‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 100 sur 179 · J7 FÉVRIER · texte numérisé non relu

J7 FÉVRIER

Dégénérai ion des nerfs MeeCionnés.

Nalurc du processus dégénératif, —< Distinction des processus actifs et des processus passifs. — Ostéite et nécrose. — La dégéncration des nerfs est un processus «ictif. Preuves à Tappui : la vie fonctionnelle du cylindre-uxe ne cesse qu au moment où il est interrompu par le protoplasma ; il ne peut donc agir comme un corps étranger qui déterminerait une irritation. Le processus est d'autant plus rapide que Panimal est plus vigoureux.

Écrasement d'un nerf avec une pince pour étudier les phénomènes qui se produisent aux extrémités des segments. — Résultats : llémorrliagie et épanchement de myéline à Tintérieur de la gaine lainelleuse. — Les globules rouges et les goutlcs de myéline sont absorbés par les cellules lymphali(|ues.

Étude des bourgeons terminaux des segments. — Leur forme et leur aspecL — Précautions à prendre pour les dissocier.

Bourgeon central : Conservation, hypertrophie et striation du cylindre-aie. — Celte strialion démontre que le cylindre-axe est constitué par des fibrilles.

Messieurs,

A la fin de la préccdenlc leçon, nous plaçant au point de vue de la pathologie générale, nous nous sommes demandé quelle est la nature de la dégénération des nerfs. Reprenons aujourd'hui cette question, et cherchons à déterminer si ce processus, que Ton nomme couramment processus dégénératif, est en réalité, comme ce nom semble

UTIOK I)ËS KEltrs SCCTIONffl riniliqiicr, un processus passif, ou biiui s'il est au conlraire àù nature active.

En llicoric, la distinction dt^ procesiius actifs et des processus pnssifs se fnil arec la plus grande précision, mais, lorsqu'on aborde le domaine des HiiLs, elle est loin d'être aussi simple. Il me senit Ticile de vous le montrer en citant quelques exemples tirés, soit de la p.illiologic clinique, soit de la palhologie expi^rimentale.

Pour bien vous faire saisir la dilTmincc entre un processus actif el un processus passif, je vais cboisir un tissu parfaitement connu, li; tissu osseux, et décrire sommairement deu?t dos altérations pathologiques de ce tissu, qui peuvent êlro regardi^es comme des types de ces deux sortes de processus : l'ostéite el la nécrose.

Nous avons à considérer dans les os le tissu osseux et le tissu médullaire. Le tissu osseux est formé p;ir des cclhilcs qui constituent cs'^cntielieincnl los corpuscules osseux, et par une substance qui donne aux os leur solidité, la substance osseuse. Le tissu niédollnîre a une structure assez compliquée, qu'il n'est pas nécessaire de décrire ici; il suffit que je vous dise qu'il renferme dts cellules de formes diverses, parmi lesquelles se remarquent des cellules adipeuses en nombre plus ou moins considérable.

Cela posé, quels sont les phénomènes qui se pioduisent quand une cause d'irritation quelconque, intérieure ou extérieure, vient déterminer une inflammation de l'os? Ces phénomènes consistent dans une suractivité nutritive el formative de tous les éléments eellulairos do l'os et de la moelle. Parmi ces éléments, considérons spécialement les cellules adipeuses. Elles sont formées, comme vous le savez, d'une membrane, d'un nojau cntouié de protoplasma el d'une masse graisseuse. Nous avons insisté à une autre occasion (voy. 1. 1, p. H5-1'2I} sur l'analogie que présentent

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