constitués par de larges bandes de cuivre dont les résistances peuvent être considérées comme négligeables. Ces bandes présentent en P, Q, Pet Q des interruptions qui peuvent être fermées, soit par des bandes épaisses de cuivre, soit par des résistances a, b, a’, V'. Les deux points À et B sont reliés par la pile, le fil du galvanomètre est attaché en D et au contact mobile C, dont la position se détermine par une règle divisée.

Le contact en C s'opère au moyen d’une espèce de couteau à arête mousse, ordinairement en platine, qui vient s'appliquer perpendiculairement sur le fil. Ce mode de contact serait

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très défectueux s'il s'agissait d'un rhéostat, mais il convient très bien dans le cas AT parce que sa résistance n'intervient pas et qu'il importe seulement de connaître HUE la position du point touché.

Il faut avoir grand soin d'éviter toute déformation ou altération du-fil; on doit dans ce but apporter une grande attenlion aux dispositions mécaniques employées. Pour la même

raison, on se gardera de mettre la pile entre les points Det C, dût-on manquer à la règle du maximum de sensibilité, pour éviter toute altération du fil par les étincelles de rupture.

La figure 188 représente un pont de construction très soienée, exécuté par M. Carpentier pour la reproduction de l'ohm.

La règle est en laiton et divisée en millimètres; elle sert à mettre le contact mobile en communication avec le galvanomètre, ce qui évite l'emploi d’un fil flottant. Le contact s'éta-

blit par un couteau en acier qui est relevé dans sa position habituelle ; en appuyant sur une touche M en ébonite, on n agit pas sur le couteau lui-même, mais on l’abandonne à l’action d'un-petit ressort qui produit sur le fil une pression légère, toujours égale et indépendante de l'opérateur. Ce couteau est porté par un chariot qui glisse le long de la règle, que l’on peut lixer par une vis de pression et déplacer légèrement par une vis de rappel; enfin un vernier tracé sur le chariot donne les fractions de division de l'échelle. Les fils P et P' sont reliés à la pile avec un interrupteur, les fils G et G' vont au galvanomètre.

Les résistances a et b, qui sont représentées sur la figure par une copie A de l’ohm et une bobine B renfermée dans un cylindre de cuivre, sont introduites dans le circuit au moyen de godets en cuivre montés sur les bandes latérales et contenant du mercure ; on peut ainsi les substituer l’une à l’autre très facilement. Les résistances a et L’ sont aussi enfermées dans un même cylindre C; les prises de contact se font dans des godets à mercure et un commutateur O permet de permuter leur fonction sans les déplacer.

Avec la disposition habituelle des ponts à corde, les barres de cuivre qui servent de jonction ont une résistance négliœeable, et les rapports des résistances à comparer doivent être assez voisins pour que la différence puisse être compensée par deux portions du fil. Comme ces résistances sont très faibles, de l’ordre d’un ohm, un galvanomètre à grande résistance se trouverait, pour ainsi dire, fermé en court circuit; c'est le cas d'employer un galvanomètre de faible résistance satisfaisant aux conditions du n° 675.

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