‹ Leçons sur l'électricité et le magnétismeChapitre 97 sur 243 · S PAR AIRES NAET SCORE · texte numérisé non relu

S PAR AIRES NAET SCORE

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CGYDSERERSS 01) 0 RE 1910 » 1070 »

Bart Re TOR 2240 » 1380 » »

Cristal 11200 D 2190 » 2000 D 1700 »

VeTTE MERS 30900 » 12600 » 12600 » 126000 »

Les diélectriques paraissent se classer, au point de vue des conductibilités croissantes, à peu près dans l’ordre de leurs pouvoirs absorbants relatifs à la chaleur.

Nous signalerons encore les propriétés singulières du bismulh, qui dépendent, non seulement de la pureté du métal,

(1) Normale à l'axe. (2) Suivant l’axe.

mais aussi du mode de préparation. M. Righi a trouvé, par exemple, que pour le bismuth du commerce, la résistivité à o° varlail de 2,4 à 6,3 fois celle du mercure, qui est 94,08.10#, c'est-à-dire de 126.10* à 611.10?, suivant que le métal avait élé fondu, ou comprimé à une température voisine de la fusion, où fabriqué par pression à froid (!).

L'influence de la température est aussi très inégale. Avec le bismuth du commerce, la résistance diminue d'abord quand la température augmente, mais certaines variétés présentent deux maxima, par exemple à — 40° et 240°, séparés par un minimum qui était alors à 115°. D'autres fois il n'existe qu'un maximum. M. Righi croit que ces variations tiennent aux impuretés, surtout à l'élain, et que la résistance du métal pur augmente régulièrement avec la température. Cependant, avec un bismuth ne renfermant que des traces de plomb, M. Leduc trouve encore un minimum de résistance à 23°. Chacun des échantillons doit donc être étudié à part et il ne semble pas que la résistance puisse être représentée par une formule générale en fonction de la température.

696. Inîluence du champ magnétique. — On doit encore à M. Righi (?) la découverte de l'accroissement qu'éprouve la résistance du bismuth dans un champ magnétique. Le fait a été aussi constaté presque à la même époque et d’une manière indépendante par M. Hurion et par M. Leduc.

Pour réaliser l'expérience, on emploie des lames minces de bismuth étalées sur verre par fusion, que l’on peut ensuite découper en lanières afin d'opérer sur de grandes résistances, ou des couches électrolytiques, ou encore des fils obtenus par fusion dans des tubes de verre courbés sous forme de spirales plates. On intercale ces lamelles de bismuth entre les armatures planes d’un électro-aimant, ce qui permet de les soumettre à des champs très intenses.

L'action du champ se manifeste aussi bien quand il est parallèle ou perpendiculaire au conducteur, et paraît même plus orande dans le premier cas, mais la seconde disposition est plus commode pour les expériences.

(1) Voir E. Van Augez, Ann. de Chim, et de Phys. [6], t. XVIII, p, 433: 1889. (2) A. Ricui, Atti della R. Acad. dei Lincei; 11 novembre 1883, — A, Hurtôx, C. R. de l’Acad, des Sc,, t, XCVIII, p. 1257; 1884,

L'augmentation relative z de résistance est d'abord plus rapide que celle du champ magnétique Het tend à lui devenir proportionnelle. On peut la représenter () par un développement à trois termes &aH + bH?— cH*, ou mieux encore par la formule hyperbolique

z(z + $ — àaH?,

La valeur de : est sensiblement proportionnelle au carré du champ ou au champ lui-même, suivant que : est petit ou grand par rapport à la constante £.

Les constantes & et B varient d’ailleurs suivant les échan- Uillons. Avec du bismuth aussi pur que possible, obtenu par la décomposition du sous-nitrate, M. Leduc a ainsi trouvé,

pour la température de 18”,

Hs OUT ICE 60/20.

ER ‘4 z Calc. He g. CAC.

‘0. / c F D 0 680 Â,0 00 5080 190,2 141,4 1900 AIO 17,0 6070 192,0 199,0 2OODRAAUO 40,4 7200 29720 239,8 3080 64,4 64,3 8470 209,4 288,0 4230 106,0 107,2 9000 DT 311,7

Les valeurs de x et £ à différentes températures seraient:

0 0 0 0 0 LP AU EE 19 44,7 100 130,8 100 AD 221 143 in 4 29 CR PR 263 27 301 318 342

À mesure que la température s'élève, la variation diminue el tend à devenir proportionnelle au champ.

Les résultats de M. Henderson (?), avec des champs dont l'intensité a élé poussée jusqu'à 38900, indiqueraient une variation plus rapide de la résistance.

Voici, par exemple, les valeurs obtenues, à la température

(1) À. Leouc, Journ. de Phys.{[2], t. IV, p. 118 ; 1886 et t. X, p. 112; 1891. (2) J. B. Henperson; Ph. Mag. [5], t. XXX VIII, p. 448; 1894.

de 18°, pour le rapport p— 1 +3: de la résistance observée à sa valeur en dehors du champ magnétique :

Sp D: F. He F: D:

ñ ‘ = « VAS N È « Pr

L'influence de la température se manifeste d’une manière très inégale. Dans un champ nul, l'accroissement de résistance est régulier avec un coefficient égal à 0,0150. À mesure que le champ augmente, le phénomène se transforme et les variations sont plus lentes. Pour les champs de 9000 à 12000, la résistance diminue d'abord et passe par un minimum pour une température croissante avec le champ. Lorsque le champ est supérieur à 12000,ce minimum n apparaît plus au-dessous de 100°, mais il est probable qu'il existe encore à des températures plus élevées.

M. Leduc!) et M. Righi (?) ont constaté aussi que le champ magnétique exerce une action de même ordre sur la conduclibilité thermique.

Pour un échantillon de bismuth placé dans un champ de 7 800, la diminution de conductibilité thermique était 0,14 et l'accroissement de résistance électrique 0,16. La relation générale paraît donc s'appliquer à ce métal.

697. Phénomène de Hall. — La déviation permanente des courants dans un conducteur, sous l'influence d'un champ magnétique (476), paraît due également à des variations relalives de résistance. Le phénomène, au moins comme première approximation, suit des lois assez simples.

Considérons une plaque rectangulaire traversée par un courant I, qui entre et sort par les milieux A et B de deux faces opposées (fig. 200). Le système étant symétrique, les milieux

(1) A. Lenuc, C. R. de l’Acad. des Sc.,t. CV, p. 250; 1887. (2) A. Rienr, Alli della R. Acad. dei Lincei, 19 juin 1887.

C et D des autres faces sont au même potentiel; mais si l'on provoque un champ magnétique uniforme H parallèle à l'épaisseur a de la plaque, la symétrie est détruite et il se produit, entre les points C et D, une force électromotrice e, que

Fig. 200. Fig.1201.

l'on déterminera par un électromètre ou par le produit #r du courant latéral : dans un circuit de résistance r.

La force électromotrice e est proportionnelle au champ H, au courant principal I et en raison inverse de l'épaisseur a ; on peut donc écrire

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