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PO FO TRE A TOUTES LR A

Avec cette disposition, le circuit du courant n'a besoin d’être fermé que pendant quelques instants, ce qui supprime les erreurs dues à l’'échauffement.

On évalue quelquefois le champ en unités absolues et les résistances en ohms; 1l est préférable d'éviter la confusion que peut causer ce mélange de systèmes différents et de rapporter toutes les mesures aux unités C. G.S.

L'existence d’une force électromotrice transversale e montre que les routes du courant primitif ont été modifiées. Si le potentiel est plus élevé en D qu'en C, les lignes du courant ont une forme analogue à celle des traits pleins de la figure or, qui vont de À en B, et les courbes de niveau à celle des traits indiqués en pointllés.

(1) A. Lesrer, Comm. form the Lab. of Physics al (he Universily of Leiden, nos 15 et 19; 1895.

Électr. et Magn. — 11. 26

En appelant p la résistivité de la plaque, la différence de PI P

potentiel du courant primiuf par unité de longueur, ou le champ électrique correspondant, est

RE ICUR a La dévialion moyenne à du courant résultant qui traverse la section CD est donc

Cette déviation peut être déterminée par les valeurs de e et de E,. Pour le bismulth, la résistivité ordinaire est d’environ 130.10?; comme elle augmente de moitié dans un champ de 10000 unités, on peut prendre alors la valeur 195.10°. Si l’on fait ensuite ce = 10, il en résulte

à, 10* 100 L , FR ENS E 195° 0—27 O.

Les résultats relatifs au bismutlh paraissent varier beaucoup avec les échantillons. Ainsi M. Leduc n'a pas observé de déviation supérieure à 3”, tandis que M. Lebret a obtenu, pour le coefficient de Hall, jusqu'à 13,5 à — 12°.

D'autre part, si l’on admet que l'influence de la température et celle du champ sont indépendantes, le cofficient c serait représenté, d'après M. Leduc, par

CC —aH+f6H?)(1+mt— ne), avec A nent) DES IOMTOMU

IN OULMONS 200 m0

Cette expression donnerait un minimum par rapport au champ au voisinage de H=10000 et un maximum relatif à la température vers 29°.

MM. Ettingshausen et Nernst (!)} ont trouvé, au contraire, que pour le bismuth et le nickel le coefficient de Hall diminue

(1) ErrnGsHausex et Nernsr, Wien. Berichte [2], t. XCIV, p. 560; 1886.

assez rapidement, à mesure que le champ augmente, et que le produit cH tend à devenir constant lorsque le champ varie de 6000 à 16000.

En ce qui concerne la température, le coefficient c irait en croissant pour les métaux magnétiques, d’après M. Hall (!), et en diminuant pour les métaux non magnétiques.

Cette relation est encore trop générale. Sur un échantillon de bismuth très pur, M. Lebret trouve pour le coefficient de Hall un maximum de 13,5 à — 12°, avec des valeurs de 11,24 à — 69° et 2,25 à 242°,9. Dans une lame de bismuth impur, contenant un peu de fer, le phénomène a présenté une marche analogue, avec des valeurs moitié moindres, mais la température du maximum était inférieure à — 74°.

Enfin, on peut remplacer le courant I par une décharge Q et observer la décharge latérale g dans un circuit de résistance r. En substituant à e le produit gr, l'expression

q? RARE cr or

FU O donne le même coeflicient que les courants continus.

Le phénomène de Hall ne paraît pas pouvoir être expliqué par une action du champ sur le courant lui-même, indépendamment du conducteur, car les surfaces de niveau devraient rester symétriques par rapport au plan transversal moyen et le potentiel conserverait la même valeur aux points C et D (fig. 201). M. Righi a opéré sur des lames fendues de O enB, les deux fragments de droite, qui reçoivent des parties I, et Le du courant principal, communiquant avec un galvanomètre différentiel. L'aiguille étant d'abord au zéro, le champ magnétique détruit l'équilibre ethbon, à, par exemple Fes or la différence I, — I, ne change pas quand on renverse le courant principal.

Il semble donc que le milieu est devenu hémiédrique, sous l'influence du champ, et qu'il a pris, au point de vue de la conductibilité, la symétrie (d) qui correspond au champ magnétique lui-même (504).

Toutefois, cette manière de voir n'est pas en contradiction

(1) E. Hazz, Ph. Mag. [5], t. XIX, p. 419; 1885.

formelle avec l'interprétation donnée par M. Rowland (485) pour le pouvoir rotatoire magnétique.

M. Bidwell (!) attribue le phénomène de Hall à des tensions inégales qui produisent des forces électromotrices et indique quelques expériences qui paraissent favorables à cette interprétation, maisilest difficile de concevoir que des différences de tension puissent se produire dans une lame de bismuth soumise à un champ magnétique uniforme.

Le tableau suivant renferme les principaux résultats obtenus par MM. Ettingshausen et Nernst et par M. Hall.

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