CHAPITRE TROISIÈME
480. ActioB de denx courants parallèles. — D^après la formule d^Âmpère, deux éléments de courants parallèles entre eux et perpendiculaires à la droite qui joint leurs milieux s'attirent ou se repoussent suivant que les courants sont de même sens ou de sens contraires.
On vérifie habituellement ce résultat en approchant un courant rectiligne, que Ton peut considérer comme indéfini, d'une portion de courant rectiligne mobile parallèlement à elle-même. En réalité Texpérience est plus complexe, car chaicun des courants considérés fait partie d'un circuit fermé. De quelque manière qu'on suppose placés Tun par rapport à l'autre les plans des deux courants, un rapprochement des deux parties rectilignes augmentera pour chacun d'eux le flux de force qu'il recevra de l'autre par sa surface négative et diminuera l'énergie relative, si les courants sont de même sens; l'inverse a lieu quand les courants sont de sens contraires.
Soient I l'intensité du courant indéfini, ï celle du courant /ini qui lui est parallèle et b sa longueur. Si on fait varier de (la la distance a des deux courants supposés de même sens, la variation du flux de force qui entre dans le circuit du courant mobile est
rfQ = -irfa— =-2lA— ;
la force qui s'exerce sur la partie mobile du circuit a pour
expression — r-T— = 2ir-, elle est donc en raison inverse
da a
de la distance a.
Élecir. et Magn. 34
530 ÉLECTROMAGNETISME.
4L8i.CoaraiiUaB|ciiiaireB. — Deu\ couraiits rectilignes placés dans le voisinage Tun de Tautre tendent à se mettre parallèlement entre eux. On énonce habituellement ce résultat en disant que deux courants qui font un angle s'attirent, si tous deux s'approchent ou s'éloignent en même temps du sommet de Tangle ou de la perpendiculaire commune, et qu'ils se repoussent dans le cas contraire.
L'expérience se fait en approchant un courant rectiligne indéfini de la partie inférieure d'un cadre rectangulaire* mobile traversé par un courant. Le cadre mobile tourne de manière à recevoir sur sa face négative le maximum du flux de force émané du courant rectiligne. Le travail relatif à un déplacement quelconque n'a pas d'expression simple; mais le travail total qui correspond au déplacement du cadre depuis la position où son plan est perpendiculaire au courant rectiligne jusqu'à celle où il lui devient parallèle, est proportionnel au flux de force qui traverse le cadre dans le secondcas. En appelant a^ei a^ les distances au courant indéfini des deux côtés du cadre qui lui sont parallèles et b la longueur d'un de ces côtés, on a
el le travail élcctromagnélique est égal à ull'hl. — .
On rendrait facilement compte de ces mouvements en remplaçant les courants par les feuillets magnétiques équivalents,* et considérant les actions réciproques de ces feuillets.
On peut encore arriver au même but à la manière de Faraday, par la considération des lignes de force et de leur distribution dans le champ. Los lignes de forces figuratives du champ résultant des divers systèmes en présence sont plus serrées dans certaines régions que dans d'autres. En se représentant ces lignes de force (105) comme des lîls élastiques sQumis à une tension dans le sens de leur longueur et une répulsion <lans le sens perpendiculaire, on aura une idée très nette du mouvement relatif qui tend à se produire.