EXTRÉMITÉS SLCTIONNÉES, A PARTIR DU SECOND JOUR
présent, et les phénomènes de régénération, dont je vous entretiendrai dans la prochaine leçon.
Je vous ai parlé (voy. 1. 1, p. 3H) de l'hémorrhagie produite par la division du nerf, de rhémoslase subséquente et de la légère inflammation qui survient ensuite et qui amène une diapédèse des globules blancs. Nous avons noté aussi rissue d'une certaine quantité de myéline au moment même où l'on pratique la section du cordon nerveux. Un peu plus tard, la myélipe des tubes ouverts, se gonflant aux dépens du plasma voisin qu'elle absorbe, distend la gaine de Schwann et s'en échappe pour s'épancher entre les tubes nerveux. Tels sont les faits que Ton observe le premier et le second jour.
Continuons maintenant celte étude et poursuivons l'analyse des phénomènes qui se produisent au niveau des extrémités sectionnées à partir du second jour jusqu'à la fin du processus dégénéra tif.
Pour mieux nous rendre compte de ces phénomènes, aussi bien de ceux que nous avons déjà décrits que de ceux dont nous allons nous occuper maintenant^ nous avons fait l'expérience suivante : Chez un rat, nous avons dénudé le nerf sciatique et nous l'avons écrasé en un point entre les mors d'une pince, sur une longueur de deux millimètres environ. Notre but était de produire dans ce nerf des phénomènes semblables à ceux que la section y détermine, tout en ménageant la gaine lamelleuse de son gros faisceaux nerveux. Cette gaîne devait former ainsi entre les deux segments une boîte cylindrique, dans laquelle les éléments ou portions d'éléments altérés resteraient contenus, de manière à nous pcimellred'en faire une observation complète.
La plaie ayant été recousue soigneusement, nous avons abandonné l'animal à lui-même. Trois jours après, ayant dénudé de nouveau le nerf, nous avons facilement reconnu
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la partie écrasée ; noas avons constalé qu'aindesanos île oe [loiitl le nerf avait alnnlnnirnt pcnln $««< [•mpriélé?. tandÎF qu'au-i]t-£$iis sa seasiLiliUî éuil coitsemf. L'écnseinrat livall dnnc produit le niJ^ttu! efTiK qne la sortîon.
Noos avuiv^alitn enlevé ud rra^i>nt du nt-rf eoat«iaiil i Mil milieu la partie écrasée, l>I, aprê« l'avoir Ûtépar Pacide osiaique. noas avuns [iti eu faire de» |trc|tanitioi]s Irèsinslruclivcs, en li- dissociant înromplétt^ment ftur la lame de Tcrre et en le nalnranl ensiiili; par ti' picnx'arinînate.
L'examea de ces préparalii)o>< monln- que. dans la porliou écnséc par la pince, quoIqiK's-unoK seulement des gaines di* Schwann ont résisté à la pmssion. 1^ mvélinc <r cM diviMÏe eii jK'^lit.s rrft;;nM'nls ou di^pnst'e en boules. Les cjUndn^axi's jsont in^pniltablemttnl détruits; du moins il n'est pas po^ible de b^ap^rrevoir. Au-^lessus et au-dessous de la parlie i-oniprimé«. qui est riiiblctitenl loinlée par l'acide tmnique, le» tubes nerveiii pré.tent«nt un l^er rcnfliMnenl et pKsèdeat une coloralion noirAlre bt-nuorap plus <iccusée, et plus foiK'ée même que celle d'un tube nerveux normal. Il s'est produit là un n;f(nilement de la myéline d,ins les parties voisines, analnguo ;i celui que nous avons délenniné dans l'expérience où nous avons comprimé un nerf scialique de grenouille à l'aide d'une serre-fine ivoy. l, I, p. fil). |,a i-essemblaiice des deui parties du nerf ne s'élend pas plus loin. En effet, tandis qu'an-di'ssns de la portion écrasée les tiilH's nerveux paraissent normaux, dans la portion inféricNro, au conlniirc, nous observons la segmentation c.tracléristique de l'aliéralioii dite démené lative.
Examinons maintenant en délai! la portion écrasée. -Nonseulement la plupart des tubes nerveux sont Iincliés et déti'uits, de telle sorte que la myéline s'en est éelta])pée ol s'est répandue parloul, mais les vaisseaux aussi ont été divisés.