CHAP. VII. — LES DISTRIBUTIONS SOLÉNOÏDALES ET LAMELLAIRES
Les égalités (i5) donnent (17) OTl«=Uo.
Menons la surface S représentée par Péquation puis la surface S' représentée par Péquatîon
Soît M un point de la surface S. Par ce point, menons une normale à la surface S et limitons-la au point M' où elle rencontre la surface S'. Nous aurons
OU bien, d'après les égalités (i6),
(nç)».MM' = A/. Cette égalité, comparée à l'égalité (17), donne
Le produit de l^ aimantation en un point de la surface S par la distance normale entre les deux surfaces S et S' a même valeur en tout point de la surface S.
Nous nommerons feuillet magnétique une couche aimantée, comprise entre deux surfaces infiniment voisines, dont Taimantation est, en chaque point, normale à la couche et en raison inverse de l'épaisseur de la couche. Nous voyons alors que les deux surfaces S et S' limitent, dans Taimant, un feuillet magnétique, ouvert ou fermé, ce qui nous conduit au théorème suivant :
Si les trois composantes de l'aimantation vérifienty en tout point, les conditions
c^lll,
dZ
'dz
ày
dA.
dx
àz
ày
dx
il existe une famille de surfaces décomposant V aimant en
94 LIVRB VII. — LES FORCES MAGNETIQUES.
lamelles infiniment minces, fermées ou ouvertes , dont chacune est un feuillet magnétique.
Sir W. Thomson donne le nom de distribution lamellaire simple à une semblable distribution magnétique.
Pour que les conditions (i) et (i4) soient vérifiées en même temps, il faut et il suffit qu'il existe une fonction <p vérifiant à la fois les conditions (i5) et la condition
donc, pour qu^ une distribution soit à la fois solénoidale et lamellaire simple, il faut et il suffit que les trois composantes de V aimantation soient en chaque point égales aux dérivées partielles du premier ordre d^une même fonction harmonique des coordonnées.
Nous verrons au Livre suivant que, d'après la théorie de Poisson, un morceau de fer doux, aimanté par influence, se trouverait dans ces conditions.
§ 3. — De la distribution sur un aimant quelconque.
Considérons maintenant un aimant à Tintérieur duquel les trois quantités X^ ilb, O sont assujetties seulement à être uniformes, finies et continues, ainsi que leurs dérivées partielles du premier et du second ordre. L'identité
Oji;\dz ày J ' dy \ dx ôz ) dz\ dy ùx } ~
jointe au théorème de Jacobi, que nous avons énoncé au début du§l, nous montre qu'il existe toujours deux fonctions a (a:, ^,-s), y{x^y^ z) uniformes, finies et continues, ainsi que leurs dérivées partielles du premier ordre, telles que l'on puisse écrire
()fJL dv
d ;jt d"*
i ÔZ
Oy
dy dz
dz dy*
dix ^/
du. &f
dx
' dz
dz dx
dx dz*
dA.
(JlOo
dix d^
dix <>>
\ 'dy '
dx
dx dy
dy dx
CfUP. VII. •— LES DISTRIBUTIONS SOLBNOÏDALES ET LAMELLAIRES. 95
Ces égalités (i8) peuvent encore s'écrire
5jf \ "^ dz ) ~^ dz \ "* dx ) ^
D'après ces égalités, il doit exister une fonction ç telle que l'on ait
do dix
cl, = -i -h V -i- ,
dx dx