MESURE DES COEFFICIENTS D'INDUCTION
255. — Méthode de Maxwell et Rayleîgh pour mesurer un coefficient de self-induction en fonction d'une résistance. — La bobine d^ dont le coefficient de self-induction est £ , est intercalée
MESURE DES COEFFICIENTS d'iNDUCTION.
dans la quatrième branche d'un pont de Wheatstone, fig, 126, monté à Taide d'un galvanomètre balistique et de trois séries de résistances non-inductives. Ces dernières sont habituellement formées de bobines à double enroulement dont la self-induction n'est
Fig. 126.
pas entièrement négligeable et qui possèdent, en outre, une capacité électrostatique de nature à apporter des erreurs sensibles dans la mesure des coefficients de self-induction faibles. Mieux vaut dans un cas semblable employer des fils très minces droits ou tendus en zigzag.
On règle d'abord les quatre côtés, pour le régime permanent, à la manière ordinaire.
On ferme ensuite la branche du galvanomètre avant celle de la pile; les réactions de self-induction de la bobine d amènent une élongation a. Lors de l'ouverture du circuit de la pile, on obtient une élongation égale et contraire.
En désignant par D^ le courant de régime de la branche rf, la quantité d'électricité transportée par l'extra-courant d'ouverture est, § 176,
la fraction de ce flux dérivée dans le galvanomètre est, § 178,
k sin -a,
où k représente la constante balistique du galvanomètre, § 139. On détruit enfin l'équilibre ohmique du pont en ajoutante^ une
petite résistance r, ce qui produit, dans le galvanomètre, une déviation permanente 8.
Le courant dans le galvanomètre est alors approximativement le môme que si une force électromotrice égale à rDg agissait dans la branche rf, la diagonale de la pile étant interrompue. On a donc
K étant le facteur de réduction du galvanomètre. De la combinaison des équations (i) et (2), on déduit
-^ k sm - D2 2
Lorsqu'on emploie un galvanomètre sensible, la résistance à ajouter à d est très faible, de sorte que les courants D^ et Dj ne diffèrent que d'une quantité négligeable et que leur rapport est sensiblement égal à Tunité; la formule se réduit alors à
, sm -a
Les constantes A et K sont déterminées par des expériences préalables.
256. — Méthode de Maxwell, modifiée par M. Pirani, pour mesurer une self-induction en fonction d'une capacité. — La
relation existant entre les effets d'une self-induction et d'une capacité dans un circuit parcouru par un courant variable, § 197 et suivants, a suggéré un certain nombre de méthodes permettant de mesurer l'un de ces éléments en fonction de l'autre. La suivante est particulièrement commode.
Un pont de Wheatstone, fig. 127, comprend trois branches sans self-induction a^ b^ s. Dans la quatrième branche, on dispose la bobine r, dont on cherche le coefficient de self-induction £, en série avec une résistance r' sans self-induction. Sur cette dernière, on dérive un condensateur de capacité C.
On commence par équilibrer les quatre branches pour le régime