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marins, celles d'Athènes, caractérisées par le hibou, l'oiseau d'Athcna (fig. i32),et les monnaies d'Alexandre, et celles d'Etolie (hg. i33). et celles de Bactriane, toutes ces merveilles reunies au Cabinet des Médailles de notre Bibliothèque Nationale.
Dans les monnaies les plus anciennes, frappées au mouton ou au marteau par des procédés rudimentaires qu'accusent le défaut de centrage de la pièce et l'irrégularité des bords, les contours déhnissent très nettement les limites clans lesquelles les reliefs subissent une réduction proportionnelle. Par cxciii["ilc, dans une tij^jurc de prohl, le contour dessine, par une saillie suffisante sur le champ, le front, le nez, la bouche et le menton, tandis que les plans p^. ,33. Monnaie correspondant à la joue, aux yeux, aux dirgem d E<oiic.
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cheveux sont accusés par des reliefs réduits, mais conservant leurs valeurs relatives. Ce principe de réduction a été appliqué avec tant de mesure, que l'artiste a pu, par une observation très attentive de la nature, conserver, quelle que soit l'échelle des monnaies, les traits caractéristiques de la hgure, de l'animal ou de la plante.
La tendance de l'art grec vers une perfection idéale aboutissait, pour les médailles comme pour toutes les applications de l'art, à la création de types de beauté, représentant plutôt une espèce qu'un individu. C'est le signe distinctif des monnaies grecques pour le \ et le i\ siècle : plus tard les médailleurs, comme les sculpteurs, ont recherche davantage le caractère individuel.
Mais l'obligation que s'imposait l'artiste de graver directement, à l'échelle de la médaille ou de la monnaie, le coin ou le pc">inçon de métal, durci ensuite par la trempe, l'obligeait à un sentiment juste clés saillies à observer en raison des dimensions de chaque pièce.
L'erreur commise fréquemment de nos jours, et qui consiste dans la réduction proportionnelle d'un grand médaillon pour luie monnaie, n'a jamais été commise par les Grecs. Ils savaient trop bien qu'un changement d'échelle entraîne nécessairement un changement de composition.
Les Grecs avaient appris des Egyptiens et des Phéniciens la méthode de soufflage et de moulage du verre, coloré ou non par des oxydes métalliques. Les tombeaux ont conservé des Holes de verre aussi élégantes de forme que brillantes de couleur : sans doute, leur séjour prolongé dans le sol les a enrichies d'irisations chatoyantes; mais le décor s'applique toujours si bien a la lornie, qu on est émerveille de la dextérité des verriers, passés maîtres dans l'art d'entourer à chaud inie hole de verre par des fils colorés, de les relever en chevrons à intervalles réguliers, de les refondre
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avec la fiole, et de constituer ainsi le décor de surface le plus souple qu on puisse imaginer. Les ouvriers savaient même tirer parti de l'affaissement du verre à l'état pâteux, pendant son refroidissement, pour obtenir naturellement des cannelures régulières a la surface de vases soufflés d'une extraordinaire légèreté.
Si l'art grec, postérieur aux arts de l'Egypte et de la Chaldée, n'a pas été, autant qu'eux, peut-être, un art créateur, il a su apporter dans toutes ses œuvres l'ordre et l'harmonie C]ui font souvent défaut aux oeuvres des civilisations antérieures. La mesure, le goût sont ses qualités essentielles; aussi demeure-t-il, dans l'histoire de l'antiquité, l'art classique par excellence, celui qui satisfait toujours à la raison, mais qui s'est élevé, par la recherche d'une perfection idéale, à la conception d'une beauté plus qu'humaine et l'a souvent réalisée.
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il< Syracuse. \' siècle.
L'ART ROMAIN