‹ Leçons sur l'électricité et le magnétismeChapitre 137 sur 165 · I -f- ^TZtk · texte numérisé non relu

I -f- ^TZtk

La constante k a-t-elle une valeur notable? La quantité mesurable e' diffère-t-elle notablement de la valeur qu'il conviendrait

d'attribuer à la quantité inaccessible à rexpérience e? Il nVst pas possible de répondre d'une façon formelle à cette question.

Il est toutefois une remarque qui rend vraisemblable l'opinion suivante : le coefficient d'induction du vide est une quantité ou nulle ou très petite; la constante e' diffère peu de e.

Nous avons vu que le coefficient d'induction apparent d*un diélectrique était lié à son coefficient d'induction vrai par la relation

Si k avait une valeur notable, on n'aperçoit aucune raison qui puisse empêcher y' d'avoir, pour certains corps, une valeur négative notable; de tels corps seraient, aux corps diélectriques, ce que les corps diamagnétiques sont aux corps magnétiques; ce seraient des corps dia-diélectriques.

Ainsi, si le vide avait un coefficient d^induction notable, on observerait probablement des corps dia-diélectriques dont le coefficient apparent d' induction aurait une valeur négative notable.

Or l'expérience ne nous a jamais révélé l'existence d'aucun corps dia-diéleclrique; s'il existe de tels corps, ils doivent avoir un coefficient apparent de polarisation très faible. Ce fait s'accorde bien avec l'hypothèse que le vide a un coefficient de polarisation très faible, sans cependant démontrer l'exactitude de cette hypothèse.

De même, l'absence, dans la nature, de tout corps fortement diamagnétique donne à penser que le coefficient d'aimantation du vide est une quantité très petite; c'est ce que nous avons constamment admis aux Livres précédents.

Cette hypothèse que le vide n'est que faiblement diélectrique et magnétique a d'autant plus de prix pour la théorie que, dans les expériences de M. Paul Joubin, le vide semble doué de force coercitive magnétique; il est donc possible qu'il soit doué aussi de force coercitive diélectrique; si ses propriétés magnétiques et diélectriques étaient notables, la théorie entière de l'électricité et du magnétisme serait remise en question.

CHAP. IV. — LES CRISTAUX PTRO-ÉLBGTRIQUES. 383

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