BOURGEON CENTRAL
laisse Touverture largement béante. Les globules rouges, sortis des vaisseaux au moment de la section du nerf, se trouvent en grande abondance à la surface de la plaie; ils s'engagent d'abord dans Textrémité élargie des gaines de Schwann. Plus tard, ils sont portés plus ou moins haut dans rintérieur du tube nerveux, et ils finissent par y occuper une grande partie de l'espace que la myéline a laissé libre en s'échappant.
Après avoir signalé les diverses modifications qui se produisent dans les tubes nerveux du bourgeon central, je dois insister d'une manière toute spéciale sur leur irrégularité. Si vous examinez avec soin plusieurs des tubes compris dans te bourgeon, vous serez frappés d^s différences qu'ils présentent. Les uns sont à peine altérés; d'aulres possèdent un cylindre-axe hypertrophié; quelques-uns montrent une segmentation analogue à celle des tubes du segment périphérique; certains contiennent des globules rouges, d'autres enfin sont remplis par des cellules lymphatiques.
Je vous ferai remarquer encore, à propos des cellules lymphatiques qui se sont introduites dans les tubes nerveux, qu'elles s'attaquent d'abord aux boules de myéline isolées, puis à la gaine médullaire, enfm au cylindre-axe lui-même. Ce dernier disparait alors au voisinage de l'extrémité sectionnée, mais un peu au-dessus on le retrouve constamment.
Revenons maintenant sur un problème dont nous avons réservé la discussion. Où s'arrête le processus dont nous venons d'étudier les détails? En d'autres termes, jusqu'à quel niveau remonte la transformation granuleuse de la myéline? Va-t-elle jusqu'au premier étran-
ItÊGÉHÊRATION DES SERFS SECTrONXÉS.
glement anniilaire? S'y arrùle-l-elle ou conlinuc-l-elle au delà?
Avant ilVritrer daus l'examen Je celte queS'lion, nous devons nous en poser une autre. Les allérallons qui se niaiiifestent dans le bourgeon cculral sont-elles des modiûcations régressives, ou sont-elles d'une autre nature? Les observations que nous avnas faites nous permeltenl de dire d'emblée qu'il n'y a \r.i» de régression pour le cylindre-axe, puisque i!et élèincnl est au contraire conservé et hypertrophié; tout au plus ]H>urrnit-on considérer comme une régression U désagrégation de la myéline.
Souvent celte désagrégation de la myéline s'arrête au premier étranglcmenl annulaire, mais t.i bamèrc que celui-ci opjtose à sa propagation n'est pas infranchissable, et quelquefois le processus s'élvud au delà. Du reste, il s'arrête fréquemment aussi en deçà de l'étranglement, de sorte qu'au-dessous de celui-ci une certaine longueur do tube nerveux est oonserTée dans son état normal.
Ce dernier fait est intéressant à noter, précisément au point de vue de la naturv des altérations dont nous nous occujwns. Dans ces derniers temps, Engelmann ', s'appnyaot sur l'opinion de Neiimann, a soutenu que. dans le bourgeon central, les altérations sont les mêmes que dans le bourgeon périphérique, et qu'elles doivent être considérées comme des phénomènes de muil. Le même auteur a soutenu que, dans le sei:ment central, la mort atteint tout le segment inleranniilaire qui a été incité, et qu'elle s'arrèle au premier élrauiiienu'nt annulaii'e. Pour s;iisir cette eonceplinn d'Engelmann. il e^l nm-ssaire de connaître sa manière de voir sur le cylindre-ase. Vous vous s<.iuvenei ivoy, l. I.p, 12î>)
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