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RÉSUMÉ GÉNÉRAL - QUESTIONS ET HYPOTHÈSES

parties des cylindres-axes qui sont ainsi rongées par les cellules lymphatiques sont celles qui ont.été soumises à un certain degré de traumatisme lors de la section.

Huitièmement, les modifications qui se produisent dans le segment central pendant les deux ou trois premiers jours, l'hypertrophie et la striation du cylindre-axe, doivent être considérées comme le point de départ de la régénération.

Neuvièmement, chaque nouveau cylindre-axe formé par segmentation longitudinale de l'ancien est le point de départ d'un nouveau tube nerveux.

Dixièmement, les nouvelles libres nerveuses sont d'abord dépourvues de myéline ; elles en acquièrent par la suite.

Onzièmement, le développement des fibres nçrveuses nouvelles aux dépens du segment central se fait par expansion périphérique. Nées dans le bourgeon central, ces fibres se prolongent à travers le segment cicatriciel jusqu'au segment périphérique, et y pénètrent, soit dans les anciennes gaines de Schwann, soit entre ces gaines.

Je dois examiner maintenant plusieurs [questions que suggère nécessairement à l'esprit le résumé général que je viens de faire.

En premier lieu, nous devons nous demander quelle est la cause de la suractivité qui se manifeste dans le protoplasma et les noyaux interannulaires du segment périphérique d'un nerf sectionné.

Vous vous souvenez sans doute que j'ai écarté l'explication suivant laquelle le cylindre-axe, frappé de mort par la section, agirait sur les noyaux et le protoplasma de manière à en exciter l'activité, de même que le fait un fragment d'os nécrosé sur les parties voisines (voy. p. 23). Nous devons donc abandonner cette première hypothèse

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One MMndc question qaî se présente à aous est œllc-d : Nomarou ofaserré dans le segmait œotnl des modificitions rie la m\<-)ine à [>eu pri's analiTCues h celles <]ul w produisent dans le segment périphérique. D'un côté comme de l'autre, les éléments cellulaires, soii ceuï (|ui appartiennent au segment interannulaire lui-même, soit ceux qui son! venus du dehors, sont actifs, prolirèrenl, se nourrissent et prennent les matériaux de leur nutrition dans leur voisinage immédiat. Nous devons nous demander pourquoi ces éléments ne détruisent pas toujours le cvlindrea\e dans le segment central aussi bien qu'ils le rongent dans le segment périphérique.

A cette (]ne~tioR, nous répondrons par une considération qui louilie ù la foi^ à l'histologie et à la physiologie. Lors. que nous élUiiierons le ?vstème nerveux central, vous verrcï 'jue les cvlindi-.-i-;i\L's doivent èlre regardés comme des

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prolongements des cellules nerveuses. Il suit de là que, lorsqu'un cylindre-axe est coupé, sa portion périphérique n'est plus en rapport avec l'élément histologique dont elle faisait partie, et dont le centre est au noyau de la cellule nerveuse; cette portion perd par conséquent de son énergie vitale, et, si la mort n'y survient pas de suite (puisqu'elle conserve, comme nous avons pu le constater, ses propriétés physiologiques), elle est du moins plus facile à attaquer, et ne peut résister à l'action du noyau et du protoplasma. Dans le segment central au contraire, le cylindre-axe, restant en communication intime avec la cellule dont il émane, garde toute sa vitalité, et les éléments cellulaires qui se trouvent en contact avec lui ne réussissent pas à l'entamer. Une troisième question a trait à la régénération. La voici : Comment se fail la croissance périphérique du cylindre-axe pour donner naissance aux nombreuses fibres qui en émanent? Je voudrais pouvoir vous montrer à ce sujet des préparations sur lesquelles ce processus s'observerait directement; mais les nerfs en voie de régénération, à cause de la grande intrication de leurs fibres, sont un des plus mauvais objets que l'on puisse choisir pour étudier la croissance des nerfs. Jusqu'à présent cette étude n'a guère été faite que sur l'expansion jnembraneuse de la queue des têtards; je vous exposerai ce que l'on sait sur ce point, lorsque je traiterai du développement des nerfs, mais je puis vous dire par avance que, dans cette expansion membraneuse, les hislologistes ont reconnu que les tubes nerveux s'accroissent du centre à la périphérie, et qu'ils se développent parle bourgeonnement et l'extension progressive des cylindre-axes.

Après avoir exposé aussi clairement que possible ma manière de voir sur la régénération des nerfs, il me reste

?4 BCR&FÛUTim ET RteC^tTTOX TIIS TERPS.

è mostdèrvr la rapporta qu'elle pivsenlc avec les théories

aorienne^.

Reprenons d'abon] l'o^tinJon deNV-iller. Cel observateur soutenait, vous vmis k* rap|>elei, que tous les tubos nerveuv dn segment [•ériphêrique d^cnèrent eotiêremeDl, et que leurs élèioenls convlitulifs ont tous disparu avant la régénérafion. Les nnavelles libres neneuses sont daa% toutes leurs parties le résultat d'un bourgeonaerneut qui part du segment centr:il.

Ha manièi'e de voir est analogue à t-vlle de Waller, au moins pour le point dedt'partde la régénératinn. On croyait «tte opinion rentersêc par les observation* de ftemak (wy. p. M), d'après li-squclle^ il «« produit Aps tubes nerveux nnaveaux dans rintérieur des anciens tules dégt-n^ré!! du e^meul pi^nphériqut.-. Je me suis a-^sez luusueniunt étendu sur ces observations ponr n'y pns in<ùster ici. Ëlle^ firent tomber dans un discrédit imu^éntii l'opinion de Waller, à Ici point que cet aulcur lui-même finit par l'abandonner, ri j'en juge par une phrase de M, Vulpian', qui devait être bien renseigné à ce sujet, puisqu'il étriit t-u n'iatîons jiersonneDcs avec Waller.

Quant à l'opinion de M. Schiff. de MM. Philippeaux et Vnipiiin, et de Remak, elle n'est plus snutemible, puisque nous savons que le cylindi-e-ase est absolumint détruit dans le segment péripliérique nu moment où la régénation commence.

Reste l'opinion de Neuniann. Cette opinion n'est nuUemL-nl en rapport avec les faits qtie nous avons analysés; jene sais même pas sur quelles donnéis cet auteur s'est nppnyé pour imnginiT sa théorie bizarre de In combinaison Icmpo rairedii cylindrc-aTeavec la myéline, à laquelle suecéderart

< Viil|iian. Recberchn rflatîveià l'influence dei lé*Î0Ht IraunuUique* da nerfi. Arch. de jihïsiol., 1872, l. IV.p. 7*9.

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