CHAP. III. — ACTION D UN MILIEU DIELECTRIQUE
point d'un corps diélectrique aurait pour composantes les quantités A, B, G.
Ce premier résultat obtenu, la comparaison des égalités (i5) et (19) conduit à ce théorème fondamental :
Dans un milieu diélectrique dont le coefficient dUnduction a la valeur A*, sont plongés des conducteurs portant des charges déterminées et des corps diélectriques ayant des coefficients de polarisation déterminés, La distribution électrique et diélectrique sur ce système et les actions qui s^exercent dans ce système sont celles que Von calculerait si, faisant abstraction de r existence du milieu diélectrique, on attribuait à la constante £ des actions électrostatiques non pas sa valeur réelle,
mais la valeur fictive e'= , ? et, à chaque corps diélec-
trique, non pas son coefficient d'induction réel, mais un coefficient fictif égal à r excès de son coefficient réel sur le coefficient du milieu.
Ce théorème suppose que tous les corps électriscs du système sont des corps bons conducteurs et que les seuls corps diélectriques sont des corps parfaitement doux.
Cette dernière restriction est la raison pour laquelle un théorème analogue ne peut pas se rencontrer dans Tétude du magnétisme, les systèmes étudiés ne pouvant pas se composer exclusivement de corps parfaitement doux.
Ce théorème nous montre que, si Ton admet que le vide esl susceptible de se polariser, on n'est pas obligé pour cela de rien changer aux lois de la distribution ou des actions électriques; on a seulement à modifier la valeur de la constante fondamentale des lois de Coulomb et des coefficients d*induction des corps diélectriques.
Il résulte de là qu'il n'est pas possible de déterminer la valeur de la constante e, ni la valeur du pouvoir inducteur k du vide, mais seulement la valeur de la quantité