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BOURGEON CENTRAL. — DISSOCIATIONS

paraissait au premier al)ord être simplement une lame de tissu conjonclif sous-jacente aux deux bouts du ûerf sectionné. Nous aurions été persuadés dès lors que les deux extrémités du nerf se terminaient librement, et nous en aurions naturellement tiré la conclusion qu'il se fait dans le segment périphérique une régénération absolument indépendante du bout central, car il contenait un grand nombre de tubes nerveux de nouvelle formation.

Abordons maintenant l'analyse du bourgeon central. Nous allons y rencontrer des faits qui nous donneront la clef des phénomènes de la régénération.

Nous avons étudié déjà les modifications qui se mani^ feslent dans les éléments nerveux du bourgeon central pendant les premiers jours qui suivent la section, et j'ai insisté, vous vous en souvenez, sur ce fait que les cylindres-axes, au lieu d'être détruits comme dans le segment périphérique, sont au contraire conservés, hypertrophiés et nettement striés (voy. p. 30). Cette hypertrophie est le phénomène initial de la régénération; aussi ne devrait-on pas, à proprement parler, distinguer pour le bout central deux périodes. Tune de dégénération, l'autre de régénération. Il est plus exact de dire que la régénération y commence immédiatement après la section.

Je n'ai pas à revenir sur les. phénomènes qui se succèdent du premier jour au vingtième jour; nous nous en sommes occupés suffisamment. Je reprends donc celte étude à partir du vingtième jour, jusqu'au cent soixantième environ.

Les faits qu'il s'agit d'observer peuvent être reconnus sur des préparations par dissociation et sur des coupes.

Pour dissocier le bourgeon central, il faut le plonger

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d'abord dans une snlation d'acide osruii^ue à 1 pour tOO; i]uelqiics lieiires de tnacémtîon saflîsent quand le liquide est abondant et que le fragment du tiert n'est pas irap Tolumiueui. Ou<tQt à la dissocinlion elle-mâme, uUe est lahorîeusâ el délicate. Les produits iiiflammaloires, que nous avons vus se former dès les premières heures après )a section, ont pris mainlenanl une t«tlfi consistance qu'il est fort difficile de dégager les inbeji neneui. Et cependant Ci'lii est indi<ipensalde; il est même nécessaire, pour les étudier, de les obtenir couiplétemeul isolés sur une certaine étendue; autrement on peut être assuré de coniniâ- Ire des erreur».

icn*ai pas à vous indiquer ici de règles n suivre. On sépare facilement en deux à l'aide des aiguilles la partie du fragment nerveux située au-dessous du boui^eon proprement dit; mais, si l'on saisit ensuite ces deux portions avec de» pinces pour continuer la dissociation plus avant, on rencontre un obstacle absolu; et, si l'on emploie de la force, tes fibres nerveuses se brisent au niveau du bourgeon. On est donc réduit à attaqm'r directement ce bourireon avec les aiguilles et à altérer par le fait même un certain nombre des éléments nerveux qu'il contient ; aussi est-ce surtout au basard que l'on doit d'en rencontrer d'intacts, et dans a' cas l'habileté du micrograplie dissociateur consiste pnM:isément à profiler des hasards beureui qui se présenleni, el à s'en assurer les résultats par des précautions délicates. C'est ainsi que nous avons réussi à dissocier convenablement les bourgeons nerveux et à en obtenir des préparations démonstratives.

Je vais vous indiquer maintenant les principaKs dispositions des t u bes nerveux dans le bourgeon central , el vous pourrez les reconnaître à b fin de la iei;on sous ces microscopes.

1" D'un tube ancien, terminé par un léger renflement

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