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d'imprimerie. Je n'oublierai pas de vous montrer comment on peut mesurer facilement l'étendue du champ visuel.
Il y a aussi d'autres altérations de ee champ visuel qui doivent fixer votre attention, ce sont des lacunes fixes ou mobiles, et certains phénomènes entoptiques qu'on y produit artificiellement, et qui nous expliquent plus d'un fait pathologique important.
Enfin, messieurs, il nous restera encore à rechercher si un œil a conservé sa sensibilité spéciale, son excitabilité par d'autres agents que la lumière, son pouvoir de distinguer les couleurs, etc. ; mais sur ce dernier point, j'aurai peu de choses à vous dire, car nos connaissances sont ici trèsbornées.
Je viens de vous montrer à grands traits le chemin que je veux parcourir avec vous dans ces leçons, et après m'avoir vu tant insister sur la recherche des signes physiques, vous serez peut-être portés à croire que je borne là tout le diagnostic des maladies des yeux. Ce serait, messieurs, une grave erreur dont je veux tout de suite vous détromper. J'attache la plus grande importance à l'étude des signes que voit le médecin, et qu'on appelle objectifs ; je pense qu'à cet égard on ne saurait pousser trop loin l'analyse; mais les signes qui nous sont fournis par le récit du malade, ceux qu'on sait tirer des commémoratifs , n'ont pas une importance moindre , et doivent appeler toute votre attention. S'il n'en est pas question dans ces leçons, c'est que je dois rester dans le programme que je me suis tracé : l'étude des méthodes d'exploration physique de l'oeil, méthodes dont je ferai quatre groupes distincts et que j'étudierai successivement.
Le premier comprendra la recherche des signes objectifs à
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la lumière naturelle, avec ou sans instruments d'optique destinés à venir en oide îî l'œil <lu chirurgien.
Le second renfermera les différents moyens proposes pour étudier, à l'aide de la lumière artificielle cl surtout pur l'emploi de l'opbthalmascopoj les milieux et les membranes profondes de l'œil. J'exposerai alors 1res -brièvement les principales lésions que l'ophthalmoscopc fait découvrir dans les yeux malades.
Pans le troisième groupe, je réunirai les procédés qu'on emploie pour s'assurer du degré de la sensibilité rétinienne, pour mesurer le champ visuel et apprécier ses troubles, pour reconnaître l'excitabilité de la rétine à d'autres agents que la lumière, et à ce propos je vous parlerai de la production des phospliènes. Enfin je vous dirai quelques mots i\u moyen de constater les troubles dus à une appréciation erronée des couleurs.
Dans le quatrième; groupe de méthodes, je placerai tous les modes d'examen qui servent à déterminer le degré de la réfraction, l'étendue de l'accommodation de l'œil, et les troubles visuels qui résultent de tout état anomal de ces fonctions.
Comme je vais commencer une série de leçons sur une partie de la médecine qui esl devenue chez nous et ailleurs ce qu'on nomme une spécialité, Je dois vous dire eu i]qu\ mots toute ma pensée sur les spécialités professionnelles. J'ai déjà, dans la presse médicale, exprimé plus d'une l'ois mon opinion à cet égard, mais je tiens à la rappeler au début de ces leçons. 11 esl jusle de déclarer (pie les progrès accomplis en oculislique depuis une dizaine d'années sont dus à (les physiologistes et à des médecins allemands qui ont l'ait de l'oeulis-
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tique une spécialité scientifique, cl personne n'est plus disposé (pie moi à proclamer l'importance des beaux travaux que nous devons à MM. Helmhollz, Donders, de Graefe et à d'autres qui ont donné une si vive impulsion aux recherches ophlhalmoscopiques; mais je persiste à croire que l'oculislique ne doit constituer une spécialité ni dans l'enseignement ni dans l'exercice professionnel. L'histoire des affections des yeux se rattache à la pathologie générale par tant de cotés, h scrofule, la syphilis, la diphthérite, la. néphrite albumineuse, les affections cérébrales, les maladies du cœur, le diabète, etc., et beaucoup d'autres troubles généraux, qu'elle ne doit pas plus être isolée dans la médecine que l'étude ou la pratique des affections du cœur et d'autres organes importants. D'ailleurs ce que je soutiens ici ne peut avoir rien de blessant pour les hommes éminents qui ont contribué par leurs travaux aux progrès de l'oplithalinologie moderne, et montré par de délicates recherches combien leur esprit est apte à cultiver toutes les branches des études médicales.
Nous commencerons dans la prochaine leçon l'examen des différentes méthodes d'exploration physique de l'œil. Les unes sont d'une élude facile, et les autres exigent une très-minutieuse attention; mais si, chemin faisant, nous rencontrons quelques questions laborieuses, vous vous rappellerez qu'en fait de science, il n'y a jamais de grandes choses sans de grandes difficultés.