L'ART CHINOIS
Bien que séparée de l'Inde, la Chine semble avoir été, comme elle, initiée de bonne heure aux civilisations anciennes de la Chaldée et de la Perse. La communauté de religion pendant la période bouddhique dut aider encore à l'établissement de relations plus étroites entre l'Inde et la Chine, et il semble que, dans les deux pays, l'art se soit d'abord appliqué à des constructions de bois et de briques dont les formes sont constamment reproduites dans les constructions de pierre.
Un pays récemment explore par M. Le Bon. le Népal, qui, par sa situation géographic]uc. est demeuré indépendant, protégé par les contreforts de l'Himalaya, mais qui occupe une situation intermédiaire entre l'Inde, le Tibet et la Chine, a conservé des monuments d'un intérêt exceptionnel. les uns anciens. les autres cjuoiquc plus récents, dérivés de traditions anciennes, et aidant ainsi à combler les lacunes que les destructions ducs aux conquêtes et les tremblements de terre ont faites dans les monuments hindous.
Il semble que, par un phénomène analogue à celui qui résulta de l'invasion dorienne en Grèce, l'art un peu rude des populations du nord de l'Asie ait contribué à élaguer, dans une certaine mesure, l'exubérance du décor oriental
,,2 l.ART DANS LANIIQUITE
né en Chaldee, et dont I influence s'exeri;a sur la Perse et l'ionie aussi bien que sur l'Inde. Au Népal, comme en Chine, la race primitive est la race niogole, caractérisée par la forme Je la tète, par les veux bridés, par les
Fio. 90. Tcniplo dont l<s piliers reproduisent en pierre la deeorjtion des potciux
des p.i|(odes de bois .1 Bhatgjon (Népal) (1).
pommettes saillantes, et cette race guerrière, qui. à plusieurs reprises, envahit l'Europe, n'a jamais été réfractaire à l'art.
Les Scythes, qui appartenaient à cette race, furent, dans les premiers siècles de notre ère, les prc^pagateurs de l'art grec en Asie, et c'est peut-être pendant
(Il Les figures 40 91. 9}. sont extraites des .Ifonunienfi Je l'InJe de M. G Le lion.
LES ARTS ASlATlQUliS
la durée (Je l'empire mogol que furent élevés dans l'Inde les monuments les plus magnifiques de l'art musulman, qui répandit dans toute l'Asie, dans le nord de l'Afrique et jusqu'en Europe, les dispositions monumentales et
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Fia. <»i . — Pagodt tn bols et briques sur soubaistmcnl dt pierre t Bhatgaon (NépalK
le magnifique décor de terre émaillée, que la Perse tenait de la Chaldéc. Le Népal doit à son isolement d'avoir conservé des monuments qui nous renseignent sur le travail du bois, sur celui du métal repoussé formant le revêtement des portes des palais, sur rus;;gc de la brique, sur un mode de couverture en tuiles ondulées se recouvrant, qui est encore employé en Chine et au Japon.