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NATURE DU PROCESSUS DÉGÉNÉRATIF

ces cellyles avec les segments inlerannulaires des tubes nerveux ; l'exemple sera donc bien choisi pour la comparaison que nous voulons faire. En examinant les cellules adipeuses de la moelle des os, lorsqu'elles sont atteintes par l'inflammation, nous y reconnaîtrons l'hypertrophie du noyau, l'abondance plus considérable du protoplasma et la deslruction progressive de la graisse. A un stade plus avancé, nous verrons se produire la multiplication des noyaux, et finalement, à la place d'une seule cellule, il y aura deux, trois, quatre cellules nouvelles. C'est 15 un des modes de formation des éléments cellulaires embryonnaires si abondants que l'on rencontre dans les os enflammés.

Mais que devient la substance osseuse pendant cette multiplication? Cette substapce, qui fait la force et la résistance des os, que le couteau peut à peine entamer, que le feu respecte en partie, que les acides les plus énergiques ne dissolvent pas complètement, est rongée et disparaît par places. I^s cellules embryonnaires, ces éléments si mous et si délicats, suffisent pour la détruire. Sur les bords des espaces médullaires, aussi bien dans les canaux de Havers du tissu compacte que dans les lacunes du tissu spongieux, on voit se creuser des cavités nouvelles. Les cellules jeunes qui les remplissent sont les agents actifs de leur formation, et elles les agrandissent progressivement aux dépens de la substance osseuse. En résumé, et je passe à dessein sur tous les détails pour ne pas allonger cet exposé, vous voyez qu'il se manifeste ici d'abord une suractivité des éléments cellulaires, et que la deslruction du tissu osseux est un phénomène consécutif déterminé par l'action des cellules nouvelles.

Donc, dans l'ostéite la plus franche et la plus simple, il se passe des phénomènes actifs dans les cellules, passifs

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ou régressifs <Iaiis la siibstnnce oiseuse. Cependant il ne

Tiendri i^ l'idée d'aucun pnthologisle de dire (|ue l'usléiio est

cfiracU^risëe osscnlicllenienl par un» régression ou par une

dégcneration.

Voyons maînlennnl quel esl le processus de i.i nécrose, celle mon partielle, la plu« ancionnemenl connwe.

liOrsque, sous l'inllurnct^ d'une des nnmbr'euNes causes que je n'ai pas à énumérer ici, une portion d'un us a été frap]H!edcmor[, cette |K>rlîun agit ounime un corps étranger et constitue une épinit inflnmniatoirc. Tout auiour d'elle se produisent des pliénoménes d'ostéil-i, el l'intlammalion, se traduisant alors par lous ses phénomènes cliniques, se termine |iresque toujours par une suppuration plus ou moins intense et plus ou moins prolongée. Sans entrer dans la description de ces pliénomènes, je mécontente de vous Caire remarquer qui; nous avons ici un phénomène primitif de mort, qui donne lieu consécutivement à une suractivité formatrice assez intense pour amener la production de pus, la formaiion d'abw's, etc.

Dans l'nne el dnns l'autre des deux afTectioDS que je viens de décrire lunèvcment. nous obseivons donc des phénomènes analogues; d'une part, suractivité des cellules; de l'autre, destruction et mort du llssu : mais, dans l'ostéite, la suraclivilc et la prolifération des cellules sont primitives, et la destruction du tissu n'en est que la conséquence; le phénomène essentiel est donc un processus actif; dans la nécrose, au contraire, la prolifération des cellules est consécutive à la mort d'une portion d'os, et le phénomène essentiel est un processus passif.

La distinction entre les deux cs|)ècos de processus étant bien établie par cet exemple, revenons à la question qui nous occupe et demandons-nous si les phénomènes primordiaux que nous avons observés dans les tu})es nerveux des

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